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Warda El Djazaïria à El Watan : La diva sur le divan

4 décembre 2009

Non classé

larosealgrienne.jpgInterview-Warda El Djazaïria à El Watan : La diva sur le divan

Non ce n’était pas une séance de psychanalyse et le divan n’était là que pour la commodité. Pourtant, durant de longs moments, Warda El Djazaïria s’est confiée à Faycal Metaoui, allant au bout de ses sentiments, livrant ses états d’âme de cantatrice mais également de femme et de citoyenne algérienne.

Cela faisait longtemps qu’on ne l’avait pas entendue. Dans les médias où elle n’a jamais été avide d’articles et d’interviews, comptant plus sur son aura personnelle que sur les promotions publiques. Sur scène aussi, où ses apparitions se sont faites plus rares, rendant chacun de ses concerts comme un événement auquel accourent de partout ses admirateurs et admiratrices, sevrés de son répertoire, angoissés à l’idée que ce soit le dernier. Quel destin exceptionnel que celui de cette chanteuse que l’histoire de l’Algérie et des contingences familiales ont voulu voir balancée entre Alger, Paris et le Caire, dans un triangle existentiel très particulier. En effet, il n’existe aucun autre exemple, à ce point, que ce soit en art, en littérature, en sport ou en politique, d’une personnalité connue et reconnue dans l’ensemble du Monde arabe, des extrémités du Maghreb à celles du Machreq, et d’une expérience de vie aussi riche et originale. Quel destin aussi que celui de la musique algérienne qui veut que sa seule diva, au sens convenu du terme, ait connu son éclosion loin de ses sources.

Attention, il ne fait pas de doute que Cheïkha Tetma, Fadela Dziria et toutes les grandes voies féminines de la chanson algérienne étaient de grandes cantatrices. Il s’est trouvé seulement que seule l’Egypte avait réussi, dès les années cinquante, à créer de véritables « industries culturelles » — le cinéma, la musique mais aussi le théâtre— et tout le décorum qui va avec : les débuts de la presse people, les grandes réceptions, les couvertures radio et télé. Une diva est en fait une grande cantatrice qui a atteint le stade d’icône. Il se trouve que cette icône au visage sublime n’hésite pas à être simple. Elle est absolument désarmante quand elle évoque l’état de sa voix aujourd’hui, la vieillesse (c’est son mot) quelle assume avec panache. Et c’est avec une candeur étonnante qu’elle se prononce sur sa carrière, ses choix de vie, ses projets abandonnés ou encore poursuivis, ses passions, ses réticences, ses rapports à la politique, des artistes qui l’émeuvent en Algérie ou ailleurs, etc. Elle se confie aussi sur son vécu et sa vision de l’algérianité et, inévitablement, de ce match de football qui ne veut décidément pas se résoudre à n’être que ce qu’il est.

« Peut-être que je transmets du bonheur au public »

-  Avez vous visité Souk Ahras, la région de votre père ?

Je n’ai jamais été à Souk Ahras. Je n’ai plus personne là-bas. La maison de mon père n’existe plus. Qu’est-ce que je vais voir là-bas ? Je vais aller pleurer ? Mais je garde un bout de terre de Souk Ahras avec moi. Mon père a tout fait pour que je reste algérienne malgré que je sois née à Paris. C’est lui. Il m’a rempli la tête de l’Algérie. On ne doit jamais oublier ses origines. Mon algérianité est toujours présente. Même en Egypte, les gens le sentent quand je parle. Même quand je parle en dialecte égyptien, on le sent. La façon de parler et de penser les choses n’est pas égyptienne.

-  Oui, le fait que Warda garde le nom d’El Djazaïria ne plaît pas…

Oh, s’il n’y avait que cela ! Aujourd’hui, il faut être Egyptienne pour être aimée. Mais, je sais qu’avec le grand public, je suis aimée, envers et contre tous. Les Egyptiens aiment découvrir leurs voix, leurs acteurs. Alors, quand il y a des Syriens qui commencent à produire des séries de qualité, les Egyptiens montrent leur jalousie.

-  Il ya aussi toute cette campagne autour du match Égypte-Algérie pour le 14 novembre prochain…

Hablouni ! (Ils m’ont rendue folle). Je ne peux plus entendre ce qu’ils disent sur nous là-bas. Il est difficile de vivre en Egypte et d’entendre les attaques contre l’Algérie. J’ai peur d’éclater et de perdre mon public. Ce qui se dit est méchant. Je ne parle pas bien sûr pas de mes amis artistes. Je parle de ces gens qui me critiquent dans les journaux. Certains d’entre eux disent qu’ils nous ont donné la liberté, le développement, alors je leur dis : “que nous ont-ils donné d’autre” ? Donc, pour eux, les Algériens n’ont rien fait. Tout cela pour un match de football ! Le sport reste le sport. Ya rabbi ! Je suis un peu énervée. Que le meilleur gagne et qu’on en finisse ! On ne va pas se tuer pour le football quand même. On meurt en Palestine et en Irak et on va mourir encore pour un match de foot. Allez, changeons de sujet !

-  Permettez-moi d’insister, comment justifiez-vous ces comportements ? Parfois, il y a de la haine dans les écrits…

Il y a de la haine cachée même dans les attitudes. Il n’y a pas de nuances dans les écrits et dans leur façon de parler. Ils disent, écrivent et répètent : “L’Egypte va battre l’Algérie”, “L’Egypte va battre l’Algérie”, à l’infini ! Je refuse ces écrits haineux…Si je réponds, on va peut-être me chasser d’Egypte ! Il faudra que je vende ma maison en 24 heures. Je vais voir le match à la télévision à la maison !

-  Par le passé, il y avait aussi d’autres campagnes contre vous. C’est visiblement cyclique…

Ce qui les embête, c’est que je reviens sous les lumières après une maladie. J’ai marqué un arrêt. Je suis revenue et mon public me demande toujours. N’oubliez pas que je suis vieille par rapport aux autres. Cela irrite un peu. Mais cela ne me gêne pas. Des campagne en Tunisie aussi… Là, c’est autre chose. Je ne comprends plus rien. J’ai fait un grand gala en Tunisie avec un public magnifique. Il y a de belles photos. J’ai tout donné (…). Je vous avoue que j’aimais la Tunisie. Les Tunisiens sont gentils, un peuple qui aime la vie, fêtard mais je ne vais plus chanter dans ce pays. Dans le monde arabe, j’adore chanter au Liban. Les gens m’adorent dans ce pays. Peut-être que ma mère est Libanaise. Vous allez rigoler, mais j’aime chanter à Paris aussi. Les salles sont souvent remplies par des Maghrébins, je me sens un peu en Algérie là-bas. Mais cela fait longtemps que je n’ai pas chanté à Paris. Du moins, avant les opérations que j’ai subies.

-  Dans la vie de Warda, il y a eu beaucoup de ruptures. Comment les avez-vous vécues ?

Des ruptures en raison de la maladie. La première rupture avec l’art, c’était après mon premier mariage. Je devais m’occuper des enfants. Mes autres ruptures pour raison médicales. Là, je me porte mieux. Je dois suivre un régime strict. Je ne dois pas manger de sel.

-  Mais sur scène, Warda dégage de la santé, il y a toujours une présence…

Je suis heureuse sur scène. Peut-être que je transmets ce bonheur au public.

-  Vous êtes revenue à Alger à deux reprises, en juillet et en novembre. En juillet, vous avez participé à la cérémonie d’ouverture du deuxième Festival culturel panafricain (Panaf). Comment avez-vous vécu cette expérience ?

Je me suis fatiguée. Il faut chanter en marchant. Je ne vais plus faire ces exercices-là. C’est bien, mais ce n’est plus pour moi. Je chante debout devant un micro et j’essaye de tout donner.

-  Justement, cette tradition de chanter debout pendant une heure…

Cette tradition sera toujours à la mode. Mais il y a une façon de chanter devant un micro sans bouger comme avant. Moi, j’ose parfois des petites ‘‘wardaouiates’’, je bouge un peu. Je suis sincère sur scène.Vous voyez comment je parle librement.

-  On vous voit très à l’aise sur scène…

C’est peut-être l’âge. Cela donne de l’assurance. Quand j’étais jeune, je n’avais pas la même assurance. J’ai une voix, un don de Dieu, mais le sensibilité était un peu faible.

-  Et là, vous êtes revenue pour le 1er Novembre. Warda est toujours présente…

Toujours ! Si un jour l’Algérie on ne m’appelle pas pour le 1er Novembre, je vais pleurer chez moi

-  Comment avez-vous vécu le retour à la salle Atlas, ex-Majestic, à Bab El Oued, à Alger ?

J’étais heureuse de retrouver la salle Atlas où j’ai chanté Aïd El Karama devant le président Chadli Benjedid. J’ai chanté également dans la même salle du temps de Boumediène avec Min Baïd. Cette salle me porte bonheur.

-  Vous avez interprété une nouvelle chanson cette fois-ci ?

C’est une chanson écrite par un jeune Algérien. Il m’a envoyé les textes au Caire que j’ai lus et relus. Et j’ai modifié un peu. J’ai, en fait, mélangé le texte. Une partie en arabe parlé et une autre en arabe classique pour le dernier passage. Je l’ai voulu ainsi. Cela me plaisait de faire ce mélange. La composition a été faite par le jeune Khaled Izz. Un compositeur que j’admire. L’Algérie se décide trop tard. Nous n’avons pas eu assez de temps pour préparer le concert. Je suis venue à Alger apprendre avec les musiciens. Khaled Izz ne peut pas voyager car il n’a pas encore fait son service militaire. Je suis donc venue avec mon maestro travailler avec l’orchestre algérien. Cet orchestre m’a beaucoup plu. Je me suis vite adaptée. Les musiciens sont corrects. Ils ne viennent pas en retard. Ils ne se plaignent pas. En Egypte, les grands musiciens sont très susceptibles, capricieux.

