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Les studios «Misr» font encore dans le cinéma

28 novembre 2009

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Les studios «Misr» font encore dans le cinéma

par Farouk Zahi

Les studios «Misr» font encore dans le cinéma  spacerC’est dommage et bien dommage, qu’une partie de la nation, qui a enfanté Naguib Mahfoud, tombe aussi bas dans la fourberie, le mensonge et la vindicte. Pauvre peuple égyptien ! Compagnon d’armes de notre propre peuple hier, il traverse, aujourd’hui, les plus abjects moments de son asservissement intellectuel et matériel depuis la chute de la monarchie.



Qu’a-t-on fait du Saiydi (habitant de la haute Égypte), lui, si fier et rebelle, réduit à une loque humaine ? Il fait partie de la relique folklorique d’un lustre antéislamique momifié. Les images communardes aux alentours de l’ambassade d’Algérie, et rapportées par les médias du monde, sont la triste désolation du jardin planté par les Officiers libres, un certain juillet 1952. Honnis soient ceux qui en ont cédé l’usufruit aux fils de Sion. Les stars du célébrissime feuilleton ne sont plus là, leur condescendance leur a juste permis d’être à « El-Merikh Stadium » le temps d’un match de foot, dans une tribune bien gardée. Les bachaouète (pachas), qui se gargarisent de la non arabité de l’Algérie, ont une folle envie de maîtriser la langue de Molière… pour preuve : leur incongrue adhésion à la francophonie. La campagne de Bonaparte aurait-elle fait des petits ? Chahine doit s’en retourner dans son caveau. La gueuse plèbe des populeux quartiers de Seiti Zineb et autres Hilmia faite de concierges, portefaix, femmes de peine et autres damnés fera la fête à Hagar (Abelkader Hadjar, notre ambassadeur). Invité par une chaîne télévisuelle locale à faire une déclaration, celui-ci déclinait la sollicitation, pour indisposition physique ; il s’attirait ainsi les foudres de ladite chaîne et de ses consoeurs. Ne l’entendant pas de cette oreille, l’animatrice de « El Hayat » lâcha la meute. Une foule déchaînée se dirigea alors vers notre représentation diplomatique pour y déloger le « parjure ». Les « Moussaqafoun » (intellectuels), compagnons infortunés des Pharaons dans leur « Déversoir » soudanais, ont quant à eux pris la précaution de ne faire de déclarations baveuses qu’après s’être assurés, qu’ils étaient bien dans le vol du retour. Leurs premières interviews sur le terrain étaient perfidement fielleuses ; elles feignaient même de féliciter sportivement les Verts. Il n’en était rien, ce n’était qu’une hypocrite duplicité. Fardous Abdelhamid, faussement apeurée et pleurnicharde (déformation professionnelle oblige) aurait assisté à un jet « meurtier » d’une canette vide tombée aux pieds d’une importante personnalité (Chakhssia kibira guidan). L’ogre algérien était trop discipliné pour ne pas appartenir aux forces spéciales, dixit Ihab Tewfik. Ce dernier reconnaît, quand même, que l’émoi de ses consoeurs et confrères, habitués à suivre les matchs à travers le téléviseur, était exacerbé par le tumulte du stade. Enfin, une petite vérité dans un vésuve de fabulations. Nous pensions, comme toute personne sensée, que le « moucelcel) allait prendre fin dès l’ingestion de la botte de Antar Yahia. Malheureusement, il ne s’agissait pas que d’une simple joute sportive, comme tout le monde semblait le croire, mais bel et bien, du transpercement d’une deuxième ligne « Barlev », avec le génie du général Chazli en moins. Le ton guerrier était même donné par d’anciennes complaintes patriotiques de « Kawkeb Echarq » (La diva Oum Koultoum). Décidément, l’insolence des Fennecs a été au-delà de tous les scénarii. Gamal et Alaâ Moubarek, hittistes politiques mis en couveuse par leur père de « Rais », ont été défaits dans le fief même de ce qu’ils considéraient être leur prolongement historique : le valeureux Soudan. Oui, l’ambassadeur de ce pays ami à Alger, le vocable frère devient suspect dans le contexte, a, dans sa conférence de presse du 24 novembre, infirmé toutes les allégations de la partie égyptienne jusqu’à les qualifier de purs mensonges. Il faut chercher les motifs de cette campagne médiatique ailleurs. Le match qui s’est déroulé à Khartoum est un faux alibi, conclura-t-il. La messe est dite. Les fils du Nil, qui ne sont pas d’ailleurs les seuls à l’être, ne savaient-ils pas qu’ «El-Merikh», n’est satellite d’aucune autre planète ? Monsieur Alaâ, dont le souci dernier serait l’honneur de l’homme égyptien, parle volontiers de défense des intérêts économiques égyptiens en Algérie par toutes les voies légales, sinon par la force.

