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Le double discours du Caire

10 décembre 2009

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Le double discours du Caire

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Après plus de deux semaines d’insultes et d’invectives à l’encontre de l’Algérie, l’Egypte tient un double langage. D’un côté, des voix officielles appellent à l’apaisement et essaient de se rétracter. De l’autre, des responsables à différents niveaux poussent au pourrissement en excellant dans l’art de la provocation et de la manipulation.


La dernière réaction en date a été celle du président Hosni Moubarak qui a mis en avant sa volonté de ne pas couper les relations diplomatiques avec Alger. Dans une déclaration, reprise par un quotidien égyptien, le raïs a relevé sa conviction qu’un match de football ne pouvait nuire aux rapports fraternels qu’entretiennent l’Algérie et l’Egypte. «Les relations profondes entre les deux pays que quelques incidents ne pourraient ébranler», a déclaré le raïs lors d’une rencontre populaire au cours d’une visite sur le terrain.
Pour la consommation interne et pour maintenir un minimum de dignité, Moubarak a fait mine d’avoir été affecté par « les incidents du Soudan », mais n’en n’a pas moins estimé que l’Algérie et l’Egypte devaient aller de l’avant. Et pour une consommation extérieure, le président égyptien a tenté de se disculper en affirmant avoir donné des instructions pour que cesse la campagne médiatique contre l’Algérie.
Moubarak a, en effet, ajouté qu’il a fait en sorte «à ne pas envenimer les choses pour préserver les relations historiques avec l’Algérie ». Cette déclaration destinée expressément aux autorités algériennes est une forme d’invitation à la patience jusqu’à ce que le peuple égyptien digère sa disqualification. Un appel du pied qui contredit les récentes déclarations de ministre de ce pays. N’était-ce cette sortie « surprenante du premier responsable égyptien, rien n’indique que l’Egypte œuvre pour un retour à la normale dans ses relations avec l’Algérie.
C’est d’ailleurs ce que nous inspire cette déclaration d’un officiel égyptien qui conditionne le retour de l’ambassadeur de son pays en Algérie à des compensations financières et des excuses publiques que devrait fournir l’Algérie. Une demande qui n’est ni légitime, ni acceptable. Lundi, Moufid Chehab, ministre d’Etat en charge des Affaires juridiques, a conditionné le retour de l’ambassadeur d’Egypte à Alger à des excuses et des compensations de la part des Algériens.
« Nous ne renverrons pas l’ambassadeur d’Egypte en Algérie sauf après des excuses et des dédommagements pour les dégâts subis par les Egyptiens et les intérêts égyptiens», a-t-il déclaré à Alexandrie, cité par le journal égyptien Echourouk Al Djadid.
Cette déclaration intervient trois jours après l’annonce par Chakib Khelil depuis le Caire d’un projet de création d’une entreprise pétrolière commune entre Sonatrach et deux groupes égyptiens. Elle intervient également après la sortie, il y a une semaine, du ministre des Affaires étrangères, Mourad Medelci, qui tendait la main aux Egyptiens dans un entretien accordé à Asharq al Awsat, un journal arabe paraissant à Londres. Il y a quelques jours, un accord pour la création d’une société algéro- égyptienne d’exploration et de production des hydrocarbures a en effet été paraphé lundi au Caire entre le groupe Sonatrach et deux sociétés égyptiennes activant dans le domaine des hydrocarbures, EGAS et EGPC.
Baptisée « Séléné Petrolium», du nom de la fille de Cléopâtre, épouse du roi de Numidie, Juba II, et dont le siège sera à Londres, cette société aura des capitaux à parts égales, 50% pour chaque pays. Et il n’y a pas que cela. Mohamed Meziane, PDG de Sonatrach, affirme que d’autres projets sont envisagés comme par exemple celui de réalisation de stocks de GPL en Egypte, qui reste un client de l’Algérie. Il y a aussi le projet d’oléoduc reliant la Méditerranée à la mer Rouge, devant permettre à l’Algérie d’élargir ses exportations de brut.
Enfin, il parle de la probabilité de réalisation d’une raffinerie, de l’importation d’Egypte du gaz propane et de l’exportation de produits pétroliers comme l’essence vers ce pays. Ces multiples projets annoncés renseignent bien, sur la bonne marche des affaires économiques. Il s’agit là d’une réalité qui contraste avec l’emportement politique exprimé par le biais des « médias égyptiens » aux ordres.
Ainsi, tout en essayant de préserver ses intérêts économiques colossaux avec l’Algérie, l’Egypte œuvre par des voies détournées à entretenir le mythe de sa suprématie dans le monde arabe. Une suprématie qui n’existe que dans l’imaginaire de ses dirigeants, dépassés par le temps.

Amine Liamine

Ouest Tribune

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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