-  Warda a-t-elle pensé à écrire une biographie de son itinéraire artistique ?

On m’a fait beaucoup de propositions. J’ai envie d’écrire une biographie détaillée. Mais qui va le faire avec honnêteté et sincérité ? Je pense tout le temps à faire cette biographie. J’en ai à dire, vous savez…

-  Par exemple, on peut en profiter un peu…

(Rire). Il y a sûrement des moments de flottement, des moments de bonheur… Il n’y a eu que du bonheur ! Il y a eu peu de malheurs dans ma vie. En fait, ce n’est pas comparable avec ce que j’ai vécu. Il vaut mieux oublier parfois. Il faut positiver dans la vie

-  Vous avez proposé de lancer une école de musique en Algérie. Où en est le projet ?

Je n’ai pas été aidée dans ce projet encore une fois. Le projet n’a pas eu de suite. Je voulais passer au concret. Toute la vie n’est pas devant, monsieur ! C’est à l’Etat de penser à créer des écoles de musique. Je n’ai pas assez d’argent pour le faire. Je ne suis pas Rockfeller quand même ! Le pays est occupé avec des choses plus importantes. Donc, j’ai abandonné le projet. Je suis positive. Je ne vais pas faire un malheur.

-  En Algérie, quelles sont les voix que vous aimez ?

J’aime bien Nadia Benyoucef. Il y a également Fella Ababssa. Elle chante avec une belle voix.

-  Dans les télés arabes, on appelle plus Fella El Djazaïria, mais Fella tout court ! Est-il lourd de porter le nom algérien ?

Peut-être suis-je la première à être appelée El Djazaïria.

-  Quelles voix appréciez-vous dans le monde arabe ?

J’adore Fadhl Chaker, Jamel Maher, Saber Rebaï, Kadhem Essaher, Angham, Assala Naceri. Et Hussein El Djasmi est mon préféré maintenant. Il a une force comme celle que j’avais lorsque j’étais petite. Aujourd’hui, je suis moins forte qu’avant. On ne peut pas être pareille à 70 ans qu à 20 ans. Les cordes vocales vieillissent aussi.

-  Quels sont vos critères pour apprécier une voix ?

C’est surtout les sentiments avec lesquels ils chantent avec une voix facile, souple et qui dit tout. Hussein El Djasmi a tout. Saber Rebaï est fort aussi. Fadhl Chaker les surpasse par la douceur.

-  Mis à part le raï, pourquoi la musique algérienne ne s’est pas imposée au Moyen-Orient ? Faut-il “s’orientaliser” pour y arriver ?

La réticence vis-à-vis de la musique algérienne n’existe pas qu’en Egypte. En France, ils ont aimé le raï, mais les paroles ne sont pas comme il le faut. Les Français adorent ce genre de paroles. Mais, je ne sais pas comment vous répondre. Mes chansons ne sont pas internationales. Une seule chanson a cassé les frontières, Harmat Ahibek.

-  Quel est le secret du succès ? Est-ce le rythme ?

Oui, ils veulent du rythme et du rapide. Moi, je ne chante pas que cela.

-  Il y a l’expérience avec Salah Charnoubi et Omar Batticha au début des années 1990 avec des chansons rythmées…

Salah Charnoubi m’a donné tout ce qu’il avait pu. Maintenant, je suis passée à des compositeurs plus jeunes. Cela ne veut pas dire que je ne ferai plus de rythmique. J’en ferai, mais avec beaucoup de rigueur. Je m’en fous qu’en France ou en Europe on ne connaît pas mes chansons. Je m’en fous de l’internationale. Je suis internationale dans les pays arabes. Cela me suffit.

-  Quel est l’état de la chanson arabe ? La techno envahit les nouvelles compositions avec ce qui est appelée la Jeel music. On a l’impression que toutes les chansons se ressemblent…

Parfaitement. Il y a une crise. Actuellement, les nouvelles chansons libanaises me plaisent plus que celles qui sortent en Egypte. Je le dis franchement. L’Egypte n’est plus comme avant de toute façon. Auparavant, il y avait au maximum dix chanteurs. Regardez aujourd’hui, ils sont mille. Comment voulez-vous qu’on fasse un gala par mois ou un gala par semaine. C’est impossible de le faire. Il y a un encombrement. J’aurais aimé que cet encombrement soit de qualité.

-  La chanteuse syrienne Mayada El Hanaoui n’a pas été tendre avec vous.

Elle n’était pas tendre avec moi, c’est vrai. Mais les choses vont mieux. Je me suis adressée à elle à travers une émission de télévision et je lui ai dit que je l’aimais. On ne s’est jamais vues pour se disputer. Les journalistes me disent ‘‘Mayada a dit’’ et ils vont chez Mayada et lui disent ‘‘Warda a dit’’. Warda n’a rien dit ! Warda se tait depuis le temps.

-  Votre dernier feuilleton à la télévision Ana el awana été différemment apprécié…

Ce feuilleton a plu aux téléspectateurs du Maghreb. Mais je ne vais pas renouveler l’expérience. C’est très fatiguant comme exercice. Il faut se lever à 7 heures du matin. C’est une obligation. Il faut une longue séance de maquillage. Il faut faire attention aux habits. Moi, je suis chanteuse, c’est fini. Je ne peux pas dire que l’expérience était mauvaise. Je suis contente. Mais, le succès est mitigé. Au Moyen-Orient, le feuilleton n’a pas été apprécié. Je n’ai eu aucun mot d’encouragement ne serait-ce que d’un collègue. Pas de téléphone. Pas de mot gentil. Alors que moi je n’hésite pas à appeler lorsque je vois un travail bien fait.

-  Pourquoi cette attitude ?

On ne peut rien dire. Question sans réponse. Moi même je ne sais pas. (le fils de Warda, Ryadh, intervient et dit que que le feuilleton a été mal monté et qu’on aurait pu se contenter de 20 épisodes au lieu de 30). Mes pays, l’Algérie, la Tunisie, le Maroc, ont apprécié. Dans ces pays, le public aime me voir. Si l’on juge le feuilleton, on constate qu’il y a des lacunes.

-  Vous avez interprété le rôle de la mère. Vous aimez ce genre de rôle ?

Il n’y avait pas assez de profondeur dans ce rôle. Nous n’avons pas été gâtés par les chansons. Ce n’était pas le Charnoubi brillant d’avant. Allah Ghaleb ! J’arrête de jouer au cinéma, à moins que l’on accepte de me confier un rôle de grand-mère. Je voudrais participer à une série comme celle d’Aghata Christie. On ne l’a jamais fait. C’est presque impossible parce qu’il faut comprendre l’esprit. J’aimerais jouer ce rôle, celui d’une dame âgée avec des lunettes qui mène des enquêtes Et si on vous proposait un bon scénario, vous allez accepter de jouer ? Bien sûr ! Je le ferai avec plaisir

-  Vous avez en chantier un projet de quatre nouveaux albums avec Rotana ; qu’en est-il ?

J’ai déjà enregistré quatre chansons pour le nouvel album. A Rotana, ils sont un peu longs dans la préparation du produit. Cela prend du temps parce qu’ils gèrent trop d’artistes. Ce n’est pas cher de travailler avec les nouveaux chanteurs. Certains le font pour rien. Il y a de belles filles au kilo !

-  Et comment peut-on appeler cela, un bradage, une vente facile ?

Oui. Il y a eu la crise pour tout le monde, autant pour les milliardaires que pour les autres. S’ils peuvent avoir de belles filles qui chantent assez bien, ça passe ! Cela les arrange.

-  Pourquoi des artistes comme vous ne prennent pas l’initiative de produire une charte d’éthique pour que pareils phénomènes disparaissent ?

Je n’ai pas envie de me prendre prisonnière dans un filet. Je fais mes albums. je viens d’en faire deux. J’ai travaillé avec les compositeurs Marwan Khouri, Amgad Al Attafi, Khaled Izz et Billel Izzine. Billel Izzine a fait les plus belles chansons de Fadhl Chaker. Je n’ai pas passé cinq ans en fermant ma bouche pour sortir l’importe quoi. Avant décembre, les albums seront dans les bacs. Les titres sont Al Ayam, “Adet Sana, Amel et Lidhaa min omri

-  Il y a beaucoup de notions de temps dans ces titres, les jours, les années…

Parce que les choses changent. J’en ai marre de chanter « je l’aime, il m’a fait ceci, cela ». Vous voyez ce que je veux dire. Je chante donc la vie. A mon âge, vous savez…

-  Warda ne parle pas beaucoup de politique. Pourquoi ?

Je me mêle que de ce qui concerne mon pays. L’artiste doit rester artiste. Je ne veux pas me faire haïr par un avis qui déplairait à mes “fans”. J’ai déjà beaucoup de mal à tenir à mon âge. Je l’avoue.

-  Quel est le secret de ce dynamisme ?

Je ne suis pas tout le temps dynamique. J’aime beaucoup dormir. Je suis fainéante. Mais sur scène, je suis dynamique et pendant les répétitions. J’aime faire la cuisine. Il y a des périodes où je fais la cuisine pendant une semaine. Et après, stop !

-  Quels genres de plats vous faites ?

Lham hlou, couscous, h’rira, des plats chinois, français. Hier, je leur ai fait des tripes à la mode de Caen. Je ne peux pas faire la cuisine pendant le Ramadhan. Ma santé ne me permet pas de respecter les règles du carême. Quand j’étais en bonne santé, je faisais le jeûne. Pendant neuf ans, j’ai fait la cuisine pour mes enfants. Mes enfants sont ma vie. Ryadh est l’homme de ma vie. Un autre, Djamel mon petit-fils, est en train de prendre la place de Ryadh.

-  Pourquoi vous ne voulez pas vous installez en Algérie ?

