Le 14e Salon international du livre d’Alger (SILA), manifestation phare de la vie culturelle algérienne qui rend hommage cette année au philosophe français Francis Jeanson, a été inaugurée mardi par le président Algérien Abdelziz Bouteflika, a constaté l’AFP.
Quelque 343 éditeurs représentant 25 pays participent à ce salon, jusqu’au 6 novembre, au cours duquel 120.000 titres, essentiellement en arabe, seront exposés, selon le commissaire du Salon, Ismail Meziane.
Décédé en août à 87 ans, Francis Jeanson anima un réseau de soutien au FLN pendant la guerre d’Algérie. Il lui sera rendu hommage avec la projection d’un documentaire intitulé « la dernière rencontre avec Jeanson ».
Une conférence sur la question palestinienne et une rencontre intitulée « quid de la vie à Al-Qods ? » (Jérusalem) en présence d’auteurs palestiniens issus des territoires occupés seront également organisées.
Le livre religieux tient habituellement une place prépondérante dans cette manifestation annuelle qui draine plusieurs milliers de visiteurs attirés par les prix abordables des ouvrages exposés.
Les ouvrages qui « font l’apologie du terrorisme, ne correspondent pas à nos valeurs ou portent atteinte à nos institutions », en sont exclus, a indiqué mardi le directeur du livre au ministère de la Culture Rachid Hadj Nacer.
Peu avant l’ouverture du salon un écrivain algérien, Mahdi El Djezaïri de son nom de plume, a protesté contre l’interdiction de fait de la distribution de son dernier livre « Poutakhine » qui a pourtant, dit-il, reçu toutes les autorisations légales.
Ce roman est très critique « des mauvaises gouvernances depuis l’indépendance jusqu’à nos jours », écrit El Djezaïri dans des « précisions » publiées par le quotidien francophone El Watan (indépendant). Il raconte les péripéties de Poutakhine, professeur de neurologie et pourtant « harrag » (émigrant clandestin).
L’écrivain s’élève aussi contre une perquisition effectuée chez lui et la saisie des exemplaires du livre qu’il possédait. Ces informations n’ont pas été confirmées de sources officielles ou indépendantes.
El Djezaïri « défie quiconque de trouver un seul mot d’insulte » dans son livre, selon ces précisions.
AFP






28 octobre 2009
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