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TAKFARINAS À PROPOS DES INSULTES DES ART. ÉGYPTIENS

30 novembre 2009

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TAKFARINAS À PROPOS DES INSULTES DES ART. ÉGYPTIENS logodzprTAKFARINAS À PROPOS DES INSULTES DES ARTISTES ÉGYPTIENS
«Nous sommes des Amazighs et eux, qui sont-ils?»
Propos recueillis par Tahar FATTANI  - Lundi 30 Novembre 2009 – Page : 21

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Tak dénonce la campagne égyptienne contre l’Algérie
B. NORA

Rencontré au Soudan, à l’occasion du match de l’Equipe nationale contre l’Egypte, l’auteur de la chanson Zaâma Zaâma, Takfarinas, revient dans cet entretien sur les moments forts qu’il a vécus, au même titre que tout le peuple algérien, après la qualification des Verts en Coupe du Monde. Par la même occasion, il annonce la sortie de son nouvel album pour le printemps prochain…



L’Expression: Avant de se pencher sur les nouvelles de Tak dans le domaine artistique, qu’avez-vous à dire sur la qualification des Verts au Mondial de Johannesburg 2010?
Tak: Je suis fier de notre équipe. Toutes mes félicitations. C’est une équipe jeune et dynamique. Elle a la volonté acharnée de gagner. Après cette étape importante, j’ai toute confiance en l’entraîneur Saâdane, le président Raouraoua et le ministre de la Jeunesse et des Sports pour lui permettre de réaliser de meilleures performances. Le duo Saâdane-Raouraoua est la force tranquille de cette équipe nationale. Ils savent que les meilleures équipes ne sont pas celles avec lesquelles les Verts ont déjà joué; elles sont celles contre qui ils auront à se battre.
Au Soudan, j’étais avec l’ancienne Equipe nationale. Il ressortait de nos conversations qu’il fallait à cette jeune équipe beaucoup de matchs amicaux pour élaborer des stratégies et développer le jeu collectif. De plus, je me réjouis qu’après de très nombreuses années de deuil et de violence où elle n’était connue au niveau international que pour différentes tragédies, l’Algérie soit enfin évoquée pour une chose positive. Si, bien sûr, ceux qui vivent en Algérie ont été incomparablement éprouvés, vous devez savoir que nous qui vivons à l’étranger, nous avons aussi souffert et nous souffrons de voir notre pays confronté soit à la violence des hommes, soit aux catastrophes naturelles. Toutes les grandes nations ont affronté de semblables épreuves et ont réussi à les surmonter.
J’espère que mon pays suivra leur exemple. Et j’espère que cette qualification à la Coupe du Monde est un signe qui annonce une nouvelle ère pour les Algériens.
Je souhaite que nos élus utilisent cette occasion unique pour engager notre pays dans la voie du bonheur et du développement. Car nous avons tout ce qu’il faut pour réussir, Inchallah. Ne pas oublier, aussi, le grand rôle joué par la presse algérienne et la Télévision nationale. Elles méritent d’être félicitées.
Vous avez tenu à vous déplacer au Soudan pour supporter l’Equipe nationale…
Je me suis d’abord rendu en Algérie pour voir le match retour entre l’Egypte et l’Algérie qui a eu lieu en Egypte. Je voulais vivre avec les Algériens l’événement dans le cas où nous aurions gagné, tellement cette joie m’avait manqué. Mais, la joie d’une éventuelle victoire s’est transformée en cauchemar lorsque j’ai vu à la télévision les images de l’agression dont les joueurs algériens ont été victimes. Leur bus saccagé, des joueurs blessés à la veille d’un match, pour moi, c’était du jamais-vu. Et pourtant, à Blida, au match aller, nous avions accueilli les Egyptiens avec des fleurs. Mais, ce qui m’a fait le plus mal, c’est que la Fifa n’a prononcé aucune sanction. C’est alors que j’ai décidé d’aller soutenir notre équipe au Soudan, coûte que coûte.

