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Larbi Ben M’hidi

24 juillet 2009

Colonisation

Larbi Ben M’hidi

Larbi Ben M’hidi naquit en 1923 en Algérie, dans le douar El-Kaouahi, dans la région d’Ain-Mlila. Il était l’un des rares algériens à avoir poursuivi des études secondaires. 

Durant la révolution algérienne son activité s’étend au journalisme militant en tant que membre actif de la rédaction d’El Moudjahid. 

Il fut arrêté en 1957. Dans une conférence de presse donnée le 6 mars, le porte-parole du gouvernement général déclare: «Ben M’hidi s’est suicidé dans sa cellule en se pendant à l’aide de lambeaux de sa chemise».  Il avait été en fait assassiné par ses tortionnaires dans la nuit du 3 au 4 mars 1957. 

    

Le 5 mars 2007, le génèral Aussaresses, dans un entretien au Monde, retrace les dernières heures de Larbi Ben M’hidi :

« Larbi Ben M’Hidi est conduit dans la ferme désaffectée de la Mitidja d’un colon extrémiste. Six hommes dont Aussaresses préparent l’exécution en passant une corde à travers un conduit de chauffage. L’un des hommes a joué le rôle du supplicié pour vérifier que tout était au point. Il est monté sur un tabouret, a passé sa tête dans le noeud et regarde les autres provoquant un fou rire général. Un parachutiste veut bander les yeux de Ben M’hidi. Celui ci refuse. Le soldat répond qu’il exécute un ordre. Ben M’hidi réplique qu’il est colonel de l’ALN et qu’il sait ce que sont les ordres. Sa demande sera refusée ; Il sera pendu les yeux bandés et se taira jusqu’à la fin. Pour le pendre, les bourreaux vont s’y prendre à deux fois. La première fois, la corde se casse. »

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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2 Réponses à “Larbi Ben M’hidi”

  1. Artisans de l'ombre Dit :

    Mohamed Larbi Ben M’hidi (arabe classique : al-ʿarabīy (i)bnu mahīdīy, 1923-1957) naquit près de Aïn M’lila[1] dans la Wilaya de Oum el Bouaghi dans les Aures en Algérie dans une famille chaoui rurale aisée. Il fit ses études primaires à l’école française où il obtint son Certificat d’études, puis entreprit des études secondaires à Biskra.

    Il travailla ensuite comme comptable au service du Génie civil de Biskra, puis s’installa à Constantine où il fut proche de l’Association des Oulémas et en particulier de Moubarek el-Mili. Ben M’hidi adhéra au mouvement des Amis du Manifeste et de la Liberté (AML) fondé par Ferhat Abbas et participa au congrès de mars 1945. Les massacres du 8 mai 1945 marquèrent sa volonté de poursuivre ses activités clandestines. Il adhéra au Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques (MTLD) et à l’Organisation Spéciale (OS) à laquelle participèrent également Ben Bella, Aït Ahmed et Mohamed Boudiaf (dont il fut l’assistant). En 1950, vainement recherché par les services de police, il est condamné par défaut à dix ans de prison pour « menée subversive et activité illégale ».

    En avril 1954, Ben M’hidi fut l’un des 9 fondateurs du C.R.U.A qui le 10 octobre 1954 transformèrent le CRUA en FLN et décidèrent de la date du 1er novembre 1954 comme date du déclenchement de la lutte armée pour l’indépendance algérienne. On lui confia la Wilaya 5 (l’Oranie) qu’il organisa efficacement malgré un démarrage difficile pour manque de moyens et d’hommes.

    En 1956, laissant le commandemant de la Wilaya 5 à son lieutenant Abdelhafid Boussouf il devint membre du Conseil National de la Révolution Algérienne; il était proche des idées de Abane Ramdane et Krim Belkacem. Le premier fut assassiné au Maroc à la fin de décembre 1957, le second à Francfort le 18 octobre 1970. Il participa à l’organisation des premiers attentats de la bataille d’Alger.

    Arrêté le 23 février 1957 par les parachutistes, il refusa de parler sous la torture avant d’être pendu extrajudiciairement par le général Aussaresses dans la nuit du 3 au 4 mars 1957. Ses dernières paroles avant de mourir: « Vous parlez de la France de Dunkerque à Tamanrasset, je vous prédis l’Algérie de Tamanrasset à Dunkerque »[2]. Le général Bigeard, qui avait rendu hommage auparavant à Ben M’hidi avant de le confier aux Services Spéciaux, regretta cette exécution. Dans une conférence de presse donnée le 6 mars, le porte-parole du gouvernement général déclara : Ben M’hidi s’est suicidé dans sa cellule en se pendant à l’aide de lambeaux de sa chemise. En 2001, dans une confession au journal Le Monde, le général Aussaresses reconnaîtra avoir assassiné Larbi Ben M’Hidi ainsi que l’avocat Ali Boumendjel dans la nuit du 3 au 4 mars 1957. Le 5 mars 2007, le général Aussaresses, dans un entretien au Monde, retrace les dernières heures de Larbi Ben M’hidi :

    la Maison De Larbi Ben M’hidi En BiskraLarbi Ben M’Hidi est conduit dans la ferme désaffectée de la Mitidja d’un colon extrémiste. Six hommes dont Aussaresses préparent l’exécution en passant une corde à travers un conduit de chauffage. L’un des hommes a joué le rôle du supplicié pour vérifier que tout était au point. Il est monté sur un tabouret, a passé sa tête dans le noeud et regarde les autres provoquant un fou rire général. Un parachutiste veut bander les yeux de Ben M’hidi. Celui ci refuse. Le soldat répond qu’il exécute un ordre. Ben M’hidi réplique qu’il est colonel de l’ALN et qu’il sait ce que sont les ordres. Sa demande sera refusée ; Il sera pendu les yeux bandés et se taira jusqu’à la fin. Pour le pendre, les bourreaux vont s’y prendre à deux fois. La première fois, la corde se casse

