RSS

L’ÉGYPTE DEMANDE À L’ALGÉRIE DES INDEMNISATIONS

8 décembre 2009

Non classé

L’ÉGYPTE DEMANDE À L’ALGÉRIE DES INDEMNISATIONS logodzprL’ÉGYPTE DEMANDE À L’ALGÉRIE DES INDEMNISATIONS

Des dollars contre…la dignité
Tahar FATTANI  - Mardi 08 Décembre 2009 – Page : 2




«La vérité» sort de la bouche des…officiels égyptiens.

Décidément, tout se vend et s’achète en Egypte, y compris…la dignité. Il ne s’agit pas de mépris, ni de provocation, mais d’une réalité qui sort même de la bouche des officiels égyptiens. Réagissant aux derniers événements qui ont suivi le match Egypte-Algérie ainsi qu’à ceux provoqués par quelques jeunes Algériens qui ont pris pour cible les sièges d’entreprises égyptiennes en Algérie, les officiels égyptiens ont «condamné fermement» de tels actes affirmant que «la dignité des égyptiens fait partie de la dignité de l’Egypte». Pour les descendants des Pharaons, «leur dignité est sacrée». Sur la question de dignité, une première réaction: l’Egypte a rappelé son ambassadeur en Algérie. C’est une «affaire de dignité». Mais voilà de nouvelles déclarations qui mettent aux enchères «la dignité égyptienne». Les Egyptiens demandent soit des excuses, soit des dédommagements pour les dégâts subis par les entreprises et le peuple égyptien afin de renvoyer leur ambassadeur en Algérie. «Nous ne renverrons pas l’ambassadeur d’Egypte en Algérie s’il n’y a pas d’excuses ou de dédommagements pour les dégâts subis par les entreprises et le peuple égyptien», a déclaré Moufid Chehab, ministre des Affaires juridiques égyptiennes au journal de son pays Chorouq. On ne sait, d’abord, qui doit s’excuser: l’agresseur ou l’agressé? Le pays de Hosni Moubarak demande à l’Algérie, victime du vandalisme des égyptiens, de s’excuser! L’Algérie, du point de vue égyptien, a le choix entre les excuses ou les indemnisations. Si le pouvoir algérien optait pour la seconde demande et acceptait de dédommager ces entreprises, l’Egypte officielle se calmerait et même se tairait. Le problème sera, ainsi réglé. L’ambassadeur d’Egypte reprendrait alors ses fonctions en Algérie. L’Egypte sera heureuse et satisfaite comme si de rien n’était. Dans ce cas, ça ne devient plus une affaire de dignité, mais une affaire de flous, (fric). La dignité égyptienne se résume, finalement, a quelques livres égyptiennes. A travers une telle déclaration, le ministre Moufid Chehab, n’a fait qu’exposer à la vente la dignité de toute une nation. Alors, combien ça coûte M. le ministre? Ahmed Aboul Gheit, ministre des Affaires étrangères, a évalué les dégâts à des dizaines de milliers de dollars. «Les sociétés demanderont des dommages et intérêts pour ces dégâts et nous espérons que (…) le gouvernement algérien accèdera (à ces demandes)», a-t-il dit avant-hier, via un communiqué du ministère des Affaires étrangères, publié par l’AFP. A ce que l’on sache, la dignité d’un peuple ne se vend pas. Elle ne s’achète pas non plus. Cette règle ne s’applique pas, apparemment, pour l’Egypte et les Egyptiens. Dignité, dites-vous! Sur cette même question, la position de l’Algérie est claire et nette. «Pour nous, il n’y a pas de confusion entre le niveau politique et celui de la gestion des entreprises qui, en Algérie comme en Egypte, ont pris leurs dispositions pour se prémunir contre les risques, à travers les assurances, etc.», a répondu Mourad Medelci, ministre des Affaires étrangères, la semaine dernière. L’Algérie refuse, ainsi, la proposition égyptienne. Et les excuses? «Ce n’est ni sérieux ni raisonnable», a encore estimé M.Medelci. Etant conscient des dépassements égyptiens, le président Hosni Moubarak a tenté, avant-hier, de calmer les esprits en désavouant ses ministres. «L’Algérie est un pays arabe et frère», a déclaré M.Moubarak à la presse de son pays. Et d’ajouter: «La profondeur des relations entre les deux pays ne sera pas entamée par certains événements passagers».

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

Voir tous les articles de Artisan de l'ombre

S'abonner

Abonnez-vous à notre newsletter pour recevoir les mises à jour par e-mail.

2 Réponses à “L’ÉGYPTE DEMANDE À L’ALGÉRIE DES INDEMNISATIONS”

  1. Artisans de l'ombre Dit :

    L’Egypte exige des excuses et des compensations pour renvoyer son ambassadeur en Algérie
    Sonia Lyes

    Si à Alger le ton officiel est à l’apaisement avec les Egyptiens, au Caire le discours est toujours aussi ferme à l’égard de l’Algérie. Lundi, Moufid Chehab, ministre d’Etat en charge des Affaires juridiques, a conditionné le retour de l’ambassadeur d’Egypte à Alger à des excuses et des compensations de la part des Algériens. « Nous ne renverrons pas l’ambassadeur d’Egypte en Algérie sauf après des excuses et des dédommagements pour les dégâts subis par les Egyptiens et les intérêts égyptiens », a-t-il déclaré à Alexandrie, cité par le journal égyptien Echourouk Al Djadid.