J’ai cherché des maisons, c’est trop cher pour moi. Trop cher par rapport au Caire. Je n’ai pas envie d’habiter dans un immeuble comme au Caire. Si je trouve une maison à bon prix, je viens m’installer en Algérie. Je voudrais bien finir mes jours dans mon pays, près de mes enfants. Ryadh vit ici.

-  Parmi toutes les chansons que vous avez interprétées, lesquelles sont les plus proches de votre cœur ?

Beaucoup de chansons. J’aime toutes les chansons dédiées à l’Algérie et je ne les oublie pas. Pour les chansons sentimentales, j’aime Bi Omri koulou, Fi youm ou lila, Khelik Hina, El ouyoun Essoud. En composant Khelik Hina, Baligh Hamdi ne voulait pas que je parte et que je quitte l’Egypte, Allah yerhamou.


El Watan
Par Fayçal Métaoui

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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12 Réponses à “Warda El Djazaïria à El Watan : La diva sur le divan”

  1. Artisans de l'ombre Dit :

    Interview-Warda El Djazaïria à El Watan : « Peut-être que je transmets du bonheur au public »

    - Avez vous visité Souk Ahras, la région de votre père ?

    Je n’ai jamais été à Souk Ahras. Je n’ai plus personne là-bas. La maison de mon père n’existe plus. Qu’est-ce que je vais voir là-bas ? Je vais aller pleurer ? Mais je garde un bout de terre de Souk Ahras avec moi. Mon père a tout fait pour que je reste algérienne malgré que je sois née à Paris. C’est lui. Il m’a rempli la tête de l’Algérie. On ne doit jamais oublier ses origines. Mon algérianité est toujours présente. Même en Egypte, les gens le sentent quand je parle. Même quand je parle en dialecte égyptien, on le sent. La façon de parler et de penser les choses n’est pas égyptienne.

    - Oui, le fait que Warda garde le nom d’El Djazaïria ne plaît pas…

    Oh, s’il n’y avait que cela ! Aujourd’hui, il faut être Egyptienne pour être aimée. Mais, je sais qu’avec le grand public, je suis aimée, envers et contre tous. Les Egyptiens aiment découvrir leurs voix, leurs acteurs. Alors, quand il y a des Syriens qui commencent à produire des séries de qualité, les Egyptiens montrent leur jalousie.

    - Il ya aussi toute cette campagne autour du match Égypte-Algérie pour le 14 novembre prochain…

    Hablouni ! (Ils m’ont rendue folle). Je ne peux plus entendre ce qu’ils disent sur nous là-bas. Il est difficile de vivre en Egypte et d’entendre les attaques contre l’Algérie. J’ai peur d’éclater et de perdre mon public. Ce qui se dit est méchant. Je ne parle pas bien sûr pas de mes amis artistes. Je parle de ces gens qui me critiquent dans les journaux. Certains d’entre eux disent qu’ils nous ont donné la liberté, le développement, alors je leur dis : “que nous ont-ils donné d’autre” ? Donc, pour eux, les Algériens n’ont rien fait. Tout cela pour un match de football ! Le sport reste le sport. Ya rabbi ! Je suis un peu énervée. Que le meilleur gagne et qu’on en finisse ! On ne va pas se tuer pour le football quand même. On meurt en Palestine et en Irak et on va mourir encore pour un match de foot. Allez, changeons de sujet !

    - Permettez-moi d’insister, comment justifiez-vous ces comportements ? Parfois, il y a de la haine dans les écrits…

    Il y a de la haine cachée même dans les attitudes. Il n’y a pas de nuances dans les écrits et dans leur façon de parler. Ils disent, écrivent et répètent : “L’Egypte va battre l’Algérie”, “L’Egypte va battre l’Algérie”, à l’infini ! Je refuse ces écrits haineux…Si je réponds, on va peut-être me chasser d’Egypte ! Il faudra que je vende ma maison en 24 heures. Je vais voir le match à la télévision à la maison !

    - Par le passé, il y avait aussi d’autres campagnes contre vous. C’est visiblement cyclique…

    Ce qui les embête, c’est que je reviens sous les lumières après une maladie. J’ai marqué un arrêt. Je suis revenue et mon public me demande toujours. N’oubliez pas que je suis vieille par rapport aux autres. Cela irrite un peu. Mais cela ne me gêne pas. Des campagne en Tunisie aussi… Là, c’est autre chose. Je ne comprends plus rien. J’ai fait un grand gala en Tunisie avec un public magnifique. Il y a de belles photos. J’ai tout donné (…). Je vous avoue que j’aimais la Tunisie. Les Tunisiens sont gentils, un peuple qui aime la vie, fêtard mais je ne vais plus chanter dans ce pays. Dans le monde arabe, j’adore chanter au Liban. Les gens m’adorent dans ce pays. Peut-être que ma mère est Libanaise. Vous allez rigoler, mais j’aime chanter à Paris aussi. Les salles sont souvent remplies par des Maghrébins, je me sens un peu en Algérie là-bas. Mais cela fait longtemps que je n’ai pas chanté à Paris. Du moins, avant les opérations que j’ai subies.

    - Dans la vie de Warda, il y a eu beaucoup de ruptures. Comment les avez-vous vécues ?

    Des ruptures en raison de la maladie. La première rupture avec l’art, c’était après mon premier mariage. Je devais m’occuper des enfants. Mes autres ruptures pour raison médicales. Là, je me porte mieux. Je dois suivre un régime strict. Je ne dois pas manger de sel.

    - Mais sur scène, Warda dégage de la santé, il y a toujours une présence…

    Je suis heureuse sur scène. Peut-être que je transmets ce bonheur au public.

    - Vous êtes revenue à Alger à deux reprises, en juillet et en novembre. En juillet, vous avez participé à la cérémonie d’ouverture du deuxième Festival culturel panafricain (Panaf). Comment avez-vous vécu cette expérience ?

    Je me suis fatiguée. Il faut chanter en marchant. Je ne vais plus faire ces exercices-là. C’est bien, mais ce n’est plus pour moi. Je chante debout devant un micro et j’essaye de tout donner.

    - Justement, cette tradition de chanter debout pendant une heure…

    Cette tradition sera toujours à la mode. Mais il y a une façon de chanter devant un micro sans bouger comme avant. Moi, j’ose parfois des petites ‘‘wardaouiates’’, je bouge un peu. Je suis sincère sur scène.Vous voyez comment je parle librement.

    - On vous voit très à l’aise sur scène…

    C’est peut-être l’âge. Cela donne de l’assurance. Quand j’étais jeune, je n’avais pas la même assurance. J’ai une voix, un don de Dieu, mais le sensibilité était un peu faible.

    - Et là, vous êtes revenue pour le 1er Novembre. Warda est toujours présente…

    Toujours ! Si un jour l’Algérie on ne m’appelle pas pour le 1er Novembre, je vais pleurer chez moi

    - Comment avez-vous vécu le retour à la salle Atlas, ex-Majestic, à Bab El Oued, à Alger ?

    J’étais heureuse de retrouver la salle Atlas où j’ai chanté Aïd El Karama devant le président Chadli Benjedid. J’ai chanté également dans la même salle du temps de Boumediène avec Min Baïd. Cette salle me porte bonheur.

    - Vous avez interprété une nouvelle chanson cette fois-ci ?

    C’est une chanson écrite par un jeune Algérien. Il m’a envoyé les textes au Caire que j’ai lus et relus. Et j’ai modifié un peu. J’ai, en fait, mélangé le texte. Une partie en arabe parlé et une autre en arabe classique pour le dernier passage. Je l’ai voulu ainsi. Cela me plaisait de faire ce mélange. La composition a été faite par le jeune Khaled Izz. Un compositeur que j’admire. L’Algérie se décide trop tard. Nous n’avons pas eu assez de temps pour préparer le concert. Je suis venue à Alger apprendre avec les musiciens. Khaled Izz ne peut pas voyager car il n’a pas encore fait son service militaire. Je suis donc venue avec mon maestro travailler avec l’orchestre algérien. Cet orchestre m’a beaucoup plu. Je me suis vite adaptée. Les musiciens sont corrects. Ils ne viennent pas en retard. Ils ne se plaignent pas. En Egypte, les grands musiciens sont très susceptibles, capricieux.

    - Warda a-t-elle pensé à écrire une biographie de son itinéraire artistique ?

    On m’a fait beaucoup de propositions. J’ai envie d’écrire une biographie détaillée. Mais qui va le faire avec honnêteté et sincérité ? Je pense tout le temps à faire cette biographie. J’en ai à dire, vous savez…

    - Par exemple, on peut en profiter un peu…

    (Rire). Il y a sûrement des moments de flottement, des moments de bonheur… Il n’y a eu que du bonheur ! Il y a eu peu de malheurs dans ma vie. En fait, ce n’est pas comparable avec ce que j’ai vécu. Il vaut mieux oublier parfois. Il faut positiver dans la vie

    - Vous avez proposé de lancer une école de musique en Algérie. Où en est le projet ?

    Je n’ai pas été aidée dans ce projet encore une fois. Le projet n’a pas eu de suite. Je voulais passer au concret. Toute la vie n’est pas devant, monsieur ! C’est à l’Etat de penser à créer des écoles de musique. Je n’ai pas assez d’argent pour le faire. Je ne suis pas Rockfeller quand même ! Le pays est occupé avec des choses plus importantes. Donc, j’ai abandonné le projet. Je suis positive. Je ne vais pas faire un malheur.

    - En Algérie, quelles sont les voix que vous aimez ?

    J’aime bien Nadia Benyoucef. Il y a également Fella Ababssa. Elle chante avec une belle voix.

    - Dans les télés arabes, on appelle plus Fella El Djazaïria, mais Fella tout court ! Est-il lourd de porter le nom algérien ?

    Peut-être suis-je la première à être appelée El Djazaïria.

    - Quelles voix appréciez-vous dans le monde arabe ?

