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Ce qui s’est passé à Khartoum

21 novembre 2009

Non classé

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QUALIFICATION DES VERTS AU MONDIAL 2010
Ce qui s’est passé à Khartoum
De notre envoyé spécial à Khartoum, Tahar FATTANI  - Samedi 21 Novembre 2009 – Page : 3

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Le dispositif mis en place par les services de sécurité soudanais a bien fonctionné

Le
climat était électrique et les supporters acharnés, des accrochages ont
eu lieu, mais sans faire de victimes ni de gros dégâts.

Loin
de toute intox, désinformation ou manipulation médiatique, voilà ce que
j’ai vu à Khartoum. Lundi 16 novembre, à 19h, heure soudanaise, les
premiers
Suite... groupes des supporters algériens débarquent à l’aéroport
international de Khartoum. Calmes, tranquilles, mobilisés et surtout
déterminés à apporter leur soutien aux Verts, les fans algériens ont
évité de répondre aux premières provocations des Egyptiens présents à
l’aéroport qui y avaient placardé les grands posters des Pharaons. Bien
encadrés par les représentants de l’ambassade d’Algérie à Khartoum, les
supporteurs algériens quittent l’aéroport pour rejoindre les camps
d’hébergement. Mardi matin à l’aube, les supporters algériens
sillonnent les grands boulevards de Khartoum. Drapeaux à la main,
visages colorés de vert, blanc et rouge, les supporters algériens ont
polarisé leur attention sur une seule tâche: supporter les Verts. C’est
en cette journée de mardi que les supporters algériens et égyptiens «sont entrés en contact».
Les premières échauffourées ont eu lieu lorsqu’un groupe de supporters
égyptiens ont provoqué les Algériens qui assiégeaient l’ambassade
d’Algérie à Khartoum. Frustrés et irrités par de petits problèmes
d’hébergement et surtout par le fait de ne pas avoir le ticket d’accès
au stade, les Algériens ont répondu aux Egyptiens, lesquels n’ont pas
tardé à prendre la fuite. Durant toute cette journée de mardi, les
Egyptiens se sont faits très discrets. Ils passaient même inaperçus.
Les quelques drapeaux de l’Egypte qui flottaient sont le fait des
Soudanais qui les avaient brandis. Le match approche et la tension
monte. Le grand jour est arrivé. La frustration a atteint son paroxysme
dans les camps des supporters. Et voilà que le soleil se lève pour
annoncer le début de ce fameux «mercredi». Les supporters
égyptiens arrivent à Khartoum. Bus et minibus sont archi-combles. Ils
défilent dans les rues de la ville pour brandir le drapeau égyptien
sous les yeux des Algériens. Vers 11h du matin, les bus transportant
les supporters égyptiens sillonnent la rue Abled Monim, où se trouve
l’hôtel Taka réservé aux Algériens. A deux mètres seulement des
supporters égyptiens, les Algériens n’ont pas voulu attaquer les bus
des Egyptiens. Ils se sont suffi, seulement, à les huer et à chanter: «Rana Fe Soudan, machi Fel Kahira»,
(Nous sommes au Soudan pas au Caire). Une phrase qui en dit long. Il
s’agit, surtout, d’une allusion faite à l’enfer vécu par les Algériens
au Caire. C’est une manière de leur dire, que «nous sommes dans un pays neutre…».

Les provocations égyptiennes
Les
Egyptiens provoquent et tentent d’intimider les Algériens. Ces derniers
ne maîtrisent plus leurs nerfs et ripostent, et commencent à lancer des
bouteilles d’eau sur les supporters égyptiens. «Une douche froide et gratuite pour les…».
A noter que cette scène s’est déroulée sans la présence des services de
sécurité soudanais. A quelques mètres de là, un groupe d’une
soixantaine de supporters égyptiens ont tenté d’attaquer une dizaine
d’Algériens. Ces derniers n’ont pas baissé les bras: c’est l’offensive.
Finalement, ce sont les Egyptiens qui ont pris la fuite. La poignée de
supporters algériens a poursuivi la foule égyptienne jusqu’à leurs
chambres d’hôtel. Devant une telle ambiance électrique on craignait le
pire. Que va-t-il se passer une fois dans le stade? Cette question
était sur toutes les lèvres. Direction Omdorman où se trouve le stade
qui abritera la rencontre. Les services de sécurité soudanais ont mis
en place un plan d’accès intelligent.
Il s’agit d’éviter, surtout,
que les supporters des deux équipes se croisent. Un plan qui a
parfaitement fontionné. A une dizaine de mètres du stade, trois bus
transportant les supporters égyptiens s’invitent sur le chemin des
supporters algériens.

