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Un 20 août

25 août 2009

Colonisation

20 Août 1955—20 Août 1956 Deux dates, un tournant dans l’histoire : Skikda, ville mémoire

 EM

L’Algérie célèbre dans une atmosphère marquée par le recueillement et le souvenir, le 54e anniversaire du “20-Août 55”, une date phare et un repère lumineux dans le parcours glorieux et dense de la Révolution algérienne.
Après un demi-siècle, la mémoire collective des Algériens témoins de cet événement historique est d’une fraîcheur stupéfiante.


La ville de Skikda à vécu le “20 Août 55” d’une manière singulière à cause des représailles exécutées par les colons et l’armée française contre les populations désarmées et sans défense, “…Ce fut atroce ce que j’ai vu ce jour-là”, dira un Skikdi septuagénaire, faisant allusion au massacre et à la multitude de cadavres d’Algériens allongés aux alentours du Stade municipal.
On avance le chiffre de 5.000 citoyens exécutés ce jour-là à Skikda au moment où les statistiques font état, également, du massacre d’une centaine de travailleurs dans les galeries de la mine de fer de  Flifla.
Les citoyens de Skikda qui ont vécu, à l’époque, les terribles journées qui ont suivi le “20 août 55” n’ont qu’un mot à la bouche :
“…Ce fut l’enfer… La réaction des colons et de l’armée a été impitoyable.
Des milliers d’Algériens ont péri”.
“C’est toute la barbarie de la colonisation qui s’exprima à visage découvert”, dira un  moudjahid qui, ce jour-là,  a échappé par miracle à la “lame de fond” qui saccageait tout sur son passage.
“… Je débarquais à Skikda, ce jour-là par bateau, venu de France. “Face à cette violence déployée à plusieurs exemplaires et dans un temps réduit, il ne me restait que la révolte. Ce “choc” a fait de moi le “rebelle” à vie que je suis. Ce fameux 20 août a tatoué au fer ma mémoire”, dira ce témoin dont le regard s’est allumé le temps d’un souvenir ineffaçable”.
Pour M. Khemissi, militant de la première heure du FLN, “le 20 Août 55 est une étape décisive pour la Révolution algérienne.
“… Le prix payé a été très fort. Il fallait impérativement faire entendre la voix de l’Algérie qui se bat réellement sur le terrain”. Les stratèges de cette insurrection, minutieusement préparée, contrairement à ce que pensaient certains, voulaient faire savoir au monde entier qu’il y avait un “potentiel militaire” soutenu par le peuple algérien et que l’option armée était “irréversible” en dépit des rapports de force technologiquement favorables à la force coloniale.
Skikda a connu le massacre. C’est une ville qui tend à être assimilée au 20 Août 55. Les assassinats sommaires et la vision funeste des “fosses communes” ont marqué la mémoire à vie… Les stèles rappelant les génocides montrent une garde ininterrompue au centre-ville, au moment où le stade municipal martyr dit chaque jour à la jeunesse algérienne les drames d’un jour qui a fait date dans l’histoire de l’Algérie. Skikda et sa périphérie (Collo, Ramdane Djamel, El-Harrouch) ont payé un lourd tribut à la barbarie. Comme ailleurs, Constantine et ses localités martyres, (Aïn-Abid) où les forces du mal ont massacré 750 personnes, à El-Khroub, Oued Zenati et El-Milia, selon des historiens.
Un nom accompagne le 20 Août 55. C’est celui de Zighoud Youcef, l’architecte du mouvement insurrectionnel  qui a investi tout le Nord Constantinois. C’était l’homme qui a décidé de défier l’armée coloniale aguerrie et super-équipée.
A partir de la mechta appelée “Hamaïdia”, les “Fidayine” et les éléments de la glorieuse Armée de Libération Nationale (ALN) ont déclenché une offensive qui consistait à attaquer au même moment les cibles coloniales.
L’objectif était d’ébranler les dispositifs militaro-administratifs de l’occupant, ajouta un commissaire politique du FLN.
Le soulèvement populaire se termina dans “un bain de sang”, mais ce ne fut pas un martyre vain, car le 20 Août 55 a permis de radicaliser le mouvement armé et a donné à la Révolution algérienne ses premiers hauts fais d’armes. Un spectre immense d’enseignements positifs et déterminant a été enfanté par le 20 Août 55. Une année après, ce n’est pas un hasard, se tenaient, au cœur de la Soummam, les assises d’Ifri, connues sous le nom de Congrès de la Soummam, en août 1956.
La Révolution algérienne forte de ses épreuves n’a cessé d’enregistrer des succès éclatants au plan intérieur et extérieur. La voie de l’Indépendance s’ouvrit et mènera à la victoire finale de Juillet 62, consacrant la lutte du peuple “pour sa liberté et sa dignité”.

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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