    J’adore Fadhl Chaker, Jamel Maher, Saber Rebaï, Kadhem Essaher, Angham, Assala Naceri. Et Hussein El Djasmi est mon préféré maintenant. Il a une force comme celle que j’avais lorsque j’étais petite. Aujourd’hui, je suis moins forte qu’avant. On ne peut pas être pareille à 70 ans qu à 20 ans. Les cordes vocales vieillissent aussi.

    - Quels sont vos critères pour apprécier une voix ?

    C’est surtout les sentiments avec lesquels ils chantent avec une voix facile, souple et qui dit tout. Hussein El Djasmi a tout. Saber Rebaï est fort aussi. Fadhl Chaker les surpasse par la douceur.

    - Mis à part le raï, pourquoi la musique algérienne ne s’est pas imposée au Moyen-Orient ? Faut-il “s’orientaliser” pour y arriver ?

    La réticence vis-à-vis de la musique algérienne n’existe pas qu’en Egypte. En France, ils ont aimé le raï, mais les paroles ne sont pas comme il le faut. Les Français adorent ce genre de paroles. Mais, je ne sais pas comment vous répondre. Mes chansons ne sont pas internationales. Une seule chanson a cassé les frontières, Harmat Ahibek.

    - Quel est le secret du succès ? Est-ce le rythme ?

    Oui, ils veulent du rythme et du rapide. Moi, je ne chante pas que cela.

    - Il y a l’expérience avec Salah Charnoubi et Omar Batticha au début des années 1990 avec des chansons rythmées…

    Salah Charnoubi m’a donné tout ce qu’il avait pu. Maintenant, je suis passée à des compositeurs plus jeunes. Cela ne veut pas dire que je ne ferai plus de rythmique. J’en ferai, mais avec beaucoup de rigueur. Je m’en fous qu’en France ou en Europe on ne connaît pas mes chansons. Je m’en fous de l’internationale. Je suis internationale dans les pays arabes. Cela me suffit.

    - Quel est l’état de la chanson arabe ? La techno envahit les nouvelles compositions avec ce qui est appelée la Jeel music. On a l’impression que toutes les chansons se ressemblent…

    Parfaitement. Il y a une crise. Actuellement, les nouvelles chansons libanaises me plaisent plus que celles qui sortent en Egypte. Je le dis franchement. L’Egypte n’est plus comme avant de toute façon. Auparavant, il y avait au maximum dix chanteurs. Regardez aujourd’hui, ils sont mille. Comment voulez-vous qu’on fasse un gala par mois ou un gala par semaine. C’est impossible de le faire. Il y a un encombrement. J’aurais aimé que cet encombrement soit de qualité.

    - La chanteuse syrienne Mayada El Hanaoui n’a pas été tendre avec vous.

    Elle n’était pas tendre avec moi, c’est vrai. Mais les choses vont mieux. Je me suis adressée à elle à travers une émission de télévision et je lui ai dit que je l’aimais. On ne s’est jamais vues pour se disputer. Les journalistes me disent ‘‘Mayada a dit’’ et ils vont chez Mayada et lui disent ‘‘Warda a dit’’. Warda n’a rien dit ! Warda se tait depuis le temps.

    - Votre dernier feuilleton à la télévision Ana el awana été différemment apprécié…

    Ce feuilleton a plu aux téléspectateurs du Maghreb. Mais je ne vais pas renouveler l’expérience. C’est très fatiguant comme exercice. Il faut se lever à 7 heures du matin. C’est une obligation. Il faut une longue séance de maquillage. Il faut faire attention aux habits. Moi, je suis chanteuse, c’est fini. Je ne peux pas dire que l’expérience était mauvaise. Je suis contente. Mais, le succès est mitigé. Au Moyen-Orient, le feuilleton n’a pas été apprécié. Je n’ai eu aucun mot d’encouragement ne serait-ce que d’un collègue. Pas de téléphone. Pas de mot gentil. Alors que moi je n’hésite pas à appeler lorsque je vois un travail bien fait.

    - Pourquoi cette attitude ?

    On ne peut rien dire. Question sans réponse. Moi même je ne sais pas. (le fils de Warda, Ryadh, intervient et dit que que le feuilleton a été mal monté et qu’on aurait pu se contenter de 20 épisodes au lieu de 30). Mes pays, l’Algérie, la Tunisie, le Maroc, ont apprécié. Dans ces pays, le public aime me voir. Si l’on juge le feuilleton, on constate qu’il y a des lacunes.

    - Vous avez interprété le rôle de la mère. Vous aimez ce genre de rôle ?

    Il n’y avait pas assez de profondeur dans ce rôle. Nous n’avons pas été gâtés par les chansons. Ce n’était pas le Charnoubi brillant d’avant. Allah Ghaleb ! J’arrête de jouer au cinéma, à moins que l’on accepte de me confier un rôle de grand-mère. Je voudrais participer à une série comme celle d’Aghata Christie. On ne l’a jamais fait. C’est presque impossible parce qu’il faut comprendre l’esprit. J’aimerais jouer ce rôle, celui d’une dame âgée avec des lunettes qui mène des enquêtes Et si on vous proposait un bon scénario, vous allez accepter de jouer ? Bien sûr ! Je le ferai avec plaisir

    - Vous avez en chantier un projet de quatre nouveaux albums avec Rotana ; qu’en est-il ?

    J’ai déjà enregistré quatre chansons pour le nouvel album. A Rotana, ils sont un peu longs dans la préparation du produit. Cela prend du temps parce qu’ils gèrent trop d’artistes. Ce n’est pas cher de travailler avec les nouveaux chanteurs. Certains le font pour rien. Il y a de belles filles au kilo !

    - Et comment peut-on appeler cela, un bradage, une vente facile ?

    Oui. Il y a eu la crise pour tout le monde, autant pour les milliardaires que pour les autres. S’ils peuvent avoir de belles filles qui chantent assez bien, ça passe ! Cela les arrange.

    - Pourquoi des artistes comme vous ne prennent pas l’initiative de produire une charte d’éthique pour que pareils phénomènes disparaissent ?

    Je n’ai pas envie de me prendre prisonnière dans un filet. Je fais mes albums. je viens d’en faire deux. J’ai travaillé avec les compositeurs Marwan Khouri, Amgad Al Attafi, Khaled Izz et Billel Izzine. Billel Izzine a fait les plus belles chansons de Fadhl Chaker. Je n’ai pas passé cinq ans en fermant ma bouche pour sortir l’importe quoi. Avant décembre, les albums seront dans les bacs. Les titres sont Al Ayam, “Adet Sana, Amel et Lidhaa min omri

    - Il y a beaucoup de notions de temps dans ces titres, les jours, les années…

    Parce que les choses changent. J’en ai marre de chanter « je l’aime, il m’a fait ceci, cela ». Vous voyez ce que je veux dire. Je chante donc la vie. A mon âge, vous savez…

    - Warda ne parle pas beaucoup de politique. Pourquoi ?

    Je me mêle que de ce qui concerne mon pays. L’artiste doit rester artiste. Je ne veux pas me faire haïr par un avis qui déplairait à mes “fans”. J’ai déjà beaucoup de mal à tenir à mon âge. Je l’avoue.

    - Quel est le secret de ce dynamisme ?

    Je ne suis pas tout le temps dynamique. J’aime beaucoup dormir. Je suis fainéante. Mais sur scène, je suis dynamique et pendant les répétitions. J’aime faire la cuisine. Il y a des périodes où je fais la cuisine pendant une semaine. Et après, stop !

    - Quels genres de plats vous faites ?

    Lham hlou, couscous, h’rira, des plats chinois, français. Hier, je leur ai fait des tripes à la mode de Caen. Je ne peux pas faire la cuisine pendant le Ramadhan. Ma santé ne me permet pas de respecter les règles du carême. Quand j’étais en bonne santé, je faisais le jeûne. Pendant neuf ans, j’ai fait la cuisine pour mes enfants. Mes enfants sont ma vie. Ryadh est l’homme de ma vie. Un autre, Djamel mon petit-fils, est en train de prendre la place de Ryadh.

    - Pourquoi vous ne voulez pas vous installez en Algérie ?

    J’ai cherché des maisons, c’est trop cher pour moi. Trop cher par rapport au Caire. Je n’ai pas envie d’habiter dans un immeuble comme au Caire. Si je trouve une maison à bon prix, je viens m’installer en Algérie. Je voudrais bien finir mes jours dans mon pays, près de mes enfants. Ryadh vit ici.

    - Parmi toutes les chansons que vous avez interprétées, lesquelles sont les plus proches de votre cœur ?

    Beaucoup de chansons. J’aime toutes les chansons dédiées à l’Algérie et je ne les oublie pas. Pour les chansons sentimentales, j’aime Bi Omri koulou, Fi youm ou lila, Khelik Hina, El ouyoun Essoud. En composant Khelik Hina, Baligh Hamdi ne voulait pas que je parte et que je quitte l’Egypte, Allah yerhamou.
    El WATAN du 5 novembre 2009

    Par Fayçal Métaoui

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  2. Artisans de l'ombre Dit :

    « C’est dans mon pays que je suis revenue à la vie »
    Warda El Djazairia se confie à El Watan
    « C’est dans mon pays que je suis revenue à la vie »

    Vous avez déjà joué, par le passé, dans plusieurs films, aujourd’hui vous êtes de retour sur les écrans avec un feuilleton télévisé, An al awan, est-ce la première fois que vous vous essayez à ce genre ? Non, c’est la deuxième fois que je tourne dans un feuilleton télévisé. J’en ai fait un il y a à peu près vingt ans, Awrak’ el ward (les pétales de roses)

    Aujourd’hui, qu’est-ce qui a motivé votre choix pour le feuilleton télévisé ?

