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Floraisons livresques

20 décembre 2009

LITTERATURE


Floraisons livresques

Lire au printemps. Vos libraires vous conseillent

Floraisons livresques

L’été dernier, nous avions demandé à des libraires, disséminés à travers tout le territoire national, de nous faire part de leurs conseils de lecture. Plusieurs d’entre eux y avaient participé avec enthousiasme, nous confiant leurs coups de cœur littéraires ou autres, s’adressant directement aux lecteurs et lectrices à travers nos colonnes.

Ils nous avaient, par la suite, fait part de l’impact de leurs recommandations qui s’étaient traduits notamment par des ruptures de stocks des livres conseillés. Ils avaient souhaité également que cette initiative soit répétée et des lecteurs avaient exprimé la même demande. Nous récidivons donc avec le printemps qui demeure, quoiqu’il arrive, la plus belle des saisons, et avec la volonté et l’espoir d’instituer une petite tradition qui pourrait se décliner quatre fois dans l’année. Encourager la lecture citoyenne, faire connaître par des professionnels les titres, les auteurs ainsi que les maisons d’éditions, donner au métier de libraire la visibilité et la reconnaissance publique qu’il mérite, soutenir le réseau encore bien chétif des librairies dans notre pays… Si ceci peut contribuer à cela, même de manière élémentaire, eh bien, le jeu en vaut la chandelle.

Pour cette saison, comme en été dernier, les interventions libres de nos amis libraires permettent de mettre en valeur certains titres. Ainsi, cette année, sans que cela puisse avoir valeur de sondage, on remarquera en littérature une certaine présence des derniers romans de Assia Djebbar (Nulle part dans la maison de mon père) et de Yasmina Khadra (Ce que le jour doit à la nuit), tandis que notre confrère Adlène Meddi, avec son deuxième roman, Le sourire du Maure, représente ici la nouvelle génération d’auteurs vivants en Algérie. Cela dit, les propositions des libraires dessinent un champ d’intérêt très large et divers qui exprime aussi l’extraordinaire éclectisme des lecteurs algériens. Nos remerciements à l’Asila (Association des libraires algériens) et particulièrement à sa présidente, Mme Fatiha Soal, et bien sûr à tous les libraires qui ont pu participer et donner de la voix à un métier qui devrait être protégé dans notre pays. Rendez-vous à l’été prochain.

Librairie des beaux-arts, Alger 28, rue Didouche Mourad, Alger.

- Les pierres sauvages

Roman. Fernand Pouillon, Ed. Points/Seuil, Paris. 2008. Cet architecte renommé en Algérie nous restitue ici les mémoires d’un moine-bâtisseur du XIIe siècle, habité par les angoisses, la réflexion et le doute. Quand la quête mystique rencontre l’art de construire. A méditer au regard de nos paysages enlaidis par le « bina alfaoudhaoui » 272 p.750 DA.

- Ils avaient le soleil pour tout regard

Roman. Kader Ferchiche, éd Alpha, Alger. Une tranche de l’histoire de l’émigration algérienne en France, dans la vallée du Rhône dans les années 1950. Les indigènes furent aussi bâtisseurs, autant que soldats en terre des Gaules, comme en témoigne ce beau roman. 172 p. 400 DA.

- Les chercheurs d’os

Roman. Tahar Djaout, éd Points/Seuil, Paris. Chez ce poète, la quête identitaire s’effectue selon l’exigence littéraire accomplie et dans le style distingué qui caractérisait tant cette plume à nous ravie par la bête immonde qui continue de ronger notre société. A consommer sans modération. 155 p. 530 DA.

