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Victorien Sardou

21 décembre 2009

Non classé

Victorien Sardou, né le 5 septembre 1831 à Paris où il est mort le 8 novembre 1908, est un auteur dramatique français, connu également pour ses eaux-fortes médiumniques.

Biographie

Victorien Sardou est issu d’une famille provençale qui possédait une oliveraie au Cannet, près de Cannes. Lors d’un hiver particulièrement rigoureux, le gel tua tous les oliviers et ruina la famille. Le père de Victorien, Antoine Léandre Sardou, s’installa à Paris, où il fut successivement comptable, professeur de comptabilité, directeur d’école et précepteur, tout en publiant des manuels de grammaire, des dictionnaires et des traités sur divers sujets.

Comme il gagnait très insuffisamment sa vie, Victorien dut se débrouiller seul et fut contraint, par manque d’argent, d’interrompre les études de médecine qu’il avait entreprises. Il survécut en enseignant le français à des élèves étrangers, en donnant des leçons de latin, d’histoire et de mathématiques et en écrivant des articles pour des encyclopédies populaires. Dans le même temps, il s’efforçait de percer dans les lettres. Ses premiers essais avaient été encouragés par un vieux bas-bleu, Mme de Bawl, qui avait eu quelque crédit sous la Restauration. Il s’efforça d’attirer l’attention de Rachel en lui soumettant un drame, La Reine Ulfra, basé sur une ancienne chronique suédoise.

Ses débuts furent particulièrement difficiles. Sa pièce La Taverne des étudiants fut représentée à l’Odéon le 1er avril 1854, mais reçut un accueil orageux, car la rumeur avait couru que l’auteur avait été engagé par le gouvernement pour provoquer les étudiants. La pièce fut retirée après cinq représentations.

Un autre drame, Bernard Palissy, fut accepté à l’Odéon, mais un changement de direction fit revenir sur l’engagement. Une pièce à sujet canadien, Fleur de Liane, faillit être jouée à l’Ambigu, mais la mort du directeur de ce théâtre fit échouer le projet. Le Bossu, écrit pour Charles Albert Fechter, ne plut pas à l’acteur et, lorsque la pièce finit par être représentée avec succès, ce fut, par suite d’une erreur, sous le nom de quelqu’un d’autre. Paris à l’envers, soumise à Adolphe Lemoine dit Montigny, directeur du Gymnase, fut rejetée par celui-ci, sur le conseil d’Eugène Scribe, lequel trouva révoltante la scène d’amour qui devait devenir célèbre dans Nos Intimes.


Sardou se trouvait plongé dans la plus noire misère, et ses malheurs culminèrent avec une attaque de fièvre typhoïde qui faillit l’emporter. Il se mourait dans son galetas, entouré de ses manuscrits rejetés, lorsqu’une personne qui vivait dans la même maison lui porta secours. Elle s’appelait Mlle de Brécourt et possédait des relations dans le monde du théâtre, notamment la célèbre actrice Virginie Déjazet, dont elle était intime. Quand il fut rétabli, elle le présenta à son amie, qui s’enticha du jeune auteur. Pour lui, la comédienne, déjà âgée, acheta en 1859 un théâtre, « Les Folies Déjazet », 41 boulevard du Temple, bientôt rebaptisé « Théâtre Déjazet ». Pour en soutenir les frais d’exploitation, elle alla jusqu’à reprendre ses tournées à travers l’Europe. Candide, la première pièce écrite pour Virginie Déjazet, fut interdite par la censure, mais les trois pièces suivantes, écrites quasiment coup sur coup – Les Premières Armes de Figaro, Monsieur Garat, Les Prés Saint-Gervais – eurent un grand succès. Il en alla de même avec Les Pattes de mouche (1860), qui furent données au Gymnase.

Victorien Sardou fit rapidement jeu égal avec les deux maîtres du théâtre d’alors, Émile Augier et Alexandre Dumas fils. S’il n’avait pas le sens du comique, l’éloquence et la force morale du premier, la conviction passionnée et l’esprit piquant du second, il était un maître du dialogue, et ses répliques s’enchaînaient avec esprit. Il appliquait les principes constructifs de Scribe, combinant les trois genres classiques – comédie de caractère, de mœurs ou d’intrigue – avec le drame bourgeois. Il montra autant d’habileté que son maître pour assembler ces éléments en des pièces solides et bien faites, tout en les tournant plus largement vers la satire sociale.

Il moqua la bourgeoisie égoïste et vulgaire dans Nos intimes (1861), les vieux célibataires dans Les Vieux Garçons (1865), les Tartuffes modernes dans Séraphine (1868), les paysans dans Nos Bons Villageois (1866), les vieilles coutumes et les principes politiques démodés dans Les Ganaches (1862), l’esprit révolutionnaire et ceux qui en vivent dans Rabagas (1872) et Le Roi Carotte (1872), les lois sur le divorce dans Divorçons ! (1880).

Fédora (1882) fut écrite spécialement pour Sarah Bernhardt, à l’instar de nombre de ses pièces ultérieures. Il se renouvela en introduisant dans ses pièces un élément historique, généralement superficiel : il emprunta Théodora (1884) aux chroniques byzantines et La Haine (1874) aux chroniques italiennes, tandis qu’il situait La Duchesse d’Athènes dans la Grèce médiévale. Patrie (1869) évoque le soulèvement des paysans hollandais à la fin du XVIe siècle tandis que La Sorcière (1904) se déroule en Espagne au XVIe siècle. La Révolution française sert de cadre à trois pièces : Les Merveilleuses, Thermidor (1891) et Robespierre (1902), écrite spécialement pour Sir Henry Irving. L’épopée impériale revit dans La Tosca (1887) et la très célèbre Madame Sans Gêne (1893). Il donna également DanteLa Pisie (1905) et Le Drame des poisons (1907).
(1903),

Victorien Sardou avait épousé Laurentine Eléonore Désirée de Moisson de Brécourt, qui mourut huit ans plus tard. Il se remaria en 1872 avec Marie Anne Corneille Soulié (1845-1923), fille de l’érudit Eudore Augustin Soulié et de Marie Catherine Joséphine Vila. Sa fille épousa l’auteur dramatique Robert de Flers.

Il fut maire de Marly-le-Roi, où il habitait le château de Verduron, en 1870 et 1871.

En 1877 il fut élu membre de l’Académie française, où il côtoya entre autres le duc d’Aumale et Albert Sorel :

 » (…) auprès de lui, que pesait le clinquant de Sardou, papillonnant dans le bric-à brac du décor historique ? Cet habile fureteur faisiat figure de grand homme de théâtre, de grand écrivain, comme Detaille de grand peintre, Claretie de grand chroniqueur. « 

(Robert Burnand, « Le duc d’Aumale et son temps », Librairie Hachette, 1949, p.226 ).


À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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