Les véritables raisons de la logorrhée des dauphins et de leurs relais médiatico-politico-financiers sont enfin publiquement avouées. De quelle force parlez-vous, Monsieur le frère du futur président déchu ? Celle exhibée à Rafah pour mieux emmurer Gaza ou celle, plus sournoise, du sabordage du sommet arabe de Doha ? L’Egypte de Nasser n’est pas encore embaumée, elle est simplement silencieuse et énigmatique comme le Sphinx. Le moment venu, elle vous fera engloutir par les abysses marins, tout comme Pharaon. Vous serez la dernière dynastie de clones momiesques qu’une aberration de l’histoire aura fait naître au pays de Saad Zaghloul. La glorieuse Egypte vous enfouira profondément dans le dépotoir de l’histoire. Pendant que vous brûliez le drapeau de l’Algérie la martyre, l’emblème sioniste, comme pour narguer les martyrs du Sinai, flotte hérétiquement dans le ciel d’El Kahira la fatimide, lignée amazighe comme vous semblez y faire l’impasse. Pendant que vous profaniez la mémoire de Ahmed Zabana, Shimon Pérez faisait bombance à votre table. Honte à vous et à votre géniteur ! Votre rancoeur a commencé déjà, lors du festival du cinéma arabe où Ahmed Rachedi pourfendait votre ego, avec son épopée filmique «Mostefa Benboulaid». Les palmes d’or de Hamina en 1975 et de Bouchareb en 2008, vous sont restées dans le gosier. Ces prestigieuses distinctions ne peuvent aucunement être décernées à une nation inculte, vous en conviendrez, même «Bi El Afia» (de force) comme vous le dites si bien chez vous. En dépit de sa splendeur civilisationnelle passée, Oum Eddounia, depuis longtemps ménopausée, ne pourra même pas enfanter les répliques de Massinissa, Abelkader, Cheikh Amoud, Ben M’Hidi, Bouhired, Boumédiene, Zakaria, Bennabi, Yacine, Ouarda, Djebbar, Mosteghanemi, Boutella ou même Chaouchi. Seule, la matrice généreuse de l’Algérie portera pour l’éternité les stigmates des originaux.

Le Quotidien d’Oran du Jeudi 26 novembre 2009

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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Une réponse à “Les studios «Misr» font encore dans le cinéma”

  1. Artisans de l'ombre Dit :

    Selon des Palestiniens de Gaza
    Le Caire détourne l’aide humanitaire qui leur est destinée
    Par : Djamel Bouatta
    Lu : (405 fois)

