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«La vie a le goût qu’on lui donne»

9 septembre 2009

Non classé

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L’APC DE SIDI M’HAMED HONORE AMINE ZAOUI
«La vie a le goût qu’on lui donne»
Idir AMMOUR  - Mercredi 09 Septembre 2009 – Page : 20

Cet amour pour la lecture et l’écriture lui fait découvrir plusieurs horizons, allant des trésors de la littérature arabe, en passant par les classiques de la littérature française et russe.


L’Assemblée populaire communale de Sidi M’hamed a choisi de rendre un vibrant hommage au romancier et ex-conservateur de la Bibliothèque nationale M.Amine Zaoui, par la remise de la Plume d’or de la pensée et de la créativité dans sa quatrième édition. Ce romancier et écrivain prolifique dans les deux langues, arabe et français, dépeint les maux de sa société dans un style particulier et une esthétique recherchée, faisant de lui l’archétype du romancier de la résistance, au verbe acerbe et anticonformiste. «Cet hommage est une reconnaissance aux efforts de cet écrivain de cette nouvelle mouvance, qui reste un repère, une référence, parmi tant d’autres, pour les jeunes», a estimé M.Mokhtar Bourouina, président de l’APC de Sidi M’hamed au cours de son intervention. En présence de nombreuses personnalités du monde de la politique, de l’art, de la culture, à l’instar du ministre des Transports, Amar Tou, Mmes Benhabylès, Louisa Hanoune Ighil Ahriz, Amar Laskri, Nacer Mehal, directeur général de l’APS, et tant d’autres, l’écrivain s’est dit très honoré par cette initiative, saluant au passage les animateurs du mouvement associatif pour leur rôle déterminant dans la promotion et la vulgarisation du produit culturel national. «Cet hommage m’honore et me touche profondément. Je veux, à cette occasion, saluer à mon tour tous ceux qui oeuvrent au quotidien à la sauvegarde de notre héritage culturel et à la promotion de l’art et de la culture. Qu’il y ait encore des associations et responsables des institutions, qui prennent de tels engagements est vraiment encourageant pour la création.» Ce qui prouve que cet événement revêt un caractère important et hautement significatif. Le président de l’APC de Sidi M’hamed, M.Mokhtar Bourouina, n’a pas manqué, à cette occasion, de souligner vivement la présence nombreuse de ce beau monde ainsi que celle de tous ceux qui ont contribué à la réussite de cet évènement à travers lequel un hommage est rendu à l’enfant prodige de Tlemcen. Au cours de cette grandiose soirée, Amine Zaoui a tenu à gratifier les nombreuses personnes présentes par un discours de gratitude, en les remerciant, sans manquer d’exprimer une pieuse pensée pour ses parents qui ont contribué à ce qu’il devienne ce qu’il est aujourd’hui.
L’auteur l’explique par sa relation avec son père, avec qui, il a appris l’écriture et qui l’avait mis, se plait-t-il à dire, sur la voie de la culture savante. Sa mère, elle, l’avait bercé dans sa culture orale et son univers fabuleux. Pour cet auteur, qui croit que «l’écriture débute par une aventure et demeure une aventure», la quête de transformer l’univers des récits de la mère avec ses personnages fabuleux en une prose savante n’est pas une oeuvre aisée. Cette soif du livre et de la lecture, il la découvre lorsqu’il il fréquentait la bibliothèque de la ville de Tlemcen. Il a rendu d’ailleurs, un hommage appuyé à l’ancien directeur de cette institution, M.Aït Abdelkader, qu’il dit avoir connu quand il était lycéen. Cet amour pour la lecture et l’écriture lui fait découvrir plusieurs horizons, allant des trésors de la littérature arabe, en passant par les classiques de la littérature française et russe.
Ajoutant que «me départageant entre la médecine et la littérature, mon âme balançait pour cette dernière avec tous les grands écrivains de renom tels que Mouloud Mammeri, Omar Khayyam, Mouloud Feraoun, Ibn Hazm, Ibn Rochd, El-Ghazali, Malek Haddad et tant d’autres». Et d’ajouter que «ni l’école, ni l’université ne m’ont appris ce que j’ai appris en lisant et en cherchant comme autodidacte ce que j’ai tiré de ma longue expérience avec les livres et mes fréquentations». Zaoui a eu un parcours de combattant. Echappant de peu à un attentat à la voiture piégée en 1992, alors qu’il était chargé de la direction du Palais des arts et de la culture à Oran, il reste néanmoins en Algérie jusqu’en 1995 lorsque, suite à des menaces de mort d’un groupe d’extrémistes islamistes, il fuit son pays et trouve refuge en France où le Parlement international des écrivains de Caen l’accueille. Entre 1995 et 1999, Zaoui enseigne à Paris VIII et ailleurs en Europe. Bilingue arabe-français, après avoir publié Les vagues (1981), Attarras Le Viril (1984), Le Phénix et la Méditerranée (1985), il publie son premier roman en français à Caen Le sommeil du Mimosa. Suivi de: Sonate des loups’ en 1998, suivi de La soumission (2001). Dans son essai La culture du sang: fatwas, femmes, tabous et pouvoirs (2003) ainsi que dans ses romans La Razzia’(1999), Haras de femmes (2001), La Soumission (2001) et Les Gens du parfum’(2003), il décortique la société musulmane pour en dénoncer l’hypocrisie des traditionalistes, la soumission des femmes, la folie des extrémistes et la pesanteur des tabous. Parmi ses livres écrits en arabe: Une odeur de femme, Déferlement de vagues. Le hennissement du corps (1985) avait été interdit de diffusion et Le huitième ciel avait été brûlé par les intégristes. Son dernier roman écrit en français Festin de mensonges paraît en 2007. Zaoui à été nommé conservateur de la Bibliothèque nationale, et limogé ensuite. Des moments d’émotion tant partagés par les présents à la cérémonie au siège de l’APC de Sidi M’hamed. Mais la présence de cette armada de personnalités le soutenant n’est pas fortuit. Beaucoup affirment que Zaoui, auteur de plusieurs publications, «est pressenti pour succéder à Mme Toumi à la tête du ministère de la Culture» d’autant qu’il confirme tout son talent là où la culture se fait entendre.
Son passage à la tête de la Bibliothèque nationale, l’avait marqué par une floraison d’activités et d’événements, faisant de cet espace un repère majeur de la culture en Algérie. L’enfant prodige de Tlemcen est un écrivain de talent. Alors, pourquoi l’entacher et l’enfermer dans le moule du clanisme et du politique qu’il ne saura jamais incarner. Ne dites pas qu’un peuple qui lit n’aura pas faim et ne sera pas réduit à la servitude. Alors prenons-le en compte.
Restez hommes de lettres, lisez, écrivez et vous n’aurez jamais faim et vous ne serez pas réduits à la servitude.
A méditer.

«Contrôler autrui, c’est ne pas se contrôler soi-même»

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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