- Une saison au Congo

Théâtre.Aimé Césaire, éd Points/Seuil, Paris. Patrice Lumumba homme politique et poète visionnaire veut rendre la liberté à son peuple. La jalousie, la corruption et la soif de pouvoir vont mettre un terme à sa mission. A travers son destin, toute l’histoire de l’Afrique. Une pièce de théâtre du regretté Aimé Césaire qui vient de nous quitter. 133 p. 600 DA

- L’homme aux sandales de caoutchouc

Théâtre. Kateb Yacine, éd Points/Seuil, Paris. Kateb Yacine a visité le Vietnam quand l’Algérie luttait pour sa libération. Lorsque dans les année 1960-1970, les USA soumirent l’Indochine à des bombardements d’une violence inégalée, il créa cette pièce mettant en scène les fantoches de Saigon et ces hommes aux sandales de caoutchouc, 284 p. 550 DA

- Les Confessions

Essai. Saint Augustin, éd. Points/Seuil, Paris. Selon André Mandouze, qui a été recteur de l’université d’Alger et préfacier de cette édition, ce livre : « excite l’intelligence et la sensibilité humaines à louer Dieu juste et bon ». Saint Augustin que le destin conduisit de sa Thagaste natale, aujourd’hui Souk Ahras, à son évêché d’Hippone qui succomba aux assauts des conquérants vandales. 405 p. 1100 DA.

- Puissance maternelle en Méditerranée. Mythes et représentations.

Essai. Collectif. Actes Sud, Arles /Barzakh, Alger Puissance maternelle à travers la psychanalyse, maternité dans le roman féminin ou recherche du pouvoir maternel perdu au cinéma, quelques questions sur lesquelles ce livre s’interroge.168 p. 700 DA.

- Talghouda. Histoire romancée de la vie de Abdelhamid Benzine.

Témoignage. Omar Mokhtar Chaâlal, éd Casbah, Alger. Avant de diriger Alger Républicain, Benzine connut les geôles coloniales auxquelles l’ont mené ses engagements dans le Mouvement de libération nationale et le Parti communiste algérien. Mais ce chemin de larmes et de sang trouve sa source, selon l’auteur, dans cette talghouda, un tubercule sauvage de consommation « indigène » . 256 p. 650 DA.

- Les carnets de Hartmut Helsenhan

Témoignage. Rachid Ouaïssi, éd Casbah Alger. Sous-titré La guerre d’Algérie par ses acteurs français Entre 1968 et 1972, le professeur Helsenhans a réalisé de nombreuses interviews de personnalités françaises (civiles, militaires, intellectuelles…) qui ont joué un rôle essentiel durant la guerre de libération. Ces texte dévoilent des aspects souvent ignorés. 582 p. 950 DA.

- Taâezzult-iw

Poésie. Ahcène Meriche, édité à compte d’auteur. Confidences et mémoires est un recueil de poésie bilingue kabyle-français qui nous fait revisiter le bon vieux temps tout en mettant l’accent sur l’univers culturel propre à la société berbère. 120 p. 200 DA.

- Alger de mémoire et d’amour

Poésie. Ouahiba Aboun Adjali. Ed. APIC. « Je t’aime ma citadelle éventrée /Mon bateau, ma fusée/ Alger magique et fille d’orgueil,/ Tes femmes indomptées et ta brise de mer. » Voilà comment la plume sensible de cette poétesse parle d’Alger. 54 p. 350 DA. Recueil accompagné d’un coffret de bibliophilie comprenant de très belles lithographies de Philippe Amrouche. (Vendu séparément au prix de 2500 DA).

- Découvrir l’art islamique en Méditerranée

Beau livre patrimoine. Collectif. Musée sans frontières. Edité avec le concours de l’Union européenne, programme Euromed Heritage, Bruxelles, très belle synthèse de l’art musulman de l’avènement de l’Islam à la chute de l’eempire ottoman en 1922. L’Algérie y est représentée par ses plus importants monuments et pièces de musées aux côtés des 14 pays euro-méditerranéens. Véritable musée virtuel de 1400 pièces (voir site : www.discoverislamicart.org.) 270 p. 3000 DA.

