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Un 3 juillet

18 juillet 2009

EPHEMERIDES

  • 1583 : Le tsar de Russie Ivan IV le Terrible tue son fils Ivan dans un accès de colère
  • Naissance
  • 1941 : Liamine Zéroual, homme d’État algérien.
  • Décès
  • 2002 : Michel Henry, philosophe et romancier français.
  • À propos de Artisan de l'ombre

    Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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    7 Réponses à “Un 3 juillet”

    1. Artisans de l'ombre Dit :

      Liamine Zéroual (en arabe : ليامين زروال , (1941-) est un homme d’État algérien. Militaire de formation, il est promu général des forces armées de son pays en 1988 et devient Ministre de la défense en 1993. Nommé en période de crise Chef d’État en 1994, il est élu de novembre 1995 à avril 1999 président de la République algérienne

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    2. Artisans de l'ombre Dit :

      Formation militaire
      Liamine Zéroual (ou Zeroual) est né le 3 juillet 1941 dans une famille chaoui de la tribu des Ait Melloul des Aurès à Batna. Inscrit à l’école communale des Allées (actuellement école Emir Abdelkader des Allées Ben Boulaïd), il participe très tôt à la Guerre d’Algérie ; en 1957, âgé de 16 ans, il tue un policier français, lui enlève son arme et rejoint les rangs de l’Armée de libération nationale (ALN), branche militaire du Front de libération nationale (FLN), pour combattre l’armée française[1]. Après l’indépendance de l’Algérie, Liamine Zéroual part suivre une formation militaire au Caire en Égypte, puis à Moscou en Union Soviétique (1965-1966) et enfin à Paris. Diplômé de l’école militaire de Moscou et de l’école de guerre de Paris, il exerce différentes fonctions au sein de l’Armée nationale populaire (ANP)[1].
      D’abord commandant de l’École d’application des armes de Batna (1975), puis de la prestigieuse Académie interarmées de Cherchell (1981), il devient commandant d’importantes régions militaires : en 1982 au Sahara (à Tamanrasset) puis à Béchar sur la frontière marocaine en 1984 et enfin à Constantine en 1987[2]. Élevé au rang de général en 1988, il est promu à la tête des forces terrestres en 1989. Il est cependant remercié dès 1990 par le président Chadli Bendjedid, en désaccord, notamment avec le général Khaled Nezzar, à propos d’un plan de réorganisation de l’armée algérienne. Liamine Zéroual est alors muté en Roumanie comme ambassadeur d’Algérie, mais quitte rapidement le poste et retourne s’installer à Batna en se retirant de la vie publique.

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    3. Artisans de l'ombre Dit :

      Dirigeant politique
      En juillet 1993, il est rappelé au poste de Ministre de la défense nationale dans le gouvernement du Haut Comité d’État (HCE) créé à la suite de la destitution du président Chadli par l’armée et de l’interruption du processus électoral en janvier 1992[3], remplaçant ainsi Khaled Nezzar. Partisan d’un dialogue avec tous les partis politiques du pays pour trouver « une solution consensuelle à la crise », il rencontra plusieurs fois les principaux dirigeants du Front islamique du salut (FIS) emprisonnés.
      Au sein du commandement militaire, entre les « réconciliateurs » favorable au dialogue et les « éradicateurs » partisans de la répression sans faille contre les islamistes, la personne de Liamine Zéroual apparait comme un compromis, et c’est à ce titre qu’il est désigné le 30 janvier 1994 à la tête de l’État par le HCE, remplaçant Ali Kafi, pour assurer la période de transition[2]. Le 15 janvier 1995, il doit faire face à des nouvelles pressions diplomatiques internationales engendrées notamment par le contrat de Rome, dit de San Egidio, signée par les leaders politiques de l’opposition dénonçant la main mise militaire de l’État. Ainsi, dans le but de restaurer la légitimité perdue des institutions de l’État, il organise une élection présidentielle en 1995, la première à scrutin pluraliste en Algérie[4].