    Pour moi, c’est une page que je tourne, parce qu’à mon âge, on ne peut plus faire de cinéma, enfin… les Egyptiens n’écrivent pas beaucoup de rôles pour une femme de mon âge. Et je voulais réapparaître, parce que je vais mieux. J’étais malade et il fallait que je revienne à la vie petit à petit. Et c’est en Algérie que je suis revenue à la vie. Pendant trois ans donc, je n’ai rien fait du tout et puis d’un seul coup cela m’a repris. Les Libanais m’ont appelée pour me demander de chanter au Festival de Baalbek (l’été 2005, ndlr), j’ai voulu me remuer, j’ai commencé par essayer ma voix pendant trois mois et après je leur ai dit oui et j’ai fait ce concert au Festival de Baalbek. Mais en ce qui concerne le choix de faire ce feuilleton, c’est d’abord parce que le personnage que je joue est celui d’une chanteuse.

    C’est donc le scénario qui vous a séduite ?

    Oui, absolument. Bon, il faut dire qu’au départ, le scénario qu’on m’a proposé n’était pas celui du rôle que j’ai finalement joué. C’est mon fils qui a beaucoup pensé à ce rôle-là, celui que j’ai eu à jouer. Le scénariste avait d’abord écrit le rôle d’une avocate qui travaille au Parlement… et ça ne m’allait pas tellement comme rôle, je ne le sentais pas, je lui ai donc demandé de penser à autre chose et mon fils a beaucoup travaillé avec lui et ce rôle qui en est sorti me va, je le sens bien, c’est comme si c’était un gant qui a été fait pour moi.

    Le personnage principal du feuilleton est celui d’une chanteuse, Houria, qui s’est arrêtée de chanter et qui est hantée par le retour à la chanson et à la scène, mais aussi travaillée par l’idée d’offrir l’opportunité à de jeunes chanteurs d’émerger…

    Oui c’est tout à fait ça, ce sont en gros les désirs les plus importants de Houria et les miens aussi, parce que je commençais à me sentir un peu triste à l’idée de voir beaucoup de ce qui se fait aujourd’hui comme chansons et musiques.

    Jusqu’où la fiction du feuilleton recoupe-t-elle la vraie vie de Warda ?

    C’est vrai que je me sens très proche du personnage de Houria, et c’est très vrai aussi qu’il y a beaucoup de choses dans le feuilleton qui renvoient à des échos sur ma propre vie. Il y a aussi des différences avec ma vie privée, puisque Houria a deux filles alors que moi j’ai une fille et un garçon ; Houria a un mari alors que je n’en ai pas et puis dans le feuilleton, ce mari ne veut pas que je chante de toute façon, ça ne lui plaît pas tellement.

    Et vous avez eu, vous aussi, un mari qui ne voulait pas que vous chantiez n’est-ce pas ?

    Oui, oui c’est vrai, l’Algérien, mon premier mari, le père de mes enfants.

    Et à ce moment-là, vous aviez arrêté de chanter par amour pour lui ou pour protéger votre foyer ?

    Oh, je l’aimais assez pour arrêter de chanter parce qu’il me le demandait. Il faut dire aussi qu’à ce moment-là, je n’étais pas, à proprement parler, fatiguée de chanter mais vraiment fatiguée du monde artistique.

    Déjà à ce moment-là ! alors que vous étiez en pleine ascension ?

    Oh oui, je dois dire surtout à cette période de ma vie.

    Mais alors est-ce que Warda dans la vraie vie se sent aussi « mal entourée », comme Houria qui est plus ou moins vampirisée par ses deux beaux-fils qui sont de purs opportunistes ?

    Vous utilisez un bien grand mot, « vampiriser » ! Non, pas à ce point. Ils restent tout de même les maris de mes filles. Mais vous savez, dans la vie de tout artiste il y a souvent un peu de cela autour d’eux, des gens qui veulent profiter, des gens qui essaient si ce n’est de profiter de l’argent du moins de ce que peut apporter la proximité de la notoriété, maintenant il y a aussi des gens qui ne sont pas du tout intéressés par ma notoriété et qui m’aiment moi, et qui sont très sincères.

    Vous avez dit que votre fils a participé à revoir le scénario…

    Oui beaucoup, mon fils m’aide énormément, il est toujours là pour mes contrats, pour tout, parce que je suis quand même une femme seule et un bon manager, un vrai bon directeur artistique maintenant ça n’existe plus, un professionnel qui est loyal et qui n’est pas profiteur comme on dit.

    Dans le feuilleton, on retrouve dans le rôle du compositeur préféré de Houria, le vrai compositeur Salah Charnoubi. Houria va aller le sortir de l’ombre, lui et le parolier…

    Oui bien obligé, parce que les gens talentueux et qui privilégient l’effort sont aujourd’hui abandonnés. Mais Charnoubi c’est aussi l’histoire du grand come-back de Warda, au début des années 1990, avec des chansons à la fois modernes et classiques et qui ont été un véritable succès…. Les artistes qui arrêtent pour une raison ou une autre – moi je me suis arrêtée à cause de la maladie – font toujours un retour si Dieu leur donne la santé et la force, il y a toujours des retours dans la vie d’un artiste. Vous parlez des chansons comme Batwanass bik et Haramt ahibak, etc., c’était effectivement important pour moi de les faire. Il fallait que je tourne la page, j’en avais marre de ce qui se disait…il fallait que je tourne la page.

    Ceux qui se disaient que… Warda était finie…

    Oui, et moi je suis une personne qui ne supporte pas la monotonie, je n’aime pas me répéter et la dernière chanson que j’avais faite avec Baligh (Baligh Hamdi, célèbre compositeur égyptien qui a été aussi le deuxième mari de Warda, ndlr) qui s’intitulait Bawadaâk, je ne veux pas dire qu’elle avait fait un flop, mais moi je n’avais pas senti le grand succès, en dépit du fait que c’est une chanson merveilleuse que j’aime vraiment. Mais le public c’est ça, il faut savoir tourner certaines pages et je le fais de temps en temps, tant que je peux encore le faire.

    Dans le feuilleton, il y a en filigrane une critique assez virulente de ce qui se fait aujourd’hui dans la production musicale du monde arabe…

    Oui, et c’est pas fini ! C’est une volonté réelle de critiquer ce qui se fait et j’en porte la responsabilité. C’est mon regard à moi sur ce qui se produit, mais évidemment pas sur tout ce qui se fait, il y a des choses aujourd’hui qui sont médiocres.

    Est-ce le procès de la pop égyptienne ou moyen-orientale de manière plus générale ?

    Non pas du tout, il ne s’agit pas de faire le procès d’un genre musical, pas du tout. Mais moi je trouve aussi en tant qu’artiste qu’il y a des choses qui sont produites et qui sont dégradantes, des chansons comme on entend aujourd’hui Bouss el wah wah (grand tube pop de la chanteuse libanaise Haifa Wahbi, ndlr) vous vous rendez compte ? Ça veut dire quoi ? Ça ne veut rien dire.

    Mais le feuilleton brosse aussi une image vraiment caricaturale du chanteur et de la chanson baladi égyptienne…

    Ecoutez, la musique baladi et chaâbi égyptienne est une très belle musique et moi, personnellement, je l’écoute, et certaines de mes chansons sortent de là, il y a de beaux rythmes baladi mais on entend parfois, et de plus en plus souvent, plaqués dessus des inanités pour ce qui est des paroles.

    Pourtant dans le feuilleton on a l’impression qu’on veut faire une sorte de hiérarchisation dans la musique, entre le raffinement du chanteur classique joueur de ’oud et la trivialité du personnage qui campe le chanteur baladi et qui est à la limite du vulgaire…

    Vous, vous faites référence au petit chanteur qui n’en est pas un, mais une sorte de monologuiste et qui est carrément caricaturé dans le feuilleton, je le reconnais. Alors que le jeune chanteur qui a une belle voix est relégué dans l’oubli. L’idée était de dire que l’un était timide alors que l’autre exubérant comme vous l’avez vu, mais je reconnais que c’est fait de manière vraiment caricaturale dans le feuilleton… moi je ne peux pas avoir le nez dans tout ce qui se fait, et je ne suis pas réalisatrice. Je ne pense absolument pas que la musique baladi soit une musique vulgaire, ni qu’on puisse hiérarchiser ou discriminer entre différents genres musicaux, l’idée était d’aller contre la facilité, la médiocrité. Et puis ce que fait ce petit chanteur dans le film ce n’est pas du tout du baladi, au lieu de jouer du ’oud, il tape dessus comme sur un tambour, je n’aime pas du tout le mélange des genres, la confusion, alors que le baladi est une vraie musique qui vient de loin et c’est vraiment beau…

    (Elle se recale confortablement dans son fauteuil et insiste : « S’il vous plaît, prenez un peu de jus de pamplemousse tant que c’est frais, à votre santé ! »)

    Puisque vous me dites « à votre santé »…

    (Rires) La mienne est très bonne…. (rires)

    On entend dire beaucoup de choses sur votre santé Warda, que vous allez mal, et on vous découvre dans ce feuilleton en pleine forme, comment se porte vraiment aujourd’hui Warda ?

    Al Hamdoullah ! Ecoutez, mon opération qui a été délicate et difficile est un succès. J’ai subi une greffe du foie il y a cinq ans et c’est vraiment une réussite parce que je ne fais pas de rejet al hamdulilah. Aujourd’hui, j’ai juste quelques soucis par rapport à mon poids, on le voit dans le feuilleton (rires) il faut que je perde un peu.

    Est-ce que Warda est aussi comme Houria dans le feuilleton, un peu perdue dans le monde musical aujourd’hui ?

    Pas vraiment, même si je suis triste de voir et d’entendre des choses par très jolies, en revanche à côté, il y a des voix émergentes qui sont superbes, je ne sais pas si vous avez entendu parler de Amal Maher qui est une voix égyptienne magnifique et pour moi c’est elle la relève. Moi je ne suis pas perdue, ou je travaille dans ce que j’aime, ou je reste à la maison et en ce moment je travaille.

    Vous êtes revenue vivre en Algérie ces dernières années, comment avez-vous vécu ce retour ?