- Hippone

Beau livre patrimoine. Direction : Xavier Delestre. Edisud Aix-en-Provence/ INAS, Alger. Synthèse des travaux archéologiques engagés sur le site d’Hippone-Annaba, dans le cadre d’un protocole de coopération scientifique et culturelle entre la France et l’Algérie. Ce livre propose une vision renouvelée du site… Richement illustré, 280 p. 3000 DA.

Librairie Flites. Medea Rue Des Frères Bourouis, Médéa.

Toujours sur le principe « Vos libraires vous conseillent » (Lectures de printemps), nous recommandons particulièrement à nos lecteurs les ouvrages suivants :

- Le Quai aux Fleurs ne répond plus

Roman. Malek Haddad, éditions Média Plus, Constantine. Le dernier roman d’un des pionniers de la littérature algérienne francophone. Parallèlement à sa carrière de journaliste, il a publié quatre romans. Son œuvre est traduite en 14 langues. Deux amis d’enfance, Khaled et Simon, originaires de Constantine, ratent leurs retrouvailles à Paris où dominent tant d’amertume et d’échecs. L’une des expressions les plus accomplies de la littérature algérienne. 173 p. 400 DA.

- Samarcande

Roman. Amine Maâlouf. Casbah éd Alger. Par l’auteur de Les Croisades vues par les Arabes, Léon l’Africain etc Nous sommes ici dans la Perse d’Omar Khayyam, poète, libre penseur, astronome de génie, mais aussi celle Hassan Sabbah, fondateur de l’ordre des assassins, la secte la plus redoutable de l’histoire. Un voyage dans un univers ou les rêves de liberté ont toujours su défier les fanatismes. Un extraordinaire talent de conteur. 337 p. 430 DA.

- La Prière du Maure

Roman. Adlène Meddi, éditions Barzakh. Dans ce roman policier, un jeune homme disparaît. Le commissaire à la retraite, Djo, forte tête, solitaire, reprend du service, réactive ses réseaux et se lance a sa recherche. Au fil du temps, l’enquête se transforme en une inquiétude course contre la montre où tous les fantômes d’une époque que l’on croyait révolue ressurgissent. 161 p. 400 DA.

- Mahmoud Darwich (épopée d’une traversée sur les sentiers de la poésie)

Poésie. Réalisé par Hanni Al Khayr, éditions Flites. Dans ce livre, on trouvera les meilleures pièces du grand poète palestinien. La découverte d’une œuvre majeure de dimension universelle ainsi qu’un voyage à la découverte d’une histoire et de tranches de vie ? Les poèmes choisis ici sont entrés dans l’universalité et l’immortalité. (langue arabe) 190 p. 270 DA.

- Dictionnaire anthologique de la poésie française

Réalisé par Pierre Riperet. Edition Maxi Livre (France). Mille ans de poésie dans ce dictionnaire qui, mieux qu’une anthologie, présente les grands poètes français à travers leur vie et des morceaux choisis de leur œuvres. Les pièces les plus remarquables, les plus connues. 255 p. 230 DA.

- L’Islam et l’Occident. Rencontre avec Jacques Derrida.

Essai. Mustapha Chérif, éditions Barzakh. Ce livre d’un philosophe et islamologue algérien, spécialiste des cultures, religions et civilisations. est le récit d’une rencontre marquante, au moment même où règnent l’intolérance ou, du moins, l’absence de dialogue et la méconnaissance de l’autre. A l’intellectuel algérien, Mustapha Chérif répond l’un des plus grands philosophes du XXe siècle, Jacques Derrida (1930-2004) lui aussi originaire d’Algérie. 170 p. 400 DA.

- Série Al Nadjihoun.

Juniors. Editeur Dar Al Ilm li Al Malayine. La vie de célèbres savants dans tous les domaines de la création à travers le monde. Ceux qui veulent réussir dans leur vie doivent donc connaître ceux qui ont réussi ! Parmi les titres de cette série : Ibn Batouta, voyageur arabe ; Al Moutanabi, poète émérite ; Tarik Ibnou Ziad, le conquérant de l’Andalousie. (En arabe). 95 p. 130 DA, chaque ouvrages

- Terre des Hommes.