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    4. Artisans de l'ombre Dit :

      Présidence
      Remportant l’élection, il est élu Président de la République le 16 novembre 1995 avec 61,3% des voix. Ayant fait le constat de l’échec du rapprochement avec les représentants modérés du FIS dissout, eux-mêmes dépassés par l’émergence d’importants groupes terroristes, meurtriers, comme le GIA, Liamine Zéroual rompt le dialogue avec les islamistes et mène une politique d’« éradication des groupes terroristes »[2].
      La révision constitutionnelle de novembre 1996 augmente considérablement les pouvoirs du président de la République, et tend à fermer le champ politique à l’opposition. Des proches du président, et sous sa direction, fondent le 21 février 1997 le Rassemblement national démocratique (RND), à la veille des élections législatives algériennes du 5 juin 1997. Le parti RND y remporte une large majorité, et appui le pouvoir de Liamine Zéroual. Mais des tensions de plus en plus présentes au sommet de l’État amènent Liamine Zéroual à se retirer. Il annonce ainsi, le 11 septembre 1998, dans son discours à la nation la tenue d’élection présidentielle anticipée pour février 1999 (normalement prévue pour 2000), auxquelles il déclare ne pas se présenter[1]. Il quitte la présidence de la République le 27 avril 1999. Son successeur est un ancien ministre et proche de Houari Boumédiène, du FLN, Abdelaziz Bouteflika.

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    5. Artisans de l'ombre Dit :

      Naissance le 10 janvier 1922 à Haïphong.Son père, commandant de marine, meurt dans un accident de voiture quand il a dix-sept jours. Sa mère, au lieu de reprendre la belle carrière de pianiste à laquelle elle avait renoncé lors de son mariage, choisit de rester en Indochine jusqu’en 1929 afin de mieux se consacrer à ses deux fils dont l’aîné a un an et demi. De ces premières années M.H. gardait le souvenir de ses jeux d’enfant dans un grand jardin et des longues traversées en mer quand ils retournaient passer l’été en France. Il a toujours aimé les vieilles civilisations d’Asie, le style de leurs monuments et de leur statuaire.

      Après un séjour d’acclimatation chez des amis en Anjou puis à Lille chez son grand-père, chef d’orchestre et directeur du Conservatoire, installation de la famille à Paris dans le Ve, en face du square Langevin où sa mère demeurera jusqu’à sa mort en 1967. Études au lycée Henri IV où Jean Guéhenno, son professeur de littérature française le remarque comme un élève exceptionnel. Mais dès son année de terminale, « entré dans le monde fascinant des idées », a-t-il dit, c’est à la philosophie qu’il se destine. En classe préparatoire, il privilégie le cours de Jean Hyppolite qui deviendra avec Jean Wahl son codirecteur de thèse. Sa passion exclusive pour la philosophie lui vaut de n’être que boursier de licence au concours de l’E.N.S. L’hiver 1942-1943, il rédige son mémoire, Le bonheur de Spinoza, que son directeur, Jean Grenier, souhaitait faire publier chez Gallimard, ce que les restrictions de papier et la censure allemande rendaient alors impossible. La Revue de Métaphysique et de Morale s’en chargera en 1944 et 1946.

      Dès le début de juin 1943, suivant l’exemple de son frère parti en Angleterre dans le groupe des vingt premiers « Free French », M.H. s’engage dans la Résistance. Il rejoint le maquis du Haut Jura, section Périclès qui regroupait des intellectuels. Son nom de code était Kant parce qu’il n’avait pu emporter dans son sac à dos que La critique de la raison pure. Dès les premiers froids, ils descendaient de leur montagne pour se disperser et accomplir leurs missions dans le Lyon quadrillé par les agents de Klaus Barbie de sinistre mémoire. Cette expérience de la clandestinité a eu une grande influence sur sa conception de la vie et l’orientation de sa future philosophie.

      La guerre terminée, négligeant des occasions de carrière brillante, il passe l’agrégation de philosophie en 1945 avec l’intention de se consacrer à sa réflexion personnelle. Jusqu’en 1960, les allocations de la Fondation Thiers puis du C.N.R.S. dont les années étaient alors accordées en nombre limité l’obligent à enseigner par intermittence, trois ans et demi au total. Lors d’un séjour en Forêt Noire, peu après la guerre, en compagnie de Henri Biraud et Jean Beaufret, il était allé rendre visite à Heidegger alors reclus dans son petit chalet de Todtnauberg. Malgré la séduction de leur long entretien philosophique, l’orientation de son propre travail l’éloignait déjà d’une phénoménologie de l’extériorité et sa lecture approfondie de Sein und Zeit alors non traduit a achevé son pressentiment des lacunes de toute philosophie intellectualiste : l’absence d’une prise en compte de la vie telle que chacun l’éprouve.