    Je suis retournée vivre en Algérie ces quatre dernières années et ma convalescence s’est passée en Algérie. C’est dans mon pays que je suis revenue à la vie, l’Algérie m’a redonné une bonne santé. J’ai retrouvé mes sources, bladi, ouled bladi et cela m’a fait énormément de bien. Ici, au Caire, je suis heureuse parce que je ne suis heureuse que lorsque je travaille. La vérité est qu’en Algérie je ne travaille pas, mais quand même ça me manque, d’ailleurs j’y vais à la fin du feuilleton. J’aime vivre en Egypte mais ce n’est pas mon pays ; en Algérie je me sens chez moi, un sentiment que je n’éprouve nulle part ailleurs. Mais je vais vous dire une chose, maintenant que j’ai retrouvé ma santé, je touche du bois, parce que je crois à ces petites bêtises (rires), la vérité est que je m’ennuie en Algérie, je m’ennuie à la maison toute la journée.

    Comment expliquez-vous le fait que le retour d’une artiste comme vous, Warda, n’ait donné lieu à aucune initiative d’aucune sorte dans son pays ?

    Je ne peux plus rien dire, parce que j’en ai assez parlé avec la ministre de la Culture. On a parlé de cela et je me suis aperçue que ce n’était que de la parlote, paroles, paroles… Beaucoup de projets qui n’ont pas abouti. Et ce n’est certes pas ma faute parce que justement je m’ennuie en Algérie et j’ai envie de faire des choses. Je ne dis pas que les portes me sont fermées, pas du tout, mais lorsque je parle avec les gens que je connais, c’est beaucoup de blabla et puis c’est tout, rien ne se fait.

    Quels genres de projets aviez-vous envie de faire ?

    D’abord des galas, plusieurs dans l’année et dans différentes wilayas d’Algérie, j’en avais parlé avec la ministre, et autre chose aussi, il me tenait à cœur de chanter dans tous les genres musicaux de notre pays, l’Oranais, le Constantinois, le Kabyle, mais rien ne s’est fait. Je voulais faire une sorte de musée de la musique où j’offrirai mes robes de scène et l’idée était que l’argent de l’entrée payante aille entièrement aux hôpitaux pour les équipements en appareils d’hémodialyse. J’avais aussi le désir de créer une école de chant, on avait parlé de tout ça, mais rien ne se fait, il est vrai que je ne suis pas le genre à aller taper aux portes, mais je n’ai pas été aidée.

    La dernière fois que vous aviez fait un concert à Alger, c’était en 1995, à la Coupole, et c’était d’autant plus émouvant qu’il se tenait dans un moment très difficile pour le pays et pour les Algériens, pensez-vous rechanter sur scène à Alger ?

    Les projets en Algérie, il n’y en a pas… de temps en temps quand je parle au président (Abdelaziz Bouteflika, ndlr), il me dit à chaque fois : « il faut que tu chantes ! » Vous savez c’est une phrase qu’il dit à une amie, et moi je ne suis pas le genre chekkaya, je ne peux pas dire au président qui a beaucoup de choses plus importantes à faire de m’aider à réaliser les projets qui me tiennent à coeur ! Il y a quand même des gens et qui sont là pour ça.

    En dehors de l’Algérie alors, après ce feuilleton, des projets…

    Ce feuilleton a été un travail de neuf mois, c’est presque une grossesse (rires), et il y a l’album des chansons du feuilleton qui sort en ce moment et qui s’appelle comme la série, An al awan (Le moment est venu).

    An al wan de quoi exactement ?

    De travailler, de bouger, après toutes ces années de convalescence, je n’ai qu’une envie, travailler.

    El Watan du 11 octobre 2006
    Par Daïkha Dridi

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  3. Artisans de l'ombre Dit :

    Par Rahdjliadou le 22/11/2009 | 10:50
    A Saharraga:En interpellant la DIVA WARDA EL DJAZIRIA, mon intention n’était nullement de salir sa réputation. J’ai souhaité seulement qu’elle réagisse devant cette prise de position des interprètes et autres « stars » égyptiens qui dans un élan de solidarité avec le sieur Moubarek, ont décrété à l’unanimité l’isolement de l’Algérie sur le plan culturel. Elle l’aurait fait, elle acquerra définitivement le sacre d’El Djazairia, Tout comme j’aurai souhaité que HHC, initiateur du festival du film arabe organisé à Oran et à l’occasion duquel, tapis rouge avait été déroulé pour ces renégats d’hommes et de femmes du cinéma égyptien qui se sont gavés sans compter, payé rubis sur ongles et qui aujourd’hui nous traitent de tous les noms. J’aurais tant aimé qu’il se manifeste d’autant plus qu’il est le président de l’ASBU et de la COPEAM (Président des radios et télévisions des pays arabes) comme il l’a fait brillamment pour condamner les caricatures du prophète MOHAMED (QSSL) et dont je voici quelques extraits : CARICATURES BLASPHÉMATOIRES : Message de Monsieur HAMRAOUI HABIB CHAWKI Président de la CoPeAM et Président de l’ASBU Messieurs, Les évènements qui viennent d’ébranler les relations internationales à la suite de la publication par des journaux de caricatures portant atteinte au Prophète Mohamed (QSSL) et qui ont choqué le monde musulman, m’incitent tout d’abord, au nom de vous tous, à condamner avec la plus grande énergie ces actes inqualifiables. Ils m’offrent l’opportunité de rappeler les obligations morales, éthiques et déontologiques que tous les médias sont tenus de faire prévaloir dans l’exercice de leur difficile métier d’informer en se gardant de tomber dans les pièges de la provocation, de la discrimination raciale, de la haine religieuse et des préjugés culturels. N’avons-nous pas œuvré au sein de la CoPeAM durant toute la décennie qui a suivi la conférence de Barcelone de 1995 à faire des médias euro-méditerranéens des vecteurs de paix et de dialogue porteurs des valeurs de rapprochement, de tolérance et de respect mutuel ? Le travail que nous avons entrepris ensemble dans ce sens tant au sein de la CoPeAM que de l’ASBU malgré les aléas d’une actualité souvent tendue et nourrie par les extrémismes de tous bords, a trouvé sa consécration dans la Charte de Séville que nous avons adoptée à une grande majorité lors de la Conférence de la CoPeAM de mai 2005. (…..) La crise provoquée par des esprits étroits devra en tous les cas nous inciter à déployer plus d’efforts et à initier plus d’actions dans le sens d’une vigilance accrue par rapport à ce type de précédents que nous devons traiter avec la responsabilité dont nous sommes redevables vis-à-vis de nos opinions et des valeurs de toutes civilisations. En conséquence, j’en appelle à votre conscience et à votre engagement pour, d’une part, agir et condamner, sans réserve, ces dépassements inacceptables et pour, d’autre part, réaffirmer votre fidélité aux orientations de la Charte de Séville, ce qui contribuera sans aucun doute à barrer la route à l’exacerbation des passions que les forces extrémistes et haineuses de par le monde et de tous bords appellent de leurs vœux. Nous ne méritons pas cette comparaison mais à tout le moins, il aurait pu provoquer une réunion pour dénoncer les agissements racistes et haineux de ces chaines de TV égyptiennes n’est-ce pas !!!!

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  4. Artisans de l'ombre Dit :

    Par Rahdjliadou le 22/11/2009 | 04:17
    Je suis curieux de savoir quelle est la réaction de celle que l’on désigne de diva de la chanson arabe Warda El djazairia qui habite en egypte. Quelle est sa réaction devant tant de haine envers l’Algérie de la part de ses amies de la chanson égyptienne. Madame n’est-il pas temps de vous manifester en ses moments ou bien attendez-vous le prochain 1er novembre pour venir nous chanter à la coupole et encaisser votre chèque?

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  5. Artisans de l'ombre Dit :

    Cliquez sur l’image pour l’agrandir
    Les origines de Warda

    Warda est née en juillet 1940 en région parisienne d’un père algérien et d’une mère libanaise. Son père était gérant d’un foyer d’ouvriers à Boulogne Billancourt qui sera, dès 1936, un centre d’activités d’organisation nationaliste de lutte pour l’indépendance du Maghreb. Plus tard, il deviendra propriétaire d’un cabaret de musique arabe installé dans le Quartier Latin de Paris, dont Warda sera la vedette jusqu’à sa fermeture en 1958, date de l’exil de toute la famille au Liban. Sa mère, issue d’une grande famille musulmane de Beyrouth, a initié sa fille dès son plus jeune âge à la chanson libanaise.

    Ses débuts

    Le public découvre Warda grâce à une émission TV pour enfants diffusée par la R.T.F en 1951, alors qu’elle a seulement 11 ans. Chaque jeudi, elle assure la présentation de cette émission et chante une chanson devant son jeune auditoire.

    En 1958, alors que la France est préoccupée par la guerre d’indépendance algérienne, la famille de Warda se réfugie à Beyrouth (Liban), où Warda continuera à interpréter des chansons militantes, en particulier « Djamila » dédiée à la résistance des femmes. Quand Warda commence à chanter dans Tanyos, une boîte de nuit célèbre, elle n’a que 17 ans et ses chansons nationalistes ne sont pas adaptées !

    Une nuit, le chanteur Mohamed Abdel Wahab est dans le public. À la fin de la représentation, il lui propose de composer des chansons pour elle et elle perçoit sa proposition comme un immense honneur. Wahab deviendra ainsi son « parrain » et pour lui, le prix de la gloire est de travailler dur : ses méthodes de travail sont rigoureuses mais Warda lui sera reconnaissante. C’est à cette époque qu’elle décide d’apprendre l’arabe écrit et « d’effacer » son accent algérien. Jusqu’alors, Warda interprétait ses chansons d’après des textes transcrits phonétiquement en alphabet latin. Désormais, elle le fera avec des textes écrits en arabe.
    Son ascension

    En 1959, Riad Sombati (compositeur arabe important), qui n’avait entendu sa voix que sur les ondes égyptiennes qui retransmettaient « Djamila », chantée au Festival de Damas, a été séduit par sa voix. Il décide alors de la prendre sous son aile en l’invitant au Caire, où il composera beaucoup de chansons pour elle. Parmi elles, « Loubat el Ayyam » et « Nida el Dhamir ». Quand elle arrive au Caire en 1960, Riad Sombati lui compose, avec l’aide d’un poète égyptien, deux poèmes : « Ya huria ana bendahlek » (« Liberté, j’écris ton nom ») et « Dalia Djamila », en l’honneur de la Palestine.