Juniors. Récit. Antoine de Saint-Exupéry. Edition Talantikit, Béjaïa. Paru le 13 février 1939, cet ouvrage a été immédiatement proclamé livre de mois aux Etats-Unis. On y découvrira Saint-Exupéry, l’aviateur, l’aventurier de l’aéropostale et l’écrivain, auteur du Petit Prince , disparu en Méditerranée avec son avion le 31 juillet 1944. 182 p. 130 DA.

- L’imam Abdou Al Hamid Ibn Badis

Juniors. Biographie. Dr Messaoud Feloussi. Edition Dar Qortoba, Alger. A l’occasion du 16 avril, Journée nationale du savoir, liée à ce personnage historique, cet ouvrage qui synthétise clairement la vie, l’œuvre et les pensées de ce grand imam. (En arabe). 148 p. 200DA.

- Mes premières fables

Enfants. (Auteur et éditeur non mentionnés). Adorable sélection de courtes histoires dont les personnages sont toujours des animaux Les Fables renferment des messages ou bien des leçons dites de morale. Toujours aussi amusant et éducatif.

- Série Meilleurs contes

Enfants. Editée par Dar al Maârifa, Alger. Une bonne impression avec de belles illustrations et des couleurs attrayantes. Dans cette série, de dix petits ouvrages, on retrouvera Aladin wa al misbah al sihri (La lampe d’Aladin) ; Heidi ; Amiratou al thoulouj ; Al jamilatou fi al ghaba. 16 p. 35 DA, tous les ouvrages.

- La littérature comparée à l’œuvre

Universitaire. Mohamed Rafik Benaouda, Flites-Edition, Médéa. Destiné aux étudiants en licence de français, cet ouvrage propose un éventail de 82 textes à comparer. Il fait cohabiter des textes très ou peu connus des textes traduits de l’arabe et d’autres textes français. Un corpus de textes pour maîtriser trois notions principales : l’influence avouée, l’influence cachée et l’influence par protestation.145 p. 260 DA. Bonnes lectures et soyez les bienvenu(e)s.

Librairie générale d’El Biar 4, place Kennedy, El-Biar, Alger.

- Le Cri de Tarzan

Roman. Malek Alloula. Ed. Barzakh, Alger. L’auteur nous raconte un petit bout de son enfance, apparemment heureuse dans ce petit village « colonial » de l’Oranie. Un voyage dans l’Algérie des années cinquante. Puis le départ vers la grande ville (exode rurale), la découverte de la mer, etc. La nostalgie prend par moment le dessus. Cependant, une question n’a cessé de me tarauder : la vie des « indigènes » était-elle aussi idyllique ? Bonne lecture quand même.

- El Kahira, cellule de la mort.

Roman. Yasmina Khadra. Editions Chihab, Alger. El Kahira (Le Caire), c’est la cellule n°13. C’est l’antichambre de la mort. Après elle c’est la « veuve » (la guillotine). A travers Khaled, l’auteur nous fait pénétrer dans l’univers carcéral sordide et inhumain des cellules des condamnés à mort (C.A.M.). Le sadisme des gardiens révèle toute la sauvagerie de l’entreprise coloniale qui est mise à nu ici.

- Demeures du Bleu.

Poésie. Yamilé Ghebalou-Haraoui. Hibr Editions, Alger. Demeures du Bleu, c’est la fête faite à cette couleur, symbole du ciel mais aussi de la mer. Native de Cherchell, ville méditerranéenne par excellence, où le bleu domine, l’auteure célèbre cette couleur qui se décline en maintes nuances. Un joli recueil.

- Problématique Algérie.