      Sa première initiative a été de rejeter le dualisme traditionnel du corps et de l’âme ou esprit et de réunifier ce qui n’aurait jamais dû être écartelé en ce qu’il a appelé « corps subjectif » puis ultérieurement « chair ». Les analyses de Maine de Biran lui préparaient pour cela le terrain. L’examen, d’ailleurs critique, auquel il a soumis cette œuvre a fourni un point de départ au développement de sa propre intuition : une philosophie de l’immanence concrète. Cette première étude, Philosophie et Phénoménologie du corps, achevée en 1949, ne sera éditée qu’en 1965 pour des raisons universitaires. Le règlement d’alors exigeant deux thèses publiées en édition spéciale pour soutenance, il en avait fait sa thèse secondaire.

      C’était le premier jalon de sa recherche principale, L’Essence de la Manifestation, son grand ouvrage, terminé dix ans après. Il lui avait fallu de longues années pour établir, malgré son immense admiration pour Husserl, le renversement de la phénoménologie intentionnelle, la grande découverte contemporaine d’alors. M.H. estimait qu’avec ses héritiers français, Sartre et Merleau-Ponty, elle se situait dans le prolongement de la philosophie classique qui depuis la Grèce ne se consacre qu’à la relation impersonnelle de la conscience et du monde. Elle laissait dans l’ombre l’essentiel de la réalité : la vie en laquelle chacun naît à l’être, qui n’est donc pas hors du soi, l’ipséité constituant une évidence immédiate dans l’épreuve de la passivité ontologique et dissipant la tentation qui commençait alors à poindre dans la mode, la « crise du sujet »,sous-produit d’une philosophie de la représentation.

      Son jury, J. Hyppolite, J. Wahl, P. Ricoeur, F. Alquié, H. Gouhier, avait été impressionné en février 1963 par une démonstration qui passait par le démontage des grands systèmes existants pour aboutir, au terme d’une réduction phénoménologique rigoureuse, fixée par des notions neuves clairement définies, à des perspectives inédites qui ouvraient un immense territoire à la spéculation par leur renouvellement positif.

      Entre temps, M.H. qui s’était marié en 1958 avait opté pour un poste à l’Université de Montpellier en 1960 de préférence à celui de la Sorbonne que souhaitait lui voir prendre Jean Hyppolite. Plus soucieux de continuer sa recherche que de promouvoir son œuvre, il avait préféré une institution aux obligations plus légères, située dans une région alors aussi belle que la Grèce et où il pouvait sans perte de temps pratiquer les sports indispensables à ses habitudes de travail. Refusant presque chaque année la possibilité de rejoindre la Sorbonne, il a exercé à Montpellier jusqu’à sa retraite en 1982.

      C’est vers 1965 qu’il entreprend l’étude de Marx dont L’Idéologie allemande, travaillée au hasard d’un cours d’agrégation lui avait révélé la génialité du penseur, déformée et pervertie par ses disciples à des fins politiques primaires. Les voyages que M.H. avait effectués dans les pays communistes, Tchécoslovaquie, Hongrie, Allemagne de l’Est, l’avaient convaincu sans peine de l’échec de ce qui était a priori une initiative aussi neuve que catastrophique : fonder autoritairement une société sur des bases rationnelles sans se soucier des individus. Il avait donc entrepris un livre sur la pensée de Marx. La mise au point de la véritable philosophie marxienne avait exigé une recherche de longue haleine, soutenue par le bonheur de découvrir la vivacité d’une intelligence philosophique exceptionnelle mais aussi une réflexion voisine de la sienne qui prenait en compte la subjectivité à propos du «travail vivant ». J. Hyppolite dont il était devenu l’ami le pressait de terminer ce livre mais sa disparition en septembre 1968 ne lui a fait prendre connaissance que des premières pages. Cette longue étude constitue la première application de la philosophie henryenne de l’immanence à la vie concrète. A une époque où la puissance soviétique était intacte, ce livre dérangeant, publié par un outsider qui ne se réclamait que de la rectitude philosophique avait déconcerté les médias de tout bord. De gauche parce qu’il défaisait les bases du marxisme officiel, dont sa préface avertissait qu’il était « l’ensemble des contresens qui ont été faits sur Marx ». De droite parce qu’il était consacré à Marx. Il a malgré tout été lu par les bonnes têtes, jeunes souvent, et sa publication ultérieure en livre de poche a facilité son accès.