    Cette déclaration intervient trois jours après l’annonce par Chakib Khelil depuis le Caire d’un projet de création d’une entreprise pétrolière commune entre Sonatrach et deux groupes égyptiens. Elle intervient également après la sortie il y a une semaine du ministre des Affaires étrangères, Mourad Medelci, qui tendait la main aux Egyptiens dans un entretien accordé à Asharq al Awsat, un journal arabe paraissant à Londres.

    Les exigences formulées par Moufid Chehab sonnent comme une nouvelle escalade dans les provocations égyptiennes. Tout le monde le sait : dans tous les pays, les entreprises sont assurées auprès de compagnies d’assurances. Souvent, les grandes entreprises, comme Orascom, sont couvertes contre tous types de risques, y compris politiques. Pourquoi alors le gouvernement égyptien continue-t-il de demander des dédommagements pour ses entreprises implantées en Algérie ? D’autant que les « dégâts » subis par les groupes égyptiens ne dépassent pas quelques millions de dollars. Une somme très faible pour expliquer à elle seule une telle mobilisation du Caire.
    07/12/2009 | 12:19
    TSA

    Dernière publication sur 1.Bonjour de Sougueur : Mon bébé, Justin, me manque beaucoup

  2. Artisans de l'ombre Dit :

    Crise avec l’Egypte : la complaisance dangereuse de la diplomatie algérienne
    Amer Naili
    Les responsables algériens ont-ils déjà oublié les insultes et les menaces égyptiennes contre l’Algérie, proférées avant et après le match d’appui du 18 novembre dernier à Kharatoum pour la qualification au Mondial 2010 ? Ou la diplomatie algérienne a-t-elle, comme cela a été le cas sur d’autres dossiers par le passé, renoncé à affronter cet allié des Etats-Unis, par crainte de représailles ?

    A la surprise générale, vendredi au Caire, le ministre de l’Energie et des mines, Chakib Khelil, a annoncé le lancement d’un projet entre Sonatrach et deux groupes égyptiens dans la production et la prospection pétrolière. Quelques jours plus tôt, c’est Mourad Medelci, ministre des Affaires étrangères, qui tendait la main aux Egyptiens dans un entretien accordé à Asharq al Awsat, un journal arabe paraissant à Londres.

    L’initiative de Chakib Khelil et sa déclaration sur la poursuite de la coopération économique entre les deux pays sont surprenantes. En Egypte, les joueurs et les supporters algériens ont été agressés avant et après le premier match. Le drapeau algérien a été brûlé à plusieurs reprises. Les symboles de l’Algérie, à commencer par la révolution et les martyrs, ont été malmenés par les médias et les officiels de ce pays. L’Egypte, qui a multiplié les actions de lobbying international contre l’Algérie, a même renoncé à accueillir la Coupe d’Afrique des Nations de handball à cause de la participation algérienne.

    Tout le monde le sait : la famille de Moubarak a joué un grand rôle dans cette campagne anti-algérienne. Les deux fils de Moubarak ont même traité l’Etat et le peuple algériens de terroristes.

    Mais au lieu d’une réaction de fermeté de la part d’Alger, les ministres ont préféré l’apaisement, allant jusqu’à annoncer depuis le Caire un humiliant partenariat « 50-50 » entre Sonatrach, 10 eme compagnie pétrolière mondiale, et deux groupes égyptiens inconnus dans le secteur. On connaît l’apport des Egyptiens à l’économie nationale : des milliards de dollars transférés sous forme de dividendes par les groupes de ce pays installés en Algérie.

    Dans ce dossier, la diplomatie algérienne a raté l’occasion de défendre convenablement les intérêts de l’Algérie et des Algériens. Au moment où les Algériens s’attendaient à une utilisation de l’arme économique comme instrument de représailles contre dont plusieurs groupes à leur tête Orascom survivent grâce à l’Algérie, ils ont eu droit à l’inverse : Chakib Khelil se félicitant d’un contrat avec les Egyptiens dans le pétrole, un domaine où l’Algérie est censé partir à la conquête du monde.

    L’empressement du gouvernement algérien de tourner la page des incidents qui ont suivi le match de Khartoum est incompréhensible. L’Egypte a tout à perdre dans son conflit avec l’Algérie. Au plan économique, les entreprises égyptiennes ont largement profité des programmes de relance en Algérie et les entreprises algériennes sont inexistantes en Egypte. Au plan politique, le Caire n’a pas intérêt à se brouiller avec Alger. L’Algérie peut réclamer la fin du monopole de l’Egypte sur la Ligue arabe et lui contester son leadership arabe sur de nombreuses questions.

    En se montrant complaisant avec les Egyptiens, et on passant l’éponge sur les graves dérapages de leurs médias et officiels, les autorités algériennes ont pris le risque d’ouvrir une brèche pour les autres pays. Désormais, l’Algérie peut être insultée et ses ressortissants malmenés à l’étranger sans que personne ne lève le petit doigt.
    06/12/2009 | 18:43

    Dernière publication sur 1.Bonjour de Sougueur : Mon bébé, Justin, me manque beaucoup

Académie Renée Vivien |
faffoo |
little voice |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | alacroiseedesarts
| Sud
| éditer livre, agent littéra...