Essai. Chafik Mesbah. Editions Le Soir d’Algérie. En Algérie, la notion de pouvoir dans l’imaginaire des gens se confond avec le « régime » ou « système » qui est lui-même perçu comme étant incarnation et instrument de l’institution militaire. Un livre-témoignage très intéressant. Les analyses développées y sont très pertinentes. A lire absolument.

- Le Tassili Nadjer.

Essai. Dr. Brahim Laïd Béchi. Hibr Editions, Alger. Voici une œuvre qui viendra sûrement combler un vide, tant les recherches et études relatives à cette région de notre Sahara sont rares. Elle est composée de quatre tomes. L’auteur, un spécialiste en la matière a fait un travail remarquable. Destiné plutôt aux spécialistes et aux étudiants, il est toutefois accessible au large public (en langue arabe).

Librairie Kalimat , Alger 27, boulevard Victor Hugo, Alger.

Au printemps, comme en toute saison, les livres sont là et vous captent comme s’ils vous choisissaient. Ils ont d’ailleurs souvent le pouvoir de tromper toutes les prévisions… A chacun ses lectures, certes, mais s’il fallait en proposer quelques- uns parmi de nombreux autres, alors ne passez pas à côté de ceux que nous vous signalons ici.

- Nulle Part dans la maison de mon père.

Roman. Assia Djebbar. Editions Sédia. Alger. Assia Djebbar, écrivaine et académicienne, offre là son œuvre la plus accomplie. A travers un roman autobiographique qui retrace un événement douloureux de sa jeunesse, elle fait un retour sur soi en brisant un silence lourd à assumer après toutes ces années d’écriture, hantée par « l’ombre géante du père » qui a encombré sa vie. On y retrouve ses thèmes favoris, abordés dans l’ensemble de ses textes : l’Algérie omniprésente, la culture ancestrale, la langue, la guerre, la mort, les voix, le blanc, les voix…et, bien sûr, les femmes. 476 p. 1.000 DA.

- Les Cerfs Volants de Kaboul.

Roman. Khaled Hosseini. Editions 10/18. Paris. La littérature permet de connaître une société de l’intérieur sous des aspects que l’histoire ne peut rendre et ce premier roman de Khaled Hosseini, auteur afghan exilé aux Etats-Unis, est l’occasion de poser un regard sur un pays dont on parle sans mesurer toujours la tragédie qui s’y déroule. Le personnage, Amir, riche commerçant pachtoun, va nous y plonger en partant d’une amitié trahie dans son enfance et qui le rattrape, des années plus tard, l’obligeant à retourner dans l’Afghanistan des talibans pour se racheter. Pour l’anecdote ce roman, paru aux Etats-Unis en 2003, devenu livre-culte, a été lancé par le bouche-à-oreille. 408 p. 950 DA.

- La Prière du Maure.

Roman. Adlène Meddi. Editions Barzakh. Alger. Il est des livres que nous partageons fortement avec nos lecteurs et ce roman pourrait obtenir Le Prix du Lecteur s’il existait. Dans ce polar à l’algérienne, un genre rare et tout à fait nouveau chez nous, mélange de réalité douloureuse et de fiction, l’auteur, jeune journaliste, relate Alger défigurée, marquée par une histoire pas si lointaine. 161 p. 400 DA. Et ne nous quittons pas sans un clin d’œil à l’Afrique. (Re)découvrez donc avec nous ses trésors littéraires et ses auteurs, hélas peu connus chez nous, comme Ken Bug, Ahmadou Kourouma, Alain Mabanckou , Tierno Monembo, Abdourahman A. Waberi, Ken Saro- Wiw. Dans nos rayons !

Librairie Kalloum, Adrar 6, rue Mokaddem Larbi, Adrar.

- Détente (pensées positives).