      Cette année 1976, Gallimard avait également publié son second roman, L’Amour les Yeux fermés, qui a obtenu le prix Renaudot. M.H. aimait écrire des fictions pour exprimer sur un autre mode l’historial de la vie. Il souhaitait même au début partager ses journées entre création imaginaire et philosophie mais avait rapidement renoncé à pratiquer simultanément deux registres qui se contrariaient : maintien du mystère dans l’un, explicitation dans l’autre. En 1947, à la suite d’une anecdote racontée par un ami qui venait de faire son service militaire sur un bateau de guerre, il avait rédigé en quelques semaines un récit, Le jeune Officier, sur l’impossibilité d’imposer à l’existence une structure logique. Une amie l’avait exhumé d’un tiroir et envoyé en 1954 chez Gallimard à Roger Nimier qui l’avait fait publier dans l’enthousiasme et vainement tenté de lui obtenir le prix Goncourt. Quant au roman de 1976, il décrivait l’effondrement d’une civilisation prestigieuse parvenue à son apogée, le retournement d’une communauté contre elle-même, phénomène qui s’est tant répété au XXe siècle, « ce siècle à l’échine brisée », disait le poète russe Mandelstam. Ce thème avait indigné certains critiques qui, indifférents à ce qui se passait à Pékin ou ailleurs, n’y voyaient, malgré l’intemporalité du cadre choisi, qu’une dénonciation de mai 68. D’autres avaient relevé le gant, mais M.H. qui ne songeait qu’à ses idées poursuivait, imperturbable, l’avancée de son œuvre.

      Son roman suivant, Le Fils du Roi (1981), expose de façon symbolique la condition de la vie subjective. Pour faire de ses personnages des fous, il avait exploré toute une littérature psychiatrique et en particulier l’œuvre de Pierre Janet. En même temps, il préparait son livre sur l’advenue de la notion d’inconscient dans la pensée occidentale. Invité au Japon en 1983 par Y. Yamagata au Centre de Philosophie française d’Osaka, il a pu profiter de son séjour de trois mois pour structurer, à l’occasion du séminaire qu’il y a donné, cet essai, Généalogie de la Psychanalyse, publié en 1985, dont le véritable titre était Le Commencement perdu, c’est à dire la métamorphose progressive de l’affect en inconscient par toute une tradition philosophique. Héritage reçu par la psychanalyse même si Freud, qui a reconnu la puissance des affects, s’est soumis dans sa théorie à l’entrave d’une philosophie de la représentation.

      C’est un dévoiement identique mais d’une autre nature que celui décrit dans L’Amour les yeux fermés qui est dénoncé dans l’essai qui a fait sensation, La Barbarie, en 1987. Il s’agit de la destruction de la culture par l’idéologie scientiste qui soutient le développement de la technique. Celle-ci s’auto produit et se multiplie en roue libre aux temps modernes, corrompant, dénaturant toutes les formes de l’existence, le travail, l’économie, les loisirs, l’éducation, l’éthique, bref l’ensemble de la praxis humaine. Pour cette mise en question M..H. se réfère à sa conception de la culture en prise directe sur sa philosophie de l’immanence. La culture, qui ne se limite pas à la production ou à la connaissance des arts, n’est que l’auto transformation constante de la vie qui tend à se dépasser en tout domaine. Elle est développement positif de l’existence entière, ce qui explique la gravité de l’auto destruction de soi qu’est la « barbarie ».

      Grand amateur d’art plastique et connaisseur de peinture, M.H. a complété ce dévoilement de la culture dans les réflexions suscitées en lui par les tableaux et les écrits de Wassily Kandinsky, l’inventeur de la peinture abstraite, dont une récente exposition à Beaubourg venait de rassembler un ensemble de tableaux éblouissants. Voir l’Invisible (1988) développe sa conception de l’art, expression du corps subjectif qui fait la preuve de la richesse et de la différence de la subjectivité. L’art abstrait mais aussi toute peinture qui s’écarte du réalisme fait voir dans la lumière du visible les tonalités affectives de la vie invisible.

      Dans l’historial de la vie, la barbarie n’était pas le seul fléchissement qui peut atteindre la communauté. La chute du mur de Berlin et l’effondrement des régimes totalitaires qui, croyant y trouver un remède, se sont tournés vers l’économie occidentale, ont reconduit la réflexion de M.H. vers les vraies raisons de l’échec du marxisme. Mais c’était pour mettre celui-ci dos à dos avec l’illusion dont jouit le capitalisme, fondé en apparence sur des principes opposés mais qui court à la même catastrophe pour la même raison. Du Communisme au Capitalisme se termine par l’apologue de la mort qui attendait à Samarcande celui qui était allé la fuir jusque là. Bien que publié en 1990, cet essai a, hélas, encore gagné en actualité.