    Des journaux de Gaza en ont parlé ces derniers jours : les autorités égyptiennes pillent les aides internationales destinées aux pauvres de Gaza, autant dire à toute la population de l’enclave palestinienne sous embargo israélien systématique depuis deux années au moins. La situation nutritionnelle et sanitaire du million de Palestiniens y est alarmante. Les ONG internationales ainsi que les organisations multilatérales n’ont pas arrêté d’alerter sur la situation critique de ces Palestiniens assiégés alors que les aides continuent d’arriver sur le Sinaï. Un territoire voisin également verrouillé, non pas par les soins des Israéliens, mais par le pays “frère” qu’est l’Égypte. Le Caire veille au bouclage de l’enclave et, selon les Palestiniens, avec plus de zèle que l’ennemi israélien. Moubarak, après avoir profité du business transfrontalier via les fameux tunnels reliant Gaza à El-Arrich, ville champignon égyptienne qui doit sa naissance à ce commerce informel, s’est vu contraint de tuer la poule aux œufs d’or sur injonction des Israéliens auxquels il n’a jamais rien refusé. Les dizaines de tonnes de produits alimentaires, d’hygiène, sanitaires et de petites pièces de rechange élémentaires ont alors changé de destinataires. Le gouvernement du Caire se les approprie d’autant que les donateurs ferment les yeux, Washington et Paris veillant à ce que leur grand allié d’Égypte ne soit pas égratigné et cela tant qu’il assume le rôle que les deux capitales lui ont imparti. Les ONG ne peuvent pas dire qu’elles ne le savent pas puisque les dons sont accumulés au stade sportif d’AlReesh d’où ils sont dispatchés. Une partie pour les pauvres égyptiens et, il y en a plus que ne l’avouent les autorités égyptiennes. C’est le Pnud qui le dit dans un dernier rapport : dans le pays des Pharaons, un enfant sur trois meurt de malnutrition en 2009. Au point où les experts se demandent s’il ne valait pas mieux inscrire l’Égypte dans le lot des pays les plus pauvres dès lors qu’il bénéficie d’aides alimentaires.
    Au Sinaï, de l’autre côté de Gaza, les Égyptiens vivent dans le dénuement total. Charm El-cheikh ne doit pas faire illusion. Ce n’est que la vitrine du régime, une petite oasis pour richissimes et la nomenklatura égyptienne. L’autre partie de nourriture et autres nécessités de base pour les Gazaouis est revendue purement et simplement. L’argent va évidemment dans les caisses occultes du pouvoir. Les Palestiniens sont formels : oui, le régime de Moubarak pille la nourriture et autres biens de consommation censés être distribués aux orphelins et nécessiteux de Gaza qui, après avoir subi les bombardements israéliens, vivent sous la loi d’un blocus intégral auquel s’est joint, sans trop se faire prier, Moubarak pour, tentent de le défendre ses proches, apprivoiser Hamas et empêcher sa jonction avec les islamistes égyptiens. Et comme au Caire le foot et la politique se sont bien acoquinés, la police a même laissé des affamés du Sinaï se servir dans un des dépôts de l’aide humanitaire destinée aux Palestiniens. C’était après la déculottée des Pharaons par nos Fennecs. Ces biens, qui étaient stockés depuis janvier, n’ont pas été pillés auparavant. Le gouverneur du Sinaï, Mohamed Shousha, le responsable du Croissant-Rouge et la police ont laissé faire.
    Riz, farine, conserves, huile, couvertures et médicaments pour compenser la défaite, mais surtout contenir la colère des Égyptiens affamés. Des sources font état également de destruction de biens alimentaires destinés aux Palestiniens par les autorités égyptiennes. 250 tonnes en provenance de Libye ont été brûlés en mai dernier, ils avaient été déclarés impropres à la consommation, après être abandonnés sous le soleil du désert. Pourquoi l’Égypte ne facilite plus l’acheminement de la nourriture pour les pauvres qui meurent de faim à
    Gaza ? À travers la mer… à travers le poste-frontière… ou à travers les tunnels qui ont été gazés par les autorités égyptiennes pour dissuader les Gazaouis affamés d’y chercher ne serait-ce qu’une poignée de riz. La réponse coule d’elle-même : Moubarak a obéi à Netanyahu comme il l’a fait auparavant avec Olmert, et avant lui Sharon, Barak, Perez et bien d’autres. Le raïs égyptien, au pouvoir depuis 1982, en a vu défiler des premiers ministres israéliens

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