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Un 26 août ’2009′

2 septembre 2009

EPHEMERIDES

Décès mercredi, en fin d’après-midi, dans un accident de la circulation de la star algérienne de la chanson chaouie

image El Moudjahid  

Le chanteur Ali Nasri, plus connu sous le nom de « Katchou », est décédé, mercredi dernier, dans un accident de la circulation sur l’axe routier  reliant Aïn Touta à Batna, a-t-on appris auprès de sa famille.  Selon la même source, le chanteur rentrait de la ville de Aïn Touta  à bord de son véhicule de type Renault Scenic quand il a été surpris dans un virage  par un camion semi-remorque qui a heurté sa voiture. Son compagnon, qui était à bord du même véhicule, est hospitalisé à Aïn Touta dans un état jugé très grave. La victime a rendu l’âme à l’hôpital de Aïn Touta et sa dépouille a été  transférée à la morgue de cet établissement hospitalier où elle y restera jusqu’à son enterrement prévu hier au cimetière de Batna, précise la même source. Né en 1963 à Batna, Ali Nasri est marié et père de trois enfants.

La star algérienne de la chanson chaouie Katchou  de son vrai nom Ali Nasri a été accompagnée hier, à sa dernière demeure au cimetière  du village de Hamla, situé à 15 km à l’ouest de Batna, par une grande foule.         
Ont assisté aux funérailles de cet artiste aux côtés de ses proches, le secrétaire général du ministère de l’Intérieur et des Collectivités Locales, M. Abdelkader Ouali, les autorités locales civiles et militaires, le directeur de l’Office national pour la culture et l’information (ONCI) ainsi que de nombreuses  personnalités et artistes connus sur les scènes locales et nationales.         
Selon des sources concordantes, ils étaient quelque 5.000 personnes venues même des wilayas voisines de Biskra, Khenchela et Oum-El-Bouaghi assister  jeudi après midi à l’enterrement.         
La radio locale de Batna a cessé ses émissions ordinaires pour donner  l’occasion, en direct, aux fans et admirateurs de l’artiste de présenter leurs  condoléances à ses proches et à la famille artistique nationale.         
Katchou avait, rappelle-on, rendu l’âme à l’hôpital de Ain Touta suite à une hémorragie au niveau de la tête et des membres inférieurs provoquée  dans un accident de la circulation routière, survenu mercredi vers 18h 30 sur  le tronçon Batna-Ain Touta de la RN-3, près de la Carrière géante, selon ses  proches.         
Le corps du défunt, fauché par la mort à l’âge de 46 ans, a été transporté hier, matin vers sa maison à la cité Kéchida de Batna puis vers son domicile  familial au village de Hamla dont la mosquée devait abriter l’accomplissement  de la prière de l’absent.

La ministre de la Culture, Mme Khalida Toumi, exprime sa “grande émotion et sa profonde tristesse”

“J’ai appris avec une grande émotion et une profonde tristesse la disparition du chanteur Katcho à la suite d’un tragique accident de la circulation dans la wilaya de Batna, le mercredi 12 août 2009. Avec la disparition de Katcho (à l’état civil Ali Nasri Ali), la culture algérienne perd un artiste de talent qui s’est entièrement consacré à l’art musical, le servant avec fougue, savoir-faire et abnégation depuis une vingtaine d’années. Katcho a choisi volontairement un nom d’artiste qui signifie «chêne» en chaoui, car ses productions, orchestrées et interprétées au goût du jour, étaient profondément enracinées dans le patrimoine culturel ancestral, ce qui a fait de lui un interprète adulé par un public de tous âges.
En cette douloureuse circonstance, je m’incline à la mémoire de cet artiste qui nous quitte prématurément.
Je présente, au nom de tout le personnel du ministère de la Culture et en mon nom propre, mes condoléances les plus attristées à son épouse et à ses enfants, sa famille, à ses amis ainsi qu’à toute la grande famille des artistes algériens, les assurant de ma profonde sympathie.
Qu’Allah accueille Katcho dans Son Vaste Paradis.
A Allah nous appartenons et à Lui nous retournons.”
Khalida Toumi

Festival arabe de Djemila : Hommage à Katchou, le cavalier des Aurès

Houria Aichi : “Nous vivons et nous mourons !”