      La même année, M.H. rassemble sous le titre Phénoménologie matérielle des textes qui font le point sur la méthode impliquée par les principes de sa propre phénoménologie. Le premier définit, à propos de l’interrogation husserlienne du temps, la façon dont la phénoménologie matérielle se différencie de la phénoménologie hylétique. Les deux autres démontrent l’échec de la phénoménologie classique à produire au moyen d’une approche intentionnelle une connaissance de la subjectivité mais aussi de l’expérience d’autrui, toute intersubjectivité se situant en réalité au niveau d’une communauté pathétique.

      Activité intensifiée de conférencier en France ou à l’étranger et surtout aboutissement de longues méditations ont fait de 1996 une année où se dessine plus nettement encore la rupture de M.H. avec une phénoménologie de l’intentionnalité. Il publie son dernier roman, Le Cadavre indiscret, conte philosophique, inspiré par un cas réel, sur le pouvoir politique, l’argent sale, les astuces policières. Mais l’important est pour lui ailleurs: C’est Moi la Vérité ouvre une période nouvelle de sa phénoménologie, la complète en consolidant son ontologie. M.H. répond en pleine lumière à la grande question de la philosophie, posée déjà à la fin de l’Essence de la Manifestation et qui donne toute sa dimension à l’expérience immanente de l’auto-affection : si chaque vivant vient à l’Etre dans la vie, n’est-ce point parce que cette vie est Dieu ? Une vie absolue dont l’Évangile de Jean apporte le témoignage, liant Vie, parole de Dieu (le Verbe) et la vérité, sans rompre avec la méthode philosophique la plus pure. Une vie qui garantit à chaque homme sa dignité, sa responsabilité, son égalité en tant que Fils. Car seule une communauté d’origine, la vie invisible, peut justifier une communauté visible.

      Au colloque de Cerisy qui a été consacré à M.H. en septembre 1996 et qui a regroupé une centaine de participants de tous pays dans une atmosphère très chaleureuse., les discussions ont donc pu porter sur la totalité du champ philosophique qu’il avait exploré. Souhaitant repenser le problème de la vie jusqu’à sa limite, il a complété sa réflexion dans Incarnation, une philosophie de la chair (2000) qui reprend à un autre niveau la question du corps qu’il avait abordée dans son premier essai. Une mise au point liminaire reformule énergiquement les raisons et les modalités de son renversement de la phénoménologie historique, ce qui permet l’affirmation que l’invisible précède le visible et que « Dieu est beaucoup plus certain que le monde. Nous aussi ». C’est la chair, reprise élargie de la notion de corps subjectif, qui est ouverture sur la réalité. C’est elle qui fonde la liberté, possibilité de mise en œuvre de son propre pouvoir, c’est elle qui porte en elle l’Archi Intelligibilité de la Vie. Le développement contient une longue analyse de l’angoisse en prenant appui sur la relation érotique et sur l’échec du désir, modalité de la vie qui ne se reconnaît pas dans son extériorisation. Car la vie est bonne quand elle est sans pourquoi et demeure dans son immanence. Telle Eurydice sous le regard d’Orphée, elle se dissout quand elle est vue. La vie est invisible tout comme Dieu. « L’incarnation rend manifeste à l’homme sa génération invisible » Notre chair qui n’est pas un corps opaque est en son pathos la Parousie de l’absolu. L’essai se termine sur cette phrase : « Heureux ceux qui souffrent, qui n’ont rien d’autre peut-être que leur chair. L’Archi gnose est la gnose des simples ».

      Ces deux derniers ouvrages lui ont gagné l’écoute de ceux qui cherchent dans le monde actuel enfoncé dans un materialisme générateur d’insatisfaction une autre conception de la vie, en un mot des valeurs spirituelles. M.H. destinait Paroles du Christ, essai où il oppose notamment le langage de l’homme et la parole de Dieu, à un large public. Il y use du discours simple que pratiquait le penseur qui l’a souvent accompagné, Maître Eckhart. Atteint d’un mal inguérissable, il a corrigé les épreuves de ce dernier ouvrage sur son lit d’hôpital avant de glisser dans la mort le 3 juillet 2002 avec courage et lucidité. Quelques mois avant, il souhaitait faire un écrit sur « la subjectivité clandestine ».