    Vers 1961-1962, le président égyptien Gamal Abdel Nasser lui demande de participer comme représentante de l’Algérie, à une chanson pour le monde arabe intitulée « Al Watan Al Akbar » (« La plus grande patrie ») et composée par Mohamed Abdel Wahab. Warda a eu la chance de l’interpréter aux côtés d’autres grands chanteurs tels qu’Abdel Halim Hafez, Sabah, Fayza Ahmed, Al Sagheera et Najat.

    1962 marque l’année de l’indépendance de l’Algérie. Un an plus tard, Warda y retourne chanter pour la célèbration du mariage d’un ancien officier de haut rang de l’armée nationale de libération (ALN). Puis, son mari lui demande de cesser de chanter pour s’occuper de sa famille – ce qu’elle a fait pendant dix ans et qui a semblé compromettre sa carrière.
    Depuis 1972 à nos jours

    En 1972, Houari Boumedienne, président algérien de l’époque, lui demande de participer à la célébration du 10e anniversaire de l’indépendance de l’Algérie, ce qu’elle accepte, mettant ainsi en péril son mariage… En décembre de la même année, elle part pour le Caire où elle est devient très rapidement l’une des chanteuses arabes les plus célèbres avec « Essoud Elouyoun », « Khallik Nena » et d’autres chansons dans le même genre, composées par Baligh Hamdi, qu’elle venait tout juste d’épouser.

    Côté cinéma, elle a joué dans deux films : « Sawt el Hob » (La voix de l’amour) et « Hikayati maa ezzaman » (Mon destin et moi), dans lequel elle a chanté des morceaux d’Abdel Wahab, Kamal el Tawil, Mohamed Elmûgui et de son mari, Baligh Hamdi.

    Durant les années 1990-2003, elle a travaillé en étroite collaboration avec le compositeur Salah el Sharnoubi, l’auteur lyrique Omar Omar Batiecha, le musicien Tarek Akef et le producteur Mohsen Gaber (Alam el Fan), une association de talents qui a donné naissance à trois de ses albums recevant la récompense du « meilleur album de l’année » en 1991, 1992 et 1994.
    http://www.orientale.fr/page_1128_fr_10430_Biographie-de-Warda-Al-Djazairia.htm

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  6. Sougri de Souche Dit :

    Le père légitime est Algérien Par contre Ab edounia, l’époux illègime d’Oum Dounia est encore cet algérienCléopatre a bien été à rome pour enfanter des batards d’égypchiens et plusieurs à la fois

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  7. Artisans de l'ombre Dit :

    Warda al-Jazairia (arabe وردة الجزائرية , La rose algérienne) généralement appelée Warda (وردة ) est une chanteuse algérienne née en France en 1940.

    Née à Puteaux d’un père algérien (Mohammed Ftouki) originaire de Souk-Ahras et d’une mère libanaise en 1940, elle commence à chanter en 1951, à l’âge de onze ans, au Tam-tam, un établissement du Quartier-latin appartenant à son père. Elle se fait rapidement connaitre pour ses chansons patriotiques algériennes. En 1958, suite à ses chansons, elle est obligée de quitter la France pour Beyrouth. Après l’indépendance de l’Algérie, elle retourne en Algérie et se marie en 1962. Son mari lui interdit de chanter. En 1972, le président algérien Houari Boumediene, lui demande de chanter pour commémorer l’indépendance de l’Algérie, ce qu’elle fait accompagnée d’un orchestre égyptien. Suite à cela, son mari demande le divorce ; c’est ainsi qu’elle décide de consacrer sa vie à la musique.

    Elle part vivre en Égypte, où elle rencontre le compositeur Baligh Hamdi avec qui elle se remarie. En Égypte, elle connait un grand succès en travaillant avec les plus grands compositeurs arabes, comme Mohamed Abdelwahab ou Sayed Mekawi. Elle tient aussi quelques grands rôles dans des films égyptiens.

    Elle a vendu plus de 20 millions d’albums à travers le monde pour un répertoire comprenant plus de 300 chansons. Ses chansons les plus connues sont « lola el malama », « batwannes bik », «  »harramt ahibbak », « wahashtouni » ou « awqati btehlaw ».

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  8. Artisans de l'ombre Dit :

    Warda Eldjazairia

    Source :o kbob.net

    samedi 24 novembre 2007, par setifienne.com

    Elle est née en juillet 1940 en région parisienne d’un père algérien et d’une mère libanaise. Son père était gérant d’un foyer d’ouvriers à Boulogne Billancourt qui sera, dès 1936, un centre d’activités d’organisation nationaliste de lutte pour l’indépendance du Maghreb.

    Plus tard, il deviendra propriétaire d’un cabaret de musique arabe installé dans le Quartier Latin de Paris, dont Warda sera la vedette jusqu’à sa fermeture en 1958, date de l’exil de toute la famille au Liban. Sa mère, issue d’une grande famille musulmane de Beyrouth, a initié sa fille dès son plus jeune âge à la chanson libanaise.

    Ses débuts

    Le public découvre Warda grâce à une émission TV pour enfants diffusée par la R.T.F en 1951, alors qu’elle a seulement 11 ans. Chaque jeudi, elle assure la présentation de cette émission et chante une chanson devant son jeune auditoire. En 1958, alors que la France est préoccupée par la guerre d’indépendance algérienne, la famille de Warda se réfugie à Beyrouth (Liban), où Warda continuera à interpréter des chansons militantes, en particulier « Djamila » dédiée à la résistance des femmes. Quand Warda commence à chanter dans Tanyos, une boîte de nuit célèbre, elle n’a que 17 ans et ses chansons nationalistes ne sont pas adaptées !

    Une nuit, le chanteur Mohamed Abdel Wahab est dans le public. À la fin de la représentation, il lui propose de composer pour elle et elle perçoit sa proposition comme un immense honneur. Wahab deviendra ainsi son « parrain » et pour lui, le prix de la gloire est de travailler dur : ses méthodes de travail sont rigoureuses, quasi tyranniques, mais Warda lui sera reconnaissante. C’est à cette époque qu’elle décide d’apprendre l’arabe écrit et « d’effacer » son accent algérien. Jusqu’alors, Warda interprétait ses chansons d’après des textes transcrits phonétiquement en alphabet latin. Désormais, elle le fera avec des textes écrits en arabe.

    En 1959, Riad Sombati (compositeur arabe important), qui n’avait entendu sa voix que sur les ondes égyptiennes qui retransmettaient « Djamila », chantée au Festival de Damas, a été séduit par sa voix. Il décide alors de la prendre sous son aile en l’invitant au Caire, où il composera beaucoup de chansons pour elle. Parmi elles, « Loubat el Ayyam » et « Nida el Dhamir ». Quand elle arrive au Caire en 1960, Riad Sombati lui compose, avec l’aide d’un poète égyptien, deux poèmes : « Ya huria ana bendahlek » (« Liberté, j’écris ton nom ») et « Dalia Djamila », en l’honneur de la Palestine…

    Vers 1961-1962, le président égyptien, Gamal Abdel Nasser, lui demande de participer comme représentante de l’Algérie, à une chanson pour le monde arabe intitulée « Al Watan Al Akbar » (« La plus grande patrie ») et composée par Mohamed Abdel Wahab. Warda a eu la chance de l’interpréter aux côtés d’autres grands chanteurs tels qu’Abdel Halim Hafez, Sabah, Fayza Ahmed, Al Sagheera et Najat.

    1962 marque l’année de l’indépendance de l’Algérie. Un an plus tard, Warda y retourne chanter pour la célèbration du mariage d’un ancien officier de haut rang de l’armée nationale de libération (ALN). Puis, son mari lui demande de cesser de chanter pour s’occuper de sa famille – ce qu’elle a fait pendant dix ans et qui a failli compromettre sa carrière.

    Source : Okbob.net

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  9. Artisans de l'ombre Dit :

    Étymologie

    Souk-Ahras est extrait du deux mots arabes ahras qui signifie « lion » (en raison de la présence de ces animaux jusqu’en 1930 dans ses forêts, et souk de l’arabe « marché » (سوق) donnant ainsi « le marché des lions ».
    Histoire

    Ville natale de Saint Augustin (né le 13 Novembre 354), évêque d’Hippone, Souk-Ahras a joué un rôle important dans l’histoire politique et culturelle de l’Algérie en raison de sa position stratégique. Carrefour des civilisations numide, puis romaine et enfin berbère elle fut le lieu de fortifications militaires (Madaure, Tifèche, Khemissa…) que de centres urbaines. Pendant la colonisation française, elle est devenue une importante ville commerciale assurant les échanges entre le sud, le nord-est algérien et la Tunisie. Pendant la révolution, elle a abrité dans les djebels des Ouled Bechiah une base autonome des différentes Wilayas de l’Armée de Libération Nationale, appelée Base de l’Est. A l’indépendance, elle est entrée en déclin malgré le fait qu’un grand nombre des dirigeants politiques et militaires du pays en étaient originaires.
    Géographie

    Géographiquement, elle est située dans un cuvette, entourée de montagnes boisées comme le Djebel Boussalah. Elle est aussi traversée par un des principaux oued maghrébin, la Medjerda. Elle est entourée par la République Tunisienne à l’est, la Wilaya de Guelma (24) au nord ouest, la Wilaya de Oum-El-Bouaghi (04) au sud ouest , la Wilaya de Tébessa (12) au sud , et la Wilaya de El-Taref (36) au nord.