Hamdane Richa. Ed. Dar El Mouassara, Alger. Un recueil plein d’optimisme, à lire et à relire. Ce recueil se termine sur cette belle phrase d’un auteur inconnu : « Dites je t’aime à chaque instant. Prenez celles ou ceux que vous aimez et serrez-les contre vous. Vous n’aurez pas à dire : si j’avais su ». 128 p. 265 DA.

- Tazmamart, cellule 10.

Témoignage. Ahmed Merzouki. Ed. Tarik Ed.-Paris Méditerranée. Un récit poignant à partir des geôles les plus terribles du royaume marocain, du temps de Hassen II. 335 p. 380 DA.

Librairie Media-plus, Constantine 1, place des Martyrs, Constantine.

- Les matins de Jénine

Roman. Susan Abulhawa éd. Média-Plus. L’auteure palestino-américaine tisse ici une fiction historique. Un bouleversant roman sur trois générations d’une famille palestinienne. En 1948, l’année de la naissance d’Israël, la famille d’Hassan et de Dalia, Palestiniens soudés à la terre de leurs ancêtres, leur voit son petit second, enlevé par un couple d’Israéliens en mal d’enfants. Rebaptisé David, Ismaïl est élevé dans l’ignorance de ses véritables origines. Traduit de l’américain par Michèle Valencia. 422 p. 990 DA.

- El Hachemi Guerouabi. Le Jasmin, les Roses et le Néant

Livre hommage. Chahira Guerouabi & Catherine Rossi. Casbah Ed. Alger. Préfacé par la ministre de la Culture. Le récit de la vie d’un maître incontestable du chaâbi : le défunt El hadj El Hachemi Guerouabi, un récit qu’il n’a pu terminer… L’ouvrage se présente comme un hommage rendu par ses proches et fideles, une réalisation de sa volonté, comme le signale si bien en avant-propos sa veuve Chahira Guerouabi : « (…) Ce que tu m’as demandé, je l’ai fait. (…) Aors, permets- moi mon amour, moi ton épouse, de te rendre cet ultime hommage auquel se joignent nombre de tes amis fideles. Tu trouveras dans ce texte, Hadji, nos souvenirs, notre admiration et celle de ton pays reconnaissant : L’Algérie ». 266 p. 2.400 DA.

Librairie soleil, Tlemcen 39, rue Ibn-Khamis, Tlemcen

Pour qui vient, à la librairie Soleil, à Tlemcen, s’invite en une oasis de culture, accède à un certain ordre de mémoire et de connaissances. L’assoiffé de lecture peut y satisfaire tous ses goûts.

- Nulle part dans la maison de mon père

Roman. Assia Djebar, éditions Sédia. Alger. Ce roman de l’académicienne Assia Djebar, dont les œuvres traduites sont connues de par le monde entier, suscite et condense l’intérêt par la force de sa mémoire claire et la simplicité de son style, apuré et limpide. 476 p. 1.000 DA.

- Ce que le jour doit à la nuit

Roman. Yasmina Khadra, éditions Sédia, Alger. Ce géant de la littérature est lui aussi présent dans tous les pays du monde, sa plume preste, hyperlucide marque fortement en ce début de millénaire. Un texte majeur. 416 p. 950 DA.

- Contes, suivis de Melgor Le Seigneur des Obscurités

Par Omar Dib, édition Bibliothèque nationale d’Alger Il s’agit-là d’un recueil de contes populaires, portés par un beau récit dans le souffle des valeurs morales. A paru dans la collection Patrimoine de la BNA. 199 p. 400 DA.

- Isabelle du désert

Biographie. Edmonde Charles-Roux. Editions Grasset, Paris. Comment une femme émancipée d’elle-même, parce que musulmane, en vient à bout de cet argument indicible chez un peintre (l’auteur), si près du sujet, travaillant la scène vaste, alerte et défiante de l’époque, qui creuse l’antécédent du portrait étonnant, loin, jusqu’à l’heure où rien n’entame la rusticité tranquille de cette femme simple, petite, mais haute. 1100 p. 3600 DA… !