Des artistes égyptiens se sont impliqués dans la campagne anti-algérienne pour porter atteinte à la Révolution algérienne, à nos martyrs et aux Algériens. Qu’avez-vous à dire à ces artistes?
Tout d’abord, les Egyptiens n’ont pas digéré notre qualification. En plus, on a déjoué leurs calculs. Ils ont cru qu’en jouant au Soudan, compte tenu de l’éloignement, les joueurs algériens auraient peu de supporters et que les Soudanais allaient soutenir l’Egypte. Ils étaient certains que les Algériens, seuls et sous pression, allaient perdre le match. Mais le Président de la République, Monsieur Bouteflika, a joué un grand rôle en prenant la bonne décision. Je l’en félicite. Il a envoyé 15.000 supporters en renfort. J’étais avec eux au Soudan. Cela s’est très bien passé, aussi bien à l’aller qu’au retour. Il faut aussi saluer le directeur général d’Air Algérie et tout son staff qui, en trois jours, ont organisé le déplacement imprévu de ces 15.000 personnes. Croyez-moi, pour faire cela, il faut être un pays développé, et nous sommes en bonne voie. Ensuite, concernant les artistes égyptiens, je vous livre une anecdote personnelle. Lorsque j’ai réédité la chanson Salamat en 1996, elle a été diffusée sur les radios du monde entier, sauf en Egypte. Elle a été interdite de passage sur les ondes égyptiennes. Et pourtant, cette chanson ne parle que de paix. Jusqu’à aujourd’hui, je n’ai rien compris à la raison de cette interdiction. Alors qu’il n’y a jamais eu de censure en Algérie contre la culture égyptienne, bien au contraire. Nous dormions et nous nous réveillions avec les chansons et les films égyptiens. Armi d ulamek! Ensuite, concernant les propos sur l’Algérie. Si les propos rapportés par les journalistes sont exactement conformes à la réalité, c’est extrêmement choquant. C’est une honte pour les gens qui les ont prononcés, ils abaissent la valeur de leur pays en tentant d’abaisser la nôtre. En insultant les moudjahidine, ils ont dépassé le domaine du sport. Ça me dégoûte, je ne trouve pas de mots pour dire ce que je ressens. Il appartient aux représentants de l’Algérie d’exiger des excuses. Enfin, ils croient nous insulter en disant que nous ne sommes pas des Arabes. Tous les peuples ont leur dignité. Mais ceux qui nous insultent ont mis du temps à découvrir que, même si nous sommes musulmans, nous sommes aussi des Imazgizhen. Ils veulent nous faire honte et nous, bien au contraire, c’est de la fierté que nous avons pour notre Amazighité. Ceux qui nous insultent, savent-ils qui ils sont? Savent-ils qui est Sheshonq ou Shashnaq? Moi qui sais qui je suis, je dédie cette qualification à tous les moudjahidine qui ont combattu pour la liberté, de la guerre d’Algérie jusqu’au Printemps noir.

Revenons à Tak. Un nouvel album pour bientôt?
Oui, je suis en train de finir l’enregistrement de mon album qui sortira en mai 2010. Il est vrai, j’avais promis de le sortir pour 2009. Je demande pardon à mon public de ne pas l’avoir fait. Mais la situation de crise n’était pas favorable à une sortie d’albums. D’ailleurs, je ne suis pas le seul artiste dans ce cas. Et je ne suis pas le seul à avoir pris ce type de décision. Face à une situation économique préoccupante, le public doit savoir que l’artiste n’est pas le seul décideur. La maison de disque a aussi son mot à dire.

Pourriez-vous nous parler avec plus de détails de cet album?
C’est un album de seize titres. C’est un disque qui, je l’espère, fera plaisir à tout mon public et en particulier à ceux qui aiment le chaâbi. En effet, j’ai enregistré huit titres dans le genre chaabi, mais métissés, bien sûr, avec mon style yal. Et les huit autres titres sont dans la veine yal music. J’ajoute qu’il y aura une grande surprise, mais je ne peux rien dire. En tout cas, cette surprise, ce n’est pas un duo. A l’heure où je vous parle, l’album est presque entièrement enregistré. Mon seul souhait à présent, c’est qu’il plaise au public.

A quand une tournée de Tak en Algérie?
Je n’ai pas chanté dans mon pays depuis 1991. Et ce n’est pas faute d’avoir essayé. Depuis 2005, je tente de monter une tournée en Algérie. Pour mon retour, je veux quelque chose de différent de ce qui se fait; je veux quelque chose de grandiose. Il me semble qu’en tant qu’artiste algérien, puisque notre musique a déjà fait le tour du monde, il est de mon devoir de tout faire pour réaliser un spectacle unique. Et je crois que les Algériens ont le droit de voir monter chez eux ce type de projets. Ils méritent d’assister à de grands shows à la dimension de la culture algérienne. Parce que je n’oublie pas que c’est en Algérie que se trouve mon premier public.
C’est le public du nid duquel j’ai pris mon envol. Je suis bien conscient de l’envergure d’un pareil projet. Mais je sais ce que je veux; je sais comment le faire; je sais combien ça coûte. Je suis convaincu que c’est un projet fiable. Il ne me manque qu’une seule chose: l’accord des autorités et du ministère de la Culture. Mais j’ai confiance; le bon moment arrivera, Inchallah. Car je n’ai d’autre rêve que de chanter chez moi devant les miens. Pour conclure, je dirais: «One Two Three, viva l’Algérie! Three, Two, One, Viva Soudan!» Rendez-vous avec l’équipe en Afrique du Sud, Inchallah. Je termine par souhaiter aux Algériens, Saha Laïd n’wen. Saha Aïdkoum.


À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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