“Nous vivons et nous mourons ! Un des nôtres est parti ce soir, c’est triste, mais la vie continue et la création doit aussi continuer ». Houria Aicha, l’enfant des Aurès qui est venue à Djemila pour chanter les fiers cavaliers de cette région, fait longuement dans le silence et déchire de sa voix tranchante le ciel de Cuicul, pleurant sans doute Katchou, cet autre enfant des Aurès, mais portant courageusement le message de la vie, car comme le dira quelques minutes auparavant Djalel, visiblement très affecté par cette nouvelle d’un ami qui n’est plus là : « On ne peut pas se révolter contre la volonté de Dieu! »
Ce soir, la nouvelle du décès de Katchou est tombée telle un couperet ici sur le site de Djemila qui succombe subitement dans un climat de consternation et affecte terriblement et ceux qui l’ont connu et ceux qui l’ont seulement entendu.
Dans l’arrière-scène , jusque-là, chaque soir animée par mille et un ingrédients de chaude ambiance, c’est un silence profond qui plane sur cette mort subite d’un jeune artiste qui aimait la vie et que la mort a subitement décidé d’arracher au cœur même de ces fières montagnes des Aurès qu’il a chantés plus d’une fois, fier de le faire partout où il se produisait.
Le programme de la soirée accuse un retard important et Nahila Mohamedi, la responsable de l’ONCl cloîtrée dans un coin de nuit, cherche sans doute la meilleure façon par laquelle pourrait être rendu à Katchou le plus beau des hommages. « Nous l’avions programmé pour cette cinquième édition du festival de Djemila, mais il s’est désisté, affirmant qu’il ne pouvait malheureusement pas y assister », lance-t-elle au passage en s’enfonçant de plus en plus dans un silence qui incarnait le sentiment de tous ceux nombreux  qui ont connu et reconnu Ali dans ses prestations multiples, mais aussi dans sa vie, humble, discret, sympathique et disponible, entonnant des refrains de ses ainés Ahna Chaouia.
Sous cette kheïma, qui retenait à peine l’eau de la pluie violente qui s’abattait l’avant-veille sur ce site, tout le monde est là, journalistes, artistes, responsables du festival, les uns accrochés à leur portable et relatant à leurs rédactions respectives cette ambiance pas très gaie qui régnait à Djemila, et les autres abattus, ne sachant pas quoi dire, y compris cette chanteuse libanaise, Carole Sagr, qui ne pouvait survivre à un tel moment de recueillement.
La vedette libanaise, venue pour la première fois pour participer au festival arabe de Timgad, n’oubliera pas d’ailleurs de signifier sa tristesse quand elle accédera sur la scène de Cuicul.
« Je dédie ce concert à Katchou, à sa famille et ses enfants et lui dit que maintenant il est entre de bonnes mains », lance-t-elle, au cour de son tour de chant qui ne manquera pas de redonner à la vie sa juste place et entraîner dans toutes ces belles mélodies, le public qui a pris place sur l’esplanade et oublie soudainement la mort pour laisser place a la vie.
Carole chante  Ahkili Ahkili, Tikram Ayounek et rend hommage à l’autre grande vedette libanaise Fairouz, entonnant Saalouni Aleik  et Nesem Aleina el hawa , comme pour mieux apprécier et mieux vivre ce merveilleux décor d’un site qu’elle ne cessera pas de vanter.
Houna Aichi, qui ouvre ce soir le spectacle est venu avec un concert, une idée, celle de faire se frotter cette musique traditionnelle du monde de son enfance avec la musique contemporaine. Cinq musiciens venus de Strasbourg l’accompagnent, alors que sa voix déchire ce silence profond d’un public admiratif et chante toutes ces voix de ses aînés, de son nouveau spectacle Les cavaliers de 1′Aurès, qui lui a déjà valu un grand succès à Alger et qu’elle raconte, emportée pat le flot de ces multiples souvenirs qui l’innondent.
Dans cette attention, brisée de temps à autres par de vibrants youyous, notre professeur à la Sorbonne chante, fait aussi un clin d’œil aux Sétifiens et reprend merveilleusement bien tous ces couplets de « sraoui » qui ne laissent pas indifférent le public qui a applaudi à ne plus en finir.
Alors que Djalel, accompagné des deux hôtesses, s’apprête à lui remettre l’arc de Caracalla et le bouquet de fleurs, Houria demande encore une minute et lance au micro : « Monsieur le wali , je vous en supplie, faites que ce merveilleux paysage de Djemila le soit le plus longtemps possible. »
F. Z.

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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