La riposte algérienne
Ni la
police, et encore moins l’armée égyptienne n’ont empêché les fans des
Fennecs à s’en prendre aux Egyptiens. Les bus des Egyptiens ont été
ciblés par les pierres des Algériens. Plusieurs carreaux de bus ont
sitôt volé en éclats. A peine cette scène passée, trois Egyptiens se
sont introduits au milieu de la grande foule des Algériens, en
brandissant le drapeau égyptien et chantant à la gloire de leur équipe.
Les trois Egyptiens étaient à cinq mètres des Algériens qui, par
miracle, n’ont pas voulu les agresser. C’est un miracle, dans la mesure
où ils ont promis de venger le sang des Algériens qui a coulé au Caire.
Cet acharnement a été confirmé sur les gradins. Les Algériens menacent
et promettent l’enfer aux Egyptiens à la sortie du stade.
Les inconditionnels des Verts avec des gestes disent aux Egyptiens: «On se retrouve à la sortie du stade après la fin du match» et encore des gestes qui signifient: «On va vous égorger».
Devant de telles menaces, les présents au stade la Forteresse rouge du
club El Merrikh, prient Allah que le match finisse sans compter de
victime. Le match débute. Les accrochages passent des camps des
supporters pour gagner les esprits des joueurs. La peur se multiple. Un
simple incident entre joueurs peut enflammer le stade. Les minutes
passent, les yeux des supporters ne scrutent que le carré vert. Les
Verts ouvrent le score. Les supporters algériens éclatent de joie et se
mettent dans une ambiance de fête. La joie prend le dessus sur l’esprit
de vengeance. L’arbitre siffle la fin de la rencontre. Les Verts iront
au Mondial de Johannesburg de 2010! Les supporters algériens savourent
la victoire et font la fête dans les tribunes et même sur le terrrain.
En ces moments de grande liesse, la police soudanaise évacue déjà les
supporters égyptiens, tout en fermant les portes de sortie aux
Algériens. Il a fallu attendre jusqu’à ce que tous les gradins des
Egyptiens soient vides et que tous les Egyptiens quittent le stade,
pour voir les premiers groupes de supporters algériens quitter le
stade. Au retour comme à l’aller, les services de sécurité optent pour
le même plan: faire en sorte qu’il n’y ait aucun contact entre les
supporters des deux camps. Un plan qui a bien réussi. Les Algériens
gagnent, ainsi, Khartoum pour faire la fête avant de rejoindre les
camps à une heure tardive de la nuit. Ce n’est pas tout. Quelques-uns
ont préféré rejoindre l’aéroport avec l’espoir de trouver un vol vers
Alger. Dans le chemin menant vers l’aéroport, les supporters des deux
équipes se sont croisés une nouvelle fois. Les supporters algériens ont
refait la même chose qu’au stade. C’est-à-dire s’en prendre aux bus des
Egyptiens comme l’ont fait ces derniers au Caire contre les Algériens.

Le démenti du Soudan
C’est
ce que témoignent même les responsables de sécurité du Soudan. Ces
derniers démentent formellement, les informations erronées rapportées
par les médias égyptiens, selon lesquelles les Algériens ont agressé
des supporters égyptiens ont rapporté que les Algériens ont agressé
avec des couteaux et des sabres les supporters égyptiens qui se
trouveraient dans un état comateux.
Les hauts responsables soudanais
infirment de tels événements. Dans un tel climat, il convient de rendre
un grand hommage aux autorités soudanaises et particulièrement aux
services de sécurité de ce pays. Ils ont donné une véritable leçon
d’hospitalité et de fraternité aux Egyptiens. C’est un exemple à suivre.
Les
Soudanais ont réservé un accueil chaleureux à leurs invités. Ils n’ont
pas fait de distinction entre les deux peuples. Au nom de la fraternité
arabe, les Soudanais ont ouvert les bras aux Algériens et aux Egyptiens.
De l’avis de tous ceux qui étaient présents à Khartoum, les autorités soudanaises méritent «une note complète» sur tous les plans. Voilà, donc, ce qui s’est réellement passé à Khartoum, avant, pendant et après le match.

L’Expression 

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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