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Entretien avec Fawzi Chaouchi -«Je suis fier d’être Algérien…»

22 novembre 2009

Non classé

Entretien avec Fawzi Chaouchi

«Je suis fier d’être Algérien…»

Fawzi Chaouchi, malgré sa timidité et les traits tirés par la fatigue, a accepté de nous accorder cet entretien.

 

Le Jour d’Algérie : Peux-tu te présenter en quelques mots ?

 

Fawzi Chaouchi : Je m’appelle Chaouchi Fawzi, né le 5 décembre 1985 à Bordj Ménaiel. Mon père est infirmier à l’hôpital de la ville et ex-joueur de la JSBM et de l’équipe espoir de Kamel Lemoui dans les années 80. On  le surnomme ici Bechicha. J’ai un frère Ali et trois sœurs, la cadette, âgée de 12 ans, s’appelle Ikram. Il continue souriant et après hésitation : je suis… fiancé. Si on remporte la coupe d’Afrique, la fête aura lieu au mois de mars, sinon après la Coupe du monde.

 

Quel est ton parcours?

Je suis issu du quartier populaire de Bastos et un pur produit de l’école ménailie. Ma réussite revient à mon père qui m’a orienté, à ses conseils et  à mes différents entraîneurs de la catégorie minime à la catégorie senior à la JSBM. Cette grande équipe a enfanté de nombreux joueurs qui font les beaux jours des équipes des divisions nationales Une et Deux. Je souhaite de tout cœur que la JSBM retrouve la place qui lui est due, pour cela on doit l’aider. J’ai joué à la JSK dont je garde le meilleur souvenir, plus particulièrement le public kabyle, et  à l’Entente de Sétif et son public qui m’ont vite adopté.

 

Tu détiens un secret qui énerve, voire qui enrage ton adversaire.

Le calme devant l’adversaire est ma principale arme, surtout quand on mène au score. Quand je suis en possession du ballon, je ne parle pas à mon adversaire, je le fixe des yeux comme pour le déprécier et lui dire «tu ne fais pas le poids pour me marquer un but» (Amro Zaki, Abou Trika sont beaucoup plus âgés et ont plus d’expérience).

 

Une particularité ?

J’ai un tempérament de gagneur et c’est la clé de ma réussite. L’adversaire ne m’effraie pas, je ne recule pas devant lui. Devant l’Egypte j’étais prêt à me sacrifier pour donner la victoire à mon pays et aux nombreux supporters venus de si loin pour une seule cause, la qualification au Mondial. (La parade effectuée dans les dernières minutes de la partie au milieu d’un paquet de joueurs adverses le confirme).

 

Quelle ambiance régnait-il dans le groupe ?

L’équipe nationale est une véritable famille. Unis,  nous étions décidés à remporter la victoire. Nous les Algériens quand on nous blesse on ne revient pas en arrière, on se surpasse. Saïfi, Slimane Raho, Zaoui sont des phénomènes qui vous font oublier toutes les mésaventures. D’ailleurs, on a eu du mal à se séparer après la réception du président de la République. Karim Ziani est un gentleman, c’est le maître.

 

Une anecdote pour le peuple algérien?

Lors de notre dernière séance d’entraînement, le stade était archicomble, ce qui a contraint les responsables à fermer les portes. Bien que les portes étaient fermées, un jeune Algérien a réussi à pénétrer dans le stade et de quelle manière. Lui ayant demandé comment il a réussi à entrer, il me répondit : par une vitre (une fenêtre).

 

Pour conclure ?

Je suis fier d’être Algérien et d’avoir participé à la qualification de mon pays au Mondial. J’ai chanté «Min Djbalina» avec mes camarades. Vive l’Algérie. Vive notre président Bouteflika. Vive Hadj Raouraoua et bien sûr Saâdane et ma 2e famille  l’équipe nationale.

Cette qualification je la dédie à tout le peuple algérien et à nos frères qui ont fait le déplacement à Khartoum, plus particulièrement au peuple soudanais qui nous a soutenus depuis notre arrivée. Il convient de rappeler que Chaouchi Rachid, père de Fawzi, était international espoir sous la conduite de son entraîneur Kamel Lemoui.

Cet entretien a été réalisé vendredi dernier à la mairie de Bordj Ménaiel par notre correspondant de Boumerdès.

Par A. Kichni

Le jour d’Algerie

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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