      Ce survol biographique souhaite restituer la cohérence d’une recherche philosophique authentique qui s’est frayé sa propre voie, insoucieuse des modes et des idéologies contemporaines. Celui dont Paul Ricoeur, questionné sur ses confrères, disait, « celui que j’estime le plus, Michel Henry » et auquel Emmanuel Lévinas a consacré son premier cours en Sorbonne, n’a connu qu’un seul mobile : « savoir ce que j’étais vraiment », comme il le confiait dans un entretien. Or la philosophie dans laquelle il avait été formé, un intellectualisme, concevant l’individu « comme un sujet libre qui constitue le monde et l’ordonne, ne correspondait pas à ce que je vivais concrètement ». Ce désaccord lui a fait mesurer l’énorme impensé de la réalité vécue, dans les systèmes du passé. Un impensé qu’il a retrouvé dans le courant moderne de la phénoménologie.

      Toutefois, avant qu’il puisse accomplir et justifier le déplacement régional qu’il visait, l’existence était allée au devant de son initiative. Son expérience de la Résistance au lieu de susciter comme chez nombre de ses camarades une politisation, avait éclairé sa résolution. La nécessité de se cacher, de dissimuler ce qu’on pensait et surtout faisait avait eu cet effet : « L’essence de la vraie vie se révélait à moi, à savoir qu’elle est invisible. Dans les pires moments, quand le monde se faisait atroce, je l’éprouvais en moi comme un secret à protéger et qui me protégeait. Une manifestation plus profonde et plus ancienne que celle du monde déterminait notre condition d’homme. Définir celui-ci comme un animal politique n’était plus possible ». La violence des événements plaçait l’histoire au premier plan mais le mythe de la société « en recevait une atteinte irréparable ». La société était devenue « l’espace de la violence des armes, de la délation, du marché noir, de la torture, d’une mort atroce pour beaucoup, de la peur pour tous. Le salut se tenait justement dans le secret d’une communauté réduite au couple, à la famille, au mieux à un service clandestin toujours trop nombreux d’ailleurs puisque constamment menacé par l’infiltration et la trahison. Dès ce moment j’avais compris que le salut de l’individu ne peut lui venir du monde ».

      M.H. n’a jamais méconnu le poids de l’histoire, ses régressions, ses bonheurs aussi ni la formidable puissance d’empêchement des idéologies. Mais il la considérait dans la perspective de l’historial dont elle n’est que l’apparence : son activité collective est le fait d’individus particuliers, ses grands mouvements sont la surface visible de la vie invisible. Il a analysé la complexité de ce rapport dans sa grande étude sur Marx et dans ses deux livres, La Barbarie et Du Communisme au Capitalisme. Ses parcours dans l’Europe entière notamment n’étaient pas seulement destinés à voir et revoir fresques, tableaux ou architectures mais à mesurer directement certains faits de civilisation – ou d’effondrements de civilisation. Mais chacune des analyses qu’il a consacrées à ces phénomènes repose sur la remontée au principe qui œuvre en eux.

      Voilà pourquoi dès 1945 c’est le statut de l’individu, sa réalité invisible, qui a été le but de sa réflexion. « Savoir ce que j’étais vraiment » suppose une scrutation de la façon dont on sent en soi-même la vie. Bien qu’il ait démonté exemplairement un bon nombre de systèmes, c’était pour se faire mieux entendre à l’aide du déjà connu et non pour jouer sa philosophie sur un échiquier conceptuel où triomphe le plus malin. C’est cette épreuve de la vie qui lui a fait refuser d’emblée la séparation d’un corps objet et d’ un principe intellectuel ou spirituel. Le corps subjectif est identique à l’ego. Il est le lieu de la révélation , ce qui fait écrire à M.H. dès son premier essai : « Notre corps est un savoir qui ne présuppose pas que nous soit déjà ouvert l’horizon de la vérité de l’être, mais qui est au contraire le fondement et l’origine de cette vérité ». Aussi « être affecté », cet apparaître de l’apparaître, but de la réduction phénoménologique, façon dont l’essence se reçoit, n’est pas, il l’a dit, « un se diriger vers mais un laisser advenir en soi ce qui se révèle par soi ». En tant qu’auto affection le corps subjectif ne doit donc rien à l’extériorité. D’autre part, l’être humain s’est reçu dans la vie, il ne s’y est pas apporté lui-même. La « passivité » vient de cette donation. Elle est sentie comme telle et en même temps elle contient un « Je peux », une invite à l’effort, à l’accroissement de soi. Ennemi des néologismes tapageurs, M.H. a usé de mots connus dont il a toujours défini le sens et tout en détruisant la conception de la psyché classique qui continue de régner sur les esprits, il n’a jamais discrédité celle-ci, préférant construire.

