RSS

1.Il était une fois Sidna Ramadhan…

27 août 2009

Religion

Culture (Jeudi 27 Août 2009)

Souffles…

Il était une fois Sidna Ramadhan…

Par : Amin ZAOUI*

Il était une fois Sidna Ramadhan. Ceci n’est pas une nostalgie ni une lamentation. Aujourd’hui, Sidna Ramadhan n’est que politique ou bouffe ! Trop de boulitique ! Trop de nourriture ! Et trop de famine ! Oui, il était une fois Sidna Ramadhan, avec ses prières, ses parfums, son magnifique adhane (appel d’el Iftar), ses veillées, ses hommes et ses femmes.Aujourd’hui, Sidna Ramadhan n’est que bazar et spéculation ! Tout genre de spéculations !  

  
Jadis, Sidna Ramadhan était un mois pour la culture, pour la lecture, toutes lectures confondues.
Avec l’arrivée de cet “invité” spécial, chacun, comme pour un voyage, préparait à l’avance “sa lecture”.
Il y avait ceux qui accommodaient leur lecture spirituelle : des livres religieux Charh al Khalil (Interprétation de Khalil), livres de Cira, les petits livrets populaires contenant le célèbre  poème El Borda.
Il y avait ceux qui sortaient, les mains tremblantes, une copie ancestrale du Le Coran, hautement gardée et transmise de père en fils. Un trésor.
Autrefois, même la lecture du Saint Coran avait un autre cachet, une autre musique, les récitateurs du Coran avaient des voix en miel. Ils étaient plus proches du Ciel !
Aujourd’hui, nous sommes assommés par des milliers de vendeurs “de paroles d’Allah”. Ils sont là dans toutes les chaînes de télévision, sur tous les écrans ! 
Aujourd’hui, la lecture du Saint “Coran” est noyée entre deux réclames : Coca Cola et un téléphone portable, ou une marque de voiture! Loin d’Allah !
Il était une fois, Sidna Ramadhan. Les gens achetaient, chez le bouquiniste, des dizaines de polars, des séries. D’autres acquéraient des classiques : les Balzac, les Zola, les Gorki, les Alexandre Dumas (père et fils), etc. D’autres préféraient les Ihssen Abdel Kaddous, les Naguib Mahfûz et les Souheil Idris, etc.
Les jeûneurs, jadis, lisaient également des romans à l’eau de rose, lisaient les contes, lisaient et lisaient et lisaient et adoraient les livres.
Et, il était une fois Sidna Ramadhan, rendez-vous culturel et littéraire.
Beaucoup de projets de traduction littéraire étaient la conséquence d’une demande en matière de lecture pendant le mois de Ramadhan. Par une simple lecture du processus de  modernisation de la littérature narrative arabe, depuis le début du XXe siècle, nous apercevons que même la naissance de la traduction littéraire était liée à un besoin culturel et à un plaisir narratif sollicité par les appétissantes veillées culturelles ramadhanesques.
Afin de vaincre le jour, l’intellectuel jeûneur avait besoin de raconter, de se raconter.

(A suivre)
A. Z.
Ecrivain
 
aminzaoui@yahoo.fr

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

Voir tous les articles de Artisan de l'ombre

S'abonner

Abonnez-vous à notre newsletter pour recevoir les mises à jour par e-mail.

Les commentaires sont fermés.

Académie Renée Vivien |
faffoo |
little voice |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | alacroiseedesarts
| Sud
| éditer livre, agent littéra...