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Les 3 Portes de la Sagesse

13 décembre 2009

Histoire

Les 3 Portes de la Sagesse

Dimanche 13 Décembre 2009 18h28mn 32s


Un Roi avait pour fils unique un jeune Prince courageux, habile et intelligent. Pour parfaire   son apprentissage de la Vie, il l’envoya auprès d’un Vieux Sage.        »
Eclaire-moi sur le Sentier de la Vie« , demanda   le Prince.


      « Mes paroles s’évanouiront comme les traces de tes pas dans le sable, répondit le Sage. Cependant   je veux bien te donner quelques indications. Sur ta   route, tu trouveras 3 portes. Lis les préceptes   indiqués sur chacune d’entre elles. Un besoin   irrésistible te poussera à les suivre. Ne cherche   pas à t’en détourner, car tu serais condamné à   revivre sans cesse ce que tu aurais fui. Je ne puis t’en dire plus. Tu dois éprouver tout cela dans ton coeur et dans ta chair. Va, maintenant. Suis   cette route, droit devant toi. »

Le Vieux Sage disparut et le Prince s’engagea sur le Chemin de la Vie. Il se trouva bientôt face à une grande porte sur   laquelle on pouvait lire « CHANGE LE MONDE ».        »C’était bien là mon intention, pensa le Prince,   car si certaines choses me plaisent dans ce monde,   d’autres ne me conviennent pas. » Et il entama son
premier combat. Son idéal, sa fougue et sa vigueur   le poussèrent à se confronter au monde, à entreprendre,   à conquérir, à modeler la réalité selon son désir.
Il y trouva le plaisir et l’ivresse du conquérant,   mais pas l’apaisement du coeur. Il réussit à changer certaines choses mais beaucoup d’autres lui résistèrent.

         Bien des années passèrent.Un jour il rencontra le Vieux Sage qui lui demande :   « Qu’as-tu appris sur le chemin ? » « J’ai appris,   répondit le Prince, à discerner ce qui est en mon   pouvoir et ce qui m’échappe, ce qui dépend de moi   et ce qui n’en dépend pas« .

« C’est bien, dit le Vieil Homme. Utilise tes forces pour agir sur ce   qui est en ton pouvoir. Oublie ce qui échappe à   ton emprise. » Et il disparut.Peu après, le Prince se trouva face à une seconde   porte. On pouvait y lire « CHANGE LES AUTRES ».  « C’était bien là mon intention, pensa-t-il.  Les autres sont source de plaisir, de joie et   de satisfaction mais aussi de douleur, d’amertume   et de frustration. » Et il s’insurgea contre tout   ce qui pouvait le déranger ou lui déplaire chez   ses semblables. Il chercha à infléchir leur caractère et à extirper leurs défauts. Ce fut là son deuxième combat.               Bien des années passèrent.Un jour, alors qu’il méditait sur l’utilité de ses tentatives de changer les autres, il croisa   le Vieux Sage qui lui demanda : « Qu’as-tu appris sur le chemin ? »

« J’ai appris, répondit le Prince, que les autres ne sont pas la cause ou la source   de mes joies et de mes peines, de mes satisfactions  et de mes déboires. Ils n’en sont que le   révélateur ou l’occasion. C’est en moi que prennent racine toutes ces choses. »

« Tu as raison, dit le Sage. Par ce qu’ils réveillent en toi,les autres te révèlent à toi-même. Soit reconnaissant envers ceux qui font vibrer en   toi joie et plaisir. Mais sois-le aussi envers   ceux qui font naître en toi souffrance ou   frustration, car à travers eux la Vie t’enseigne ce qui te reste à apprendre et le chemin que tu   dois encore parcourir. » Et le Vieil Homme disparut.

Peu après, le Prince arriva devant une porte où figuraient ces mots « CHANGE-TOI TOI-MEME ».  « Si je suis moi-même la cause de mes problèmes,   c’est bien ce qui me reste à faire, » se dit-il.   Et il entama son 3ème combat. Il chercha à infléchir son caractère, à combattre ses   imperfections, à supprimer ses défauts, à changer   tout ce qui ne lui plaisait pas en lui, tout ce qui ne correspondait pas à son idéal.   Après bien des années de ce combat où il connut quelques succès mais aussi des échecs et des   résistances, le Prince rencontra le Sage qui lui   demanda :
« Qu’as-tu appris sur le chemin ? »

« J’ai appris, répondit le Prince, qu’il y a en nous des choses qu’on peut améliorer, d’autres qui nous résistent et qu’on n’arrive pas à briser. »       

  »C’est bien, » dit le Sage.