      Accroissement de soi, puisque c’est bien de soi qu’il s’agit et point d’un « on ». La certitude de l’ipséité fait partie de chaque mouvement interne, elle n’a pas à être prouvée par le recours à la représentation. C’est une révélation sans distance qui n’a rien à voir avec ce qui est communément appelé intériorité, regard tourné vers l’intérieur de soi – comme si une telle chose était possible, comme si on pouvait se dédoubler pour un face à face conscience- objet « soi », de l’ordre justement de la représentation. Elle est bien sûr également étrangère au flux des états psychiques de la durée bergsonienne, de leur défilé dans la conscience. L’ego concret que définit L’Essence de la Manifestation adhère à soi, se meut dans son essence. M.H. a comparé la condition du vivant à celle du nageur porté par la mer. D’où ses notions, constitutives de l’ipséité, qui doivent être comprises comme métaphysiques – et non psychologiques – telles que « souffrir », c’est-à-dire être passif, reçu. « Jouir », c’est-à-dire s’accroître de soi dans la reconnaissance de cette ipséité. Croissance qui est un effort qui monte du dedans et n’est pas appelé du dehors. L’affectivité ne doit pas être confondue avec la sensibilité ou avec les modalités que sont les sentiments divers. Elle caractérise la donation de tous les mouvements de la vie y compris ceux de l’intellect, elle est présente derrière chacun. Comprendre repose sur l’affection première, écrit M.H : « L’affectivité a déjà accompli son œuvre quand se lève le monde »( L’essence de la manifestation, 604)

      Ce recentrage ainsi conçu sur le sujet – qui s’oppose au nihilisme plus ou moins sous-jacent de la pensée contemporaine – l’a conduit à repenser tous les grands domaines de la vie. Son étude qui rétablit le vrai Marx a bénéficié de cette assise ontologique : la subjectivité corporelle du travail vivant qui est au principe de l’économie. Ont été l’objet, on l’a vu, de sa préoccupation : la dénaturation progressive par l’intellectualisme des affects, l’aliénation de la vie contemporaine par l’idéologie de la techno science, responsable des destructions de la culture. Il s’est surtout attaché à une réhabilitation de la vie invisible avec ses vrais phénomènes que sont l’angoisse, la peur, le désir, la force etc. Il a donc redéfini l’action, la liberté, le mal, la relation érotique, et bien sûr l’art et le rapport à Dieu.
      Ses derniers livres, fidèles à la conception de sa méthode phénoménologique, placent la spéculation à un autre niveau mais pour la renforcer, non pour contredire ce qu’il avait établi. C’est dans cette dimension qu’ils doivent être approchés.

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    6. Artisans de l'ombre Dit :

      Ivan IV Vassiliévitch (en russe : Иван IV Васильевич), dit Ivan le Terrible (en russe : Иван Грозный, Ivan Grozny), né le 25 août 1530 à Kolomenskoïe et mort le 18 mars 1584 à Moscou, est le grand-prince de Vladimir et Moscou de 1533 à 1584, et le premier tsar de Russie de 1547 à 1584.

      Biographie
      Fils de Vassili III (1479-1533) et de sa deuxième épouse, Héléna Glinska (?-1538), il succède à son père à la mort de celui-ci, le 4 décembre 1533. Trop jeune pour régner, le pouvoir est soumis à un conseil de régence conduit par sa mère, Elena, et par vingt boyards. Celle-ci décède le 3 avril 1538, probablement empoisonnée, et le pouvoir se partage alors entre différentes factions de familles de boyards (Chouïski, Glinski, Bielski).

      C’est dans cette ambiance de haine et de mort qu’Ivan passa son enfance, dans la crainte perpétuelle d’être assassiné. Ses loisirs se partagent entre la torture d’animaux, la chasse, la maltraitance des villages alentours.

      Autodidacte, il s’intéresse néanmoins aux Saintes Écritures et à force de se prosterner devant les icônes, son front porte la trace d’une callosité (Hyperkératose).

      À 16 ans, il rejoint l’armée à Kolomna, où celle-ci vient de mener une action contre les Tatars, il y fait exécuter 50 arquebusiers de Novgorod porteurs d’une pétition au sujet des vexations qu’ils subissent.

