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“Pour un million de lecteurs”

28 août 2009

1.LECTURE

Culture (Mardi 01 Octobre 2002)

La chronique de Abdennour Abdesselam

“Pour un million de lecteurs”

Par : Abdennour Abdesselam

La Bibliothèque nationale vient de classer l’annonce pour l’ouverture de ses programmes sous le double mot d’ordre très significatif et porteur de beaucoup de sens, mais aussi d’interrogations : “Pour un million de lecteurs” et “ہ la recherche du lecteur”.

Ces mots d’ordre ne suggèrent pas, mais confirment bien qu’il y a un véritable marasme et une carence chronique en matière de lecteur et de lecture dans notre pays. C’est justement ce que l’institution chargée de la promotion du livre veut réparer, réhabiliter et redonner vie et dynamisme à cette discipline abandonnée mais combien instructive. On s’explique mal que, d’une part, des auteurs algériens, à l’image de Mouloud Mammeri, Mouloud Feraoun, Mohamed Dib, du docteur Amin Zaoui (lui-même directeur général de la Bibliothèque nationale), Tahar Djaout, Rachid Mimouni, Boudjedra, Yasmina Khadra et bien d’autres encore aient étés honorés à l’étranger pour leurs œuvres par l’octroi de distinctions internationales et, en même temps, ignorés dans leur propre pays. Nous sommes tentés de conclure alors que le découragement à la lecture et au domaine du livre a commencé par cette attitude d’indifférence et de délaissement. Plus grave encore, la censure n’a laissé aucune chance aux ouvrages non complaisants et qui ne caressent pas dans le sens du poil d’être connus du public, quand les auteurs eux-mêmes ne sont pas poursuivis pour délit de liberté de création et d’expression ! Nos auteurs de renommée internationale ont tout simplement refusé les faux-semblants imposés par ceux qui continuent de bercer les citoyens en situation d’illusionner sur une certaine notion de la conception du monde et de la vie engrangés sur des thématiques d’idéaux populistes. Pour être reconnu sur la terre natale, il faut, soit faire des courbettes, soit s’aligner (s’aliéner) sur tout ce qui est dit officiel en dehors duquel rien n’est envisageable.
Nos intellectuels ne fuient pas systématiquement ni même volontairement vers des pays attrayants. Ils partent parce que notre pays les fait fuir tout simplement tant il nous donne la nette impression (plus qu’une impression d’ailleurs) qu’il est devenu un temple hanté qui fuit de partout.

A. A.

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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