« Oui, poursuivit le Prince, mais je commence à être las de ma battre contre tout, contre tous, contre moi-même. Cela ne finira-t-il jamais Quand trouverai-je le repos ? J’ai envie de cesser le combat, de renoncer, de tout abandonner, de lâcher prise. »

« C’est justement ton prochain apprentissage, dit le Vieux Sage. Mais avant d’aller plus loin, retourne-toi et contemple le chemin parcouru. »

Et il disparut.Regardant en arrière, le Prince vit dans le lointain la 3ème porte et s’aperçut qu’elle portait sur sa face arrière une inscription qui disait              « ACCEPTE-TOI TOI-MEME. » Le Prince s’étonna de ne point avoir vu cette   inscription lorsqu’il avait franchi la porte la première fois, dans l’autre sens. « Quand on combat on devient aveugle, se dit-il. » Il vit aussi, gisant sur le sol, éparpillé autour de lui,   tout ce qu’il avait rejeté et combattu en lui : ses défauts, ses ombres, ses peurs, ses limites,tous ses vieux démons. Il apprit alors à les reconnaître, à les accepter, à les aimer. Il apprit à s’aimer lui-même sans plus se comparer, se juger, se blâmer.  Il rencontra le Vieux Sage qui lui demanda :        

« Qu’as-tu appris sur le chemin ? »        

« J’ai appris, répondit le Prince, que détester ou refuser une partie de moi, c’est me condamner   à ne jamais être en accord avec moi-même.   J’ai appris à m’accepter moi-même, totalement,   inconditionnellement. »
« C’est bien, dit le Vieil Homme, c’est la première Sagesse. Maintenant tu peux repasser la 3ème   porte. »      

        A peine arrivé de l’autre côté, le Prince aperçut au loin la face arrière de la seconde   porte et y lut
« ACCEPTE LES AUTRES ».

Tout autour de lui il reconnut les personnes
qu’il avait côtoyées dans sa vie ; celles qu’il avait aimées comme celles qu’il avait détestées. Celles qu’il avait soutenues et celles qu’il avait combattues. Mais à sa grande surprise, il était  maintenant incapable de voir leurs imperfections, leurs défauts, ce qui autrefois l’avait tellement gêné et contre quoi il s’était battu. Il rencontra à nouveau le Vieux Sage.

« Qu’as-tu appris sur le chemin ? » demanda ce dernier.   

« J’ai appris, répondit le Prince, qu’en étant en   accord avec moi-même, je n’avais plus rien à reprocher aux autres, plus rien à craindre d’eux.   J’ai appris à accepter et à aimer les autres   totalement, inconditionnellement. »

« C’est bien, »   dit le Vieux Sage. C’est la seconde Sagesse.Tu peux franchir à nouveau la deuxième porte. 
Arrivé de l’autre côté, le Prince aperçut la face arrière de la première porte et y lut                 »ACCEPTE LE MONDE ». Curieux, se dit-il, que je n’aie pas vu cette   inscription la première fois. Il regarda autour de lui et reconnut ce monde qu’il avait cherché à conquérir, à transformer, à changer. Il fut frappé par l’éclat et la beauté de toute chose. Par leur perfection. C’était pourtant le même monde qu’autrefois. Etait-ce le monde qui avait changé ou son regard ?  Il croisa le Vieux Sage qui lui demanda.          »Qu’as-tu appris sur le chemin ? »       

  »J’ai appris, dit le Prince, que le monde est le miroir de mon âme. Que mon âme ne voit   pas le monde, elle se voit dans le monde.   Quand elle est enjouée, le monde lui semble gai.   Quand elle est accablée, le monde lui semble   triste. Le monde, lui, n’est ni triste ni gai. Il est là ; il existe ; c’est tout. Ce n’était   pas le monde qui me troublait, mais l’idée que   je m’en faisais. J’ai appris à accepter sans   le juger, totalement, inconditionnellement.« 
« C’est la 3ème Sagesse, dit le Vieil Homme. Te voilà à présent en accord avec toi-même, avec les autres et avec le Monde. »

          Un profond sentiment de paix, de sérénité, de plénitude envahit le Prince. Le Silence l’habita.

« Tu es prêt, maintenant, à franchir le dernier Seuil, dit le Vieux Sage, celui du passage du silence de   la plénitude à la Plénitude du Silence« . Et le Vieil Homme disparut.

      Texte de Charles Brulhart, Décembre 1995″ : http://www.metafora.ch

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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