- Série Histoire de la cité

Par le Dr Mohamed Ali Sellabi, édition Ibn El Djewzi. Le Caire. Un périple en terre d’Islam à travers la série Histoire de la cité déclinée sur de multiples titres. Une présentation précise des faits et propres à la communauté de l’Islam.

- Collection enfantine

Édition El Yamama. Tunis. Mentionnons cette superbe collection enfantine qui recèle des récits et des contes traitant d’horizons et sujets divers qui attirent aussi par et l’excellence de la présentation. Prix très accessibles.

- Short Stories

Édition Flittes. Médéa. Une initiative remarquable de l’éditeur Flites de Médéa qui met à la disposition du public les Short Stories (histoires courtes) sous forme d’une vingtaine de titres en anglais… Peu onéreux.

Librairie du tiers-monde, Alger Place Emir Abdelkader, Alger.

- Ce que le jour doit à la nuit

Roman. Yasmina Khadra, éd Sédia, Alger. Un roman qui retrace une saga et un pan de l’histoire de l’Algérie colonisée où se mêlent des histoires d’amours, d’amitiés, de haines et des rancunes. 518 p. 950 DA.

- Quand les voiles se lèvent

Roman. Belgacem Aït Ouyahia. Casbah Ed. Alger. Trois jours avant son départ pour un stage à Paris, Souad a bien tous ses repères et est bardée de certitudes. Quand on la questionnait sur la situation en Algérie, elle répondait ce que tout le monde savait : que son pays traversait une période difficile, sans autre commentaire. 174 p. 600 DA.

- Leïl El oussoul (La nuit des origines)

Nourredine Saâdi, éd. Barzakh, Alger.. L’un des meilleurs romans de l’auteur, accessible désormais aux lecteurs et lectrices arabophones. 201 p. 400 DA.

- Œuvres choisies

Poésie. Djamel Amrani. Ed. Anep, Alger. Un florilège des plus beaux poèmes de Djamal Amrani. Un ouvrage qui rend compte d’une œuvre exceptionnelle. 560 p. 700 DA.

- La plume, la voix et le plectre

Saâdane Babaâli et Beihdja Rahal. Ed. Barzakh, Alger. Sur les traces de la musique andalouse en remontant à ses origines et en poursuivant son évolution portée notamment par une poésie raffinée. 110 p. 950 DA.

- Dialogue d’un fou avec lui-même

Lahcène Moussaoui. Casbah Ed.180 p. 600 DA.

- Tipaza la wilaya

Guide. Collectif. Ed. Al Bayazin. Timimoun.. 392 p. 900 DA.

- Guide d’Algérie

Marc Cote. Ed. Média-Plus. Constantine.Une découverte passionnante et particulièrement bien documentée de l’Algérie. Un livre qui devrait figurer dans toutes les bibliothèques. 404 p. 1500 DA.

- Manuel de journalisme

Yves Agnès. Ed. Média-Plus. Constantine. Pour découvrir et apprendre les secrets d’un métier qui reste une passion. 473 p. 1500 DA.

- Algérie, soyez les bienvenus

Beau livre, découverte. Claire et Reni Marco. Ed. Aubanel. 240 p. 4000 DA.

- Dellys aux mille temps Beau livre, patrimoine. Yasmina Chaïd-Saoudi. Ed. du Tell. Blida. 197 p. 2000 DA.

- Issiakhem

Beau livre, art. Benamar Mediène. Casbah Ed. Alger 156 p. 3250 DA.

- Sétif, 1945, histoire d’un massacre annoncé Essai historique. Jean-Louis Planche. Deux faits mineurs survenus à Sétif et Guelma déclenchent un des plus grands massacres de l’histoire de l’Algérie contemporaine. L’auteur explique comment on passe d’une psychose à une peur de l’insurrection générale puis à une répression aveugle. 422 p. 800 DA.

Par A. & L.

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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