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Épicure

1 août 2009

Non classé

Épicure (en grec Ἐπίκουρος) est un philosophe grec, né à Athènes fin -342 ou début -341, mort en -270. Il est le fondateur, en 301 av. J.-C., de l’épicurisme, l’une des plus importantes écoles philosophiques de l’Antiquité.

La vie et l’éducation d’Épicure

Épicure, selon l’opinion la plus courante rapportée par Diogène Laërce, est né à Athènes, dans le dème de Gargettios, en -341. Son père, Néoclès, enseignait la grammaire, et sa mère, Chérestrate était magicienne. Épicure semble avoir été élevé à Samos (peut-être même y est-il né, son père étant un colon athénien), puis il vint à Athènes pour y accomplir son service militaire vers l’âge de 18 ans, avant de partir rejoindre son père à Colophon, au nord de Samos, en -323. Il y resta de -323 à -321 et y reçut probablement les leçons de Nausiphane. Il gagne ensuite Mytilène où il commence à enseigner. Sa philosophie suscite alors l’hostilité (mais il y rencontre son disciple et futur successeur Hermarque), et il part rapidement pour Lampsaque où il vivra de -310 à -306. Il y rencontre Colotès, Métrodore, Idoménée qui le suivront à Athènes.

En -306, à 35 ans, il vint s’installer à Athènes qui venait d’être délivrée par Démétrios Poliorcète, et il y acheta un jardin pour 80 mines : l’école du Jardin devint le centre des études épicuriennes. Il y passa le reste de sa vie. C’est pendant cette dernière période qu’il écrit un très grand nombre de ses œuvres et de ses lettres ; il est l’un de ceux qui ont le plus écrit dans l’Antiquité (300 ouvrages semble-t-il). Il eut pour disciples : Hérodote, Pythoclès, Hermarque, Métrodore, Polyénosz, Léonteos de Lampsaque, Themista, Leontion, Colotès, Apollonidès, avec lesquels il aurait plusieurs rapports sexuels, étant peut-être pédéraste, mais les preuves manquent.
Epicure mourut en 270 av. J.-C. La vie qu’il mena dans son jardin fut simple et frugale, il était végétalien (il mangeait tout de même à l’occasion du fromage). Selon Dioclès, cité par Diogène Laërce, « un verre de vin lui suffisait, et il buvait de préférence de l’eau. » Le Jardin est pourtant passé pour un lieu de débauche, mais de telles accusations semblent calomnieuses, vu l’habitude des philosophes de lancer des accusations douteuses contre leurs adversaires. L’image d’Épicure est devenue celle d’un impie et d’un débauché, pire, d’un pourceau.

La vocation de philosophe lui vint très tôt, à 14 ans selon le témoignage de Diogène Laërce, quand, à la lecture d’Hésiode, il demanda à son maître d’où venait le chaos primordial d’où toutes choses sortaient que décrit le poète dans la Théogonie. Les réponses de son maître ne le satisfaisant pas, il décida de philosopher seul et sans guide, en autodidacte (on lui reprochera plus tard de s’en être vanté). Il reçut pourtant les leçons d’un platonicien, Pamphile, et de Nausiphane et Nausycide, des atomistes.

Sa philosophie prône le contentement (de ses avoirs, de son état affectif, de son rang social) et la vie communautaire entre amis dans un bonheur stable. Elle s’oppose avec force au platonisme et de manière plus mesurée à la doctrine d’Aristote (des fragments nous font voir en Épicure un lecteur consciencieux d’Aristote) ; quant à l’héritage démocritéen, l’atomisme épicurien n’en est pas une simple copie : Épicure modifie certaines idées de Démocrite et ajoute le concept très important de clinamen (voir plus bas le chapitre sur la physique d’Épicure).

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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3 Réponses à “Épicure”

  1. Artisans de l'ombre Dit :

    Doctrine

    Le quadruple remède
    La doctrine d’Épicure peut être résumée par ce que les épicuriens ont appelé le tetrapharmakos (quadruple-remède), que fit graver Diogène d’Œnoanda sur le mur d’un portique, formulé ainsi :

    on ne doit pas craindre les dieux ;
    on ne doit pas craindre la mort ;
    le bien est facile à atteindre ;
    on peut supprimer la douleur.
    Épicure l’avait lui-même formulé ainsi :

    « Et maintenant y a-t-il quelqu’un que tu mettes au-dessus du sage ? Il s’est fait sur les dieux des opinions pieuses ; il est constamment sans crainte en face de la mort ; il a su comprendre quel est le but de la nature ; il s’est rendu compte que ce souverain bien est facile à atteindre et à réaliser dans son intégrité, qu’en revanche le mal le plus extrême est étroitement limité quant à la durée ou quant à l’intensité ; il se moque du destin, dont certains font le maître absolu des choses.[6] »

    On remarque que deux points ont été éludés, la connaissance de la nature (qui concerne donc la partie physique de la doctrine d’Épicure) et la sérénité face au destin.