    Dernière publication sur 1.Bonjour de Sougueur : Les 7 profils d’apprentissage

  2. Artisans de l'ombre Dit :

    El-Moudjahid du 20 Août 1957: « L’ennemi n’a pas bien regardé Ben M’hidi »

    Larbi naquit en 1923 dans le douar El-Kaouahi, dans la région d’Ain-Mlila (Constantine.) Il était l’un des rares Algériens à avoir poursuivi des études secondaires, ce qui lui permit par la suite de travailler comme comptable au service du Génie civil de Biskra. Influencé par les enseignements de Moubarek el-Mili, et désireux d’approfondir ses connaissances culturelles et politiques, il partit pour Constantine. Par la suite Ben M’hidi adhéra au Mouvement des Amis du Manifeste et de la Liberté, et participa ainsi au congres de mars 1945.

    Lors de la manifestation du 8 mai 1945, Ben M’hidi fut arrêté et incarcéré dans la prison de Constantine. A sa libération, il reprit son activité révolutionnaire, ne ménageant pas ses efforts pour éveiller les consciences à la cause nationale en pratiquant notamment le théâtre engagé. Durant les années cinquante, il quitta le Constantinois pour Alger puis Oran.

    A l’issue de ce que l’ennemi appela le « complot de 1950 », la police de lança à sa recherche. Il fut condamné par contumace à dix années de prison, dix années d’exil, et à la privation de ses droits civiques pendants dix années. Pour échapper à la police, Ben M’hidi dut changer sans cesse d’identité, ce qui lui valut le surnom de l’Homme aux vingt visages.

    En avril 1954, Ben M’hidi participa à la constitution du Comité Révolutionnaire d’Unité et d’Action (CRUA) dont il devint l’un des 22 membres. Lors de la tenue du congrès de cette instance à Alger, portant sur l’organisation politique et militaire du pays, Ben M’hidi est nommé à la tête de la région de l’Ouest. Partisan du travail sur le terrain, il était l’exemple type de l’homme politique actif. En plus de sa qualité de théoricien de la révolution, il était omniprésent, organisant les hommes, distribuant les tâches, fixant les objectifs…

    Durant les années 1955 et 1956, Ben M’hidi partit pour le Maroc et pour Le Caire en tant qu’émissaire de la révolution algérienne. Son activité s’étendait au journalisme militant en tant que membre actif de la rédaction d’El Moudjahid. Ses nombreux articles et analyses constituent aujourd’hui de précieux documents pour la compréhension de la révolution algérienne.

    Il représente l’Oranie au Congrès de la Soummam (20 août 1956), dont il préside la première réunion. A l’issue du congrès, il est élevé au grade de colonel, nommé au Comité de coordination et d’exécution et se voit confier la zone d’Alger. Dès le début, il oeuvra à la consolidation des groupes de fedayins, au renforcement de la conscience politique des responsables locaux et à l’organisation du réseau des bombes.

    Plusieurs réunions eurent ainsi lieu à la Casbah dans lesquelles Ben M’hidi répétait sans cesse: «Il faut que l’Algérie devienne un deuxième Diên Biên Phu. » Il affirmait aussi: « Mettez la Révolution dans la rue et vous la verrez reprise et portée par douze millions d’hommes. » C’est dans cet esprit d’ailleurs qu’il fut l’un des principaux initiateurs de la fameuse « grève générale des huit jours » en janvier 1957.

    Le 23 février 1957, Larbi Ben M’hidi est arrêté par les hommes de Bigeart dans un appartement de l’avenue Claude-Debussy, où il se trouvait de passage.

    Dans une conférence de presse donnée le 6 mars, le porte-parole du gouvernement général déclare: « Ben M’hidi s’est suicidé dans sa cellule en se pendant à l’aide de lambeaux de sa chemise. » Il s’agissait en fait d’une mascarade, visant à dissimuler son assassinat par des tortionnaires dans la nuit du 3 au 4 mars 1957.

    Le 20 août 1957, le journal El-Moudjahid lui rendit hommage en ces termes: « L’ennemi n’a pas bien regardé Ben M’hidi. Il eût compris la vanité de cette torture, l’impossibilité d’ébranler ce révolutionnaire pendant des jours et des nuits. Ben M’hidi fut atrocement torturé. Toutes les inventions françaises, toutes les techniques sadiques des tortionnaires lui furent appliquées. Le corps de Ben M’hidi meurtri, cassé et disloqué, s’est écroulé mais nous savons aujourd’hui que sa dignité intacte, son courage et son énergie inébranlables remplirent de honte l’ennemi. »

    Dernière publication sur 1.Bonjour de Sougueur : Les 7 profils d’apprentissage

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