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  10. Artisans de l'ombre Dit :

    وق أهراس بالشاوية: )، مدينة جزائرية وعاصمة ولاية سوق أهراس.

    المدينة النوميدية ثاگاست Thagaste التي قامت على أطلالها سوق أهراس, كانت تقع في المرتفعات الشمالية الشرقية لنوميديا, وقد أصبحت بعد ذلك, جزءاً من الجمهورية الرومانية. وكانت تقع على بعد 60 ميلاً من هيپو رگيوس, المسماة الآن عنابة, وعلى بعد نحو 150 ميلاً من قرطاج (على الساحل التونسي). وكانت مسقط رأس أوگستين من هيپو.[1] المدينة ذكرها پليني الأكبر. فبالإضافة إلى القديس أغسطين, كان هناك العديد من الأساقفة الذين عملوا في ثاگاست, ومنهم:

    القديس فرمين القديس أليپ, صديق أوگستين القديس جانواريوس

    متحف المدينة

    ولاية سوق أهراس، تقع ولاية سوق أهراس بالشرق الجزائري على الحدود التونسية شرقا ، والطارف و قالمة شمالا ، و أم البواقي جنوب غرب ، وتبسة جنوبا ، هي الولاية (المحافظة) رقم 41 والتي نتجت عن التقسيم الإداري لسنة 1984 . تقع ضمن منخفض تحيط به الجبال المكسوة بالغابات من كل جهة أهمها جبال بوصالح ، ويخترقها وادي مجردة. اشتقت تسمية سوق أهراس ، من الاسم الأمازيغي « أهراس » والذي يعني الأسود ، على اعتبار أن المنطقة كانت تعيش فيها وإلى وقت غير بعيد الأسود والتي كانت تتخذ من الغابات عرينا لها . ولما أنشئت سوق بالمنطقة تم تسميتها بسوق الأسود (أهراس). تعاقبت على ولاية سوق أهراس حضارات عديدة منذ القرون القديمة إلى يومنا هذا ، حيث يعتبر كل شبر من الولاية كتابا مفتوحا على الهواء الطلق ، يوحي بثراء ثقافتها التي تلهم زائرها التأمل والتقدير ، بداية من الفترة النوميدية ، الفينيقية ، الرومانية ، البيزنطية والوندالية مرورا بالفترة الإسلامية وإلى يومنا هذا.

    أهم المعالم مدينة طاغست الأثرية مادوروس خميسة هنشير القصيبة كاف المصورة

    أعلام سوق أهراس القديس أوغستين لوكيوس أبوليوس المادوري شهاب الدين التفاشي مصطفى كاتب الفنان الشهيد عبابسية البادي شكيب حمادة

    تقسيم إداري الدوائر و البلديات المكونة لولاية سوق أهراس.

    الدوائر عدد الدوائـــر 10.

    سوق أهراس، بئر بوحوش، المشروحة، أم العظائم، المراهنة،
    أولاد إدريـس، سدراتة ، مداوروش، تاورة

    عدد البلديات : 26.

    ولاية سوق اهراس ملجأ ومصح لأمراض الربو لوجود الكثيف لأشجار الصنوبر واليوكالبتوس بكثرة.

    الخصائص طبيعة جبلية. اقتصاد زراعي. تضم آثار رومانية في مداوروش وخميسة (المسبح الذي على شكل قيتار في خميسة أنجزه الرومان). تعتبر محطة عبور بين الجمهورية الجزائرية و الجمهورية التونسية. وقد ولد بمدينة سوق أهراس القديس أوغستين 354م- 430م

    [عدل] تاريخ المدينة

    العصر الروماني

    كانت تسمى قديما طاغاست، مسقط رأس القديس أوغسطين . فقد دلت العديد من الآثار الرومانية على وجود هذه المدينة العريقة. فقد كانت المدينة على محور هام للطرق الرومانية تصل ما بين هيبون (عنابة) شمالا، أكبر سوق في شمال إفريقيا، و تيفاست (تبسة) جنوبا، حيث أسست سنة 72 قبل ميلاد المسيح.

    العهد العثماني

    * 1515-1830

    لقد وجدت زيتونة مهيبة قرب برج بسيط كان ملكا لشيخ الحنانشة (رئيس إحدى قبائل الأهالي).

    الحقبة الاستعمارية الفرنسية

    * 1962-1830

    في سنة 1851/1852 قامت مصالح الجيش الفرنسي ببناء حامية لإخماد قوات القبائل المتاخمة. وبعدها في سنة 1853 تم بناء ملحقة دائمة تابعة لقسمة عنابة . واضطلع بمهمة التخطيط للمركز المستقبلي الكولونيل تورفيل (Tourville) وبني فوق آثار المدينة التاري حيث تطور هذا المركز العمراني إلى تكتل بشري كبير وذلك مع وفود عائلات من الفلاحين والتجار. وتم اعتماد هذا المركز رسميا سنة 1861 وأصبح تابعا لـ دائرة قالمة، مقاطعة قسنطينة .

    الإدارة المدنية أثناء الاستعمار الفرنسي

    عين القائد فوڤال (Fauvelle) أول ضابط سام للمدينة ولكنه توفي بعد تعرضه لحادث سقوط من حصان في 3 سبتمبر سنة 1856.

    وفي نفس السنة عين أول ضابط، وهو الكابيتان بومال (Baumelle) حيث قام بتسجيل أول حالات الولادة لخمس بنات وطفل، وأول فتاة ولدت في المدينة هي ابنة بناء وتسمى صوفي وندت (Wendt fille).

    أول العائلات التي سكنت سوق أهراس هي: توسان كلادا (Toussaint Clada)، فونتنال (Fontenelle)، ﭬالبا (Guelpa)، مارتال (Martel)، روكات (Rouquette)، بورﭬات (Burgat)، آروي (Arroué)، فلامونكور (Flamencourt)، ﭬاسكو (Guasco)، بوري (Borie)، جيبيلي (Gibelli)، بوتوس (Poutous)… وآخرون.

    كان التجمع السكاني يضم 2142 ساكن فيهم 1120 أوروبي، 884 جزائري، و138 يهودي.

    وفي 16 أكتوبر 1858 عين السيد فورنيي (Fournier) ضابطا للحالة المدنية، وعوض في 5 نوفمبر سنة 1859 بالسيد سيـﭬاي فيلافاكس (Seguy Villavaleix) والذي اشتغل في منصب سكرتير لمحافظة ﭬالمة والذي بدوره ترك منصبه في نهاية نوفمبر من نفس السنة للسيد كاكولت (Cacault).

    وفي 22 أغسطس وبمرسوم حكومي انتقل سوق هراس إلى رتبة بلدية بكامل صلاحياتها وألحقت بها مجاز الصفاء.

    تم اكتشاف منبعين للمياه في المدينة، في عين الزرقا وعين ملاب صيود، ولكن تم ردم هذه المنابع نتيجة للتوسع العمراني.

    في سنة 1880 تم الانتهاء من المستشفى العسكري بعد أربع سنوات من التشييد. وكذلك شُيد سوق للخضر والحبوب، حيث قدرت كمية الحبوب التي كان يستقبلها ب 200 ألف قنطار. سنة 1887 تم الانتهاء من بناء متحف المدينة وهو أجمل بناء في المنطقة بأجمعها.

    وكذلك بنيت كنيسة جديدة سنة 1870 وأهدت أجراسها وزارة الدفاع الفرنسية.

    في12 و13 نوفمبر 1930 دشن مطران الجزائر العاصمة المونسنيور ليونو (Mgr Leynaud) كاتدرائية القديس أوغسطين .

    سنة 1906 دخلت الكهرباء للمدينة.

    سكة الحديد

    * أهمية سكة الحديد

    سنة 1887 أوكلت مهمة بناء خط دوفيفي (Duvivier) لشركة عنابة قالمة. 30 جوان 1881 وصل أول قطار بخاري إلى سوق أهراس، وأسس مخزن للقاطرات البخارية. في 1920 وصل عدد القاطرات إلى 20 من نوع شنايدر (Schneider 150 C)، وأضيف لها 10 وحدات سنة 1921 وذلك خصيصا لنقل البضائع والمعادن. 1923 تم إضافة 15 وحدة لنقل المسافرين. وبلغت سرعة القطارات 80 كلم/س مع حمل 300 طن (أي مثل قطارات فرنسا) مع التواء بلغ 14 ملم في المتر. وتتميز السكة الحديدية بوجود خمسة أنفاق ويبلغ طول أطولها 756 متر ويرتفع 760 متر. ومع كثرة الجبال ووعورة التضاريس تجاوزت حمولة القطار سنة 1928، 776 ألف من المعادن، و676 ألف طن من الفوسفات وذلك في خط سير واحد.

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  11. fatma Dit :

    Je n’ai pas compris pourquoi la grande chanteuse Warda a décide de ne plus chanter en tunisie?? réponse s’il vous plait!!

  12. aztecmico Dit :

    bonjour warda!
    je te voyais souvent le matin, rue st Séverin entre 1954 et 1957, surtout à l’épicerie du coin de la rue de la Harpe! j’habitais la rue Xavier Privas perpendiculaire à la rue st Séverin! j’avais 16 ans en 1954!
    je voudrais savoir si vraiment la chanson « DJAMILA » faite pour toi par Mohamed Abdelwahab, ta première chanson en Egypte, parlait de DJAMILA BOUHIRED jeune fille algérienne emprisonnée en France !

    Malgré plusieurs tentatives, je n ai pas pu t’approcher à Ifri avec l’ex président Chadli alors que j’assistais à ton concert, étant originaire des environs!
    merci pour toutes réponses!je voudrais avoir pour les lire les paroles de cette chanson que je n’ai pas écoutéé depuis 1961 à Paris alors que je comprenais à peine l’arabe.
    salutations

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