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“LES OUBLIÉS DE L’HISTOIRE”, DE MOHAMED HAMOUTÈNE

17 novembre 2009

1.Lu pour vous, Colonisation

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Edition du Mardi 17 Novembre 2009

Culture

Un hommage aux émigrés algériens en France

“LES OUBLIÉS DE L’HISTOIRE”, DE MOHAMED HAMOUTÈNE


Par : Amine IDJER


“Petit enfant, j’avais peut-être sept ou huit ans, j’aimais ces soirs d’été où nous avions l’habitude de veiller en famille dans la cour. Allongé sur une natte, j’écoutais toutes les discussions. Mais c’était surtout mon grand-père qui me passionnait avec les histoires qu’il racontait. La nuit était sans lune et les étoiles avaient une brillance exceptionnelle. Après la canicule de la journée, la brise venant de la mer caressait tout sur son passage.” (Page 11, première partie, La trappe puante). C’est sur cette image descriptive que s’ouvre le dernier roman de Mohamed Hamoutène, paru aux éditions El Dar El Othmania.  N’était le titre qui pouvait aiguiller le lecteur, on aurait pu penser que c’est une autobiographie ou l’histoire d’un petit enfant parmi tant d’autres, ressemblant à Fouroulou, personnage principal du roman  Le fils du pauvre  de Mouloud Feraoun, présageant une belle histoire avec une happy end.
Mais plus on est happé par la lecture, plus on découvre, que ce que nous raconte l’auteur, ce sont beaucoup plus des tranches de vie d’émigrés algériens (jeunes et moins jeunes), qui représentent un “échantillonnage des fils du petit peuple d’Algérie et traduisent des situations sociales parfois insoutenables”. On y découvre une envie de partir non par désir, mais par contrainte. La misère et les conditions défavorables de l’époque sont les seules causes de ces départs, arrachant des hommes de leur patrie, de leur famille. Ils caressaient le rêve d’une vie meilleure, pour eux et pour les leurs. Ils quittent l’Algérie colonisée en quête d’un eldorado chimérique. Croyant trouver le bien-être, ils seront vite désanchantés, car pris dans la spirale d’un quotidien très dur, inhumain. Et tout au long des 160 pages, l’auteur raconte des histoires tantôt simples, tantôt tragiques, ponctuées d’anecdotes drôles, pour dérider le lecteur. C’est aussi l’histoire de personnes armées de courage, “de leur seul force de bras et leur courage”, qui tentent l’aventure du paradis.
Les “héros” du livre “ravivent également dans les esprits, les histoires un peu familières et des Algériens et qui concernent les mariages mixtes avec leur lots d’implications sociales”, écrira, dans sa préface, N. Khendoudi. L’auteur abordera aussi, dans une prouesse narrative et stylistique, la nouvelle vision de l’émigration, à savoir “el harga”.
Avec  Les oubliés de l’histoire , Mohamed Hamoutène a mis l’accent sur un pan de l’histoire de l’émigration algérienne en France. L’histoire de ces hommes qui ont contribué, d’une manière directe au développement économique en France, d’une part,et à celui de l’Europe d’autre part. “Et à travers de nombreuses histoires, aux apparences sociales qu’elles épousent, se profilent les signes avant-coureurs de la conscience nationale en gestation, au sein de notre migration et la préparation du peuple algérien pour le grand rendez-vous de la Révolution”, écrira le préfacier.
“Les oubliés de l’histoire”, c’est aussi un exercice stylistique et narratif dans lequel excelle l’auteur. Maniant bien les mots, il arrive à peindre les endurances et les souffrances des émigrés algériens partis eu Europe, surtout ceux qui ont “échoué” dans un premier temps à Marseille, avant d’aller grossir le rang des travailleurs et autres manœuvres un peu partout en France. Ce roman, selon préfacier N. Khendoudi, aurait pu avoir pour second titre :  “Grandeur et misère d’émigrés algériens en France.” Le lecteur éprouvera du plaisir à découvrir ces “petites histoires croustillantes de réussite”, comme il s’apitoiera aussi “sur celles sombres, endurées par les émigrés courageux, battants, chanceux, ou moins chanceux”.

 Les oubliés de l’histoire,  de Mohamed Hamoutène El Dar El Othmania, édition et distribution

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À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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