    Le nom de pharmacie indique la finalité de la pensée épicurienne : il faut guérir les hommes des maux qui les accablent. Si la présentation de l’épicurisme dans cet article suit une division classique de la philosophie, sa finalité ultime devra être toujours gardée à l’esprit. On peut noter que le mot grec pharmakos signifie aussi « poison ». Cette ambiguïté du terme pourrait rejoindre la double interprétation nietzschéenne de l’épicurisme, à la fois comme une saine doctrine qui combat les superstitions et comme une ascèse hostile à la vie qui préfigure la récupération chrétienne de la souffrance

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  2. Artisans de l'ombre Dit :

    Théorie de la connaissance (ou gnoséologie)

    Contexte philosophique
    Épicure élabore une théorie de la connaissance qui se fonde sur les sens, sur la véracité des sensations qui garantissent seules que nous connaissons la réalité. Il invente également la théorie des prénotions : nous formons en nous des concepts à partir d’expériences répétées. Ces prénotions donnent un point de départ à la réflexion humaine sans pourtant recourir à l’hypothèse platonicienne d’une réminiscence des Idées intelligibles.

    La question de la fiabilité des sensations est particulièrement débattue par les philosophes hellénistiques. Soit les sensations sont toutes fausses (thèse sceptique), soit certaines sont vraies et certaines sont fausses, soit elles sont toutes vraies. La thèse sceptique est contradictoire : il faudrait pour la valider un critère supérieur aux sens ; or la raison est dépendante des sens car nos concepts viennent de l’expérience sensible. La seconde thèse est également impossible, car il faut un critère pour distinguer une sensation fausse d’une sensation vraie. Mais, pour Épicure, il n’y a pas de critère en dehors des sens, et une sensation ne peut réfuter une autre sensation, car les sens sont différents entre eux. Les sens ne peuvent donc se contredire.

    Il ne reste donc que la thèse selon laquelle toutes les sensations sont vraies[8]. Ce point sera développé dans la canonique : la canonique est la première partie de la philosophie d’Épicure, et elle porte sur les critères (canon) de la vérité. Elle consiste en quatre sortes d’évidence.

    Les quatre évidences [modifier]
    La passion ou affection (pathos), évidence du plaisir et de la douleur. Le plaisir nous fait connaître une cause de plaisir, et la souffrance, une cause de souffrance. L’agréable et le pénible sont donc des critères de la vérité non seulement de l’état passif, mais aussi de sa cause.
    La sensation ou impression sensible : c’est un état passif de la sensation, né du contact avec les choses, et qui nous fait connaître avec certitude la cause active et productrice. Cet état, en effet, par définition (la sensation est irrationnelle et sans mémoire), ne peut agir par lui-même et modifier ce qui nous touche de l’extérieur ; la sensation ne réagit que si elle est excitée par une cause extérieure qui existe donc nécessairement. En conséquence, les objets sont tels qu’ils nous apparaissent puisque toutes les sensations sont d’après ce critère également vraies : « Dire qu’une sensation est fausse reviendrait à dire que rien ne peut être perçu[9]. »
    L’erreur est expliquée par le jugement de la raison : les illusions des sens ne sont pas dans nos représentations, mais dans ce que nous y ajoutons par nos jugements, nos raisonnements, nos souvenirs, etc. ; mais, en tout cas, il est impossible de prouver la fausseté de la sensation sans commettre une pétition de principe ou une erreur de catégorie. Nos jugements s’appliquent à deux sortes d’objet, ceux qui peuvent être confirmés par l’expérience (la vérification du jugement est possible), et ceux qui ne relèvent pas vraiment de l’expérience, comme le vide par exemple, dont on admet l’existence par un raisonnement (la validité est en ce sens que le jugement n’est pas faux, et peut donc être tenu pour vrai).

    la prénotion (prolepsis)[10]: ce sont des conceptions générales intérieures à l’âme, formées par la répétition de la perception d’un objet sensible, mais qui deviennent antérieures à l’impression sensible en tant qu’expérience possible, et qui sont présupposées dans la compréhension que nous avons des mots que nous employons pour formuler des questions. La prénotion est donc désignée par un nom, et la prononciation de ce nom suscite l’objet qu’il désigne dans notre esprit. Ce procédé rend toute définition inutile, puisque le concept apparaît ainsi avec évidence. La prénotion est donc une image d’une chose réelle dont elle dérive et implique en tant que telle un jugement d’existence. Ces prénotions nous permettent de dépasser notre expérience actuelle parce qu’elles résultent de notre expérience passée ; en ce sens, elles fondent tous nos jugements et nos croyances.
    Épicure ne décrit pas le fonctionnement de l’acquisition de prénotions ; on peut dire néanmoins que c’est une faculté de l’esprit de renouveler certains mécanismes de la perception en opérant des choix parmi les images sensibles (les simulacres).

    l’intuition de la réflexion (phantastikè epibolè tes dianoias), ou « focalisation » de la pensée : cette intuition fait concevoir l’univers dans son ensemble, en dépassant l’intuition sensible ; c’est la représentation d’un objet extérieur par l’appréhension de son image. Cette dernière évidence a peut-être été ajoutée par les épicuriens aux trois premières évidences d’Épicure.

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