      Ivan le TerribleIl est sacré tsar à Moscou le 16 janvier 1547 à la Cathédrale de l’Assomption. Il est le premier tsar régnant. Plus qu’un titre à ses yeux, il se croit investi d’une mission divine, même si son investiture ne fut consacrée qu’en 1561 par le patriarche grec Iosaphe de Constantinople.

      Il se marie le 3 février 1547 en la cathédrale de l’Assomption avec Anastasia Romanovna Zakharine (1520-1560) qui lui donna cinq enfants : Anna Ivanovna (1548-1550), Maria Ivanovna (1551-?), Dimitri Ivanovitch (1552-1553) 1er tsarévitch, Ivan Ivanovitch (1554-1581) 2e tsarévitch (qui épousa Eudoxie Sabourova, puis Prascovia Solova, puis Elena Cheremetieva), et enfin Fédor Ier (1557-1598) 3e tsarévitch qui épousa Irène Godounova.

      En 1561, Ivan IV épouse Maria Kabardie-Temriouk (?-1569) fille du prince tcherkesse Temriouk qui lui donne un fils : Vassili Ivanovitch (1563-1563). Il se remaria en 1571 avec Marthe Sobakine qui meurt cette même année. Il épouse ensuite Anna Koltovskaïa (?-1626) en 1572, et divorce en 1575. Il se remarie en 1575 avec Anna Vassiltchikova (?-?) dont il divorce en 1576, puis épouse en 1576 Vassilissa Melentieva (?-?) le divorce est prononcé en 1577, et enfin épouse en 1580 Maria Fédorovna Nagoï (?-1612) qui lui donna un fils : Dimitri Ivanovitch (18 octobre 1583-15 mai 1591). Suite aux incendies de Moscou de 1547 qui provoquèrent des milliers de morts, Ivan se croyant abandonné de Dieu décide de convoquer des représentants de toutes les régions de la Russie. Cette assemblée eut lieu en 1550 et Ivan y promit de défendre le peuple contre l’oppression et l’injustice. Mais cette assemblée lui permit aussi d’imposer son code tsarien (tsarski soudiebnik) pour remplacer celui de son grand-père Ivan III qui datait de 1497.

      Les premières années de son règne sont consacrées à une modernisation de la Russie. Il plaça aussi aux postes clefs de l’empire de petites gens qui lui étaient acquis, plutôt que les boyards. Il établit un code de lois en 1550, réorganise le clergé en 1551, en le soumettant à l’État, et crée le corps des Streltsy, un corps d’infanterie constituant la garde personnelle du tsar. Il tient également, en 1549, la première réunion du zemski sobor (земский собор, « assemblée de la terre », le premier Parlement russe du type d’État féodal), un conseil de nobles consulté lors des grandes décisions. Un nouveau code de lois (sudiebnik) et les diplômes royaux (ustavnye, otkupnye gramoty) élargissent la participation des représentants électifs paysans à la procédure judiciaire et la gestion locale [1]. La première presse à imprimer est introduite sous son règne.

      À partir de 1560, pourtant, le régime se durcit. Les premières lois restreignant la liberté des paysans sont prises, qui conduisent ensuite au servage. Ivan IV se lance dans un régime de terreur contre les boyards qu’il hait depuis sa jeunesse. En 1564, il constitue l’opritchnina, le domaine royal, possédé personnellement par le tsar. Il est administré par sa police spéciale, les opritchiniki, qui rapidement deviennent des despotes locaux, terrorisant la population et les nobles, imposant la conscription forcée pour le front livonien (voir ci-dessous).

      À l’extérieur, Ivan IV assure l’extension de l’empire. Les Suédois, les Polonais et les Tatars l’irritent au plus haut point et c’est contre eux qu’il va mener ses premières campagnes militaires. Il annexe les khanats de Kazan et d’Astrakhan en 1552 et 1556, ce qui met fin aux incursions dévastatrices des combattants de Kazan dans les régions du Nord-Est de la Russie, embarrasse la migration des hordes agressives nomades d’Asie en Europe et donne à l’empire un accès à la Volga [2]. Après deux échecs en 1547 et 1549, Ivan quitte Moscou le 16 juin 1552 à la tête dit-on d’une armée de 100 000 hommes. Celle-ci composée d’éléments hétéroclites, comme les streltsy, fantassins munis d’armes à feu ou de troupes (Possokha) ni aguerries ni disciplinées fournies par les villes et les campagnes sont pour la première fois commandées par des officiers nommés au mérite et non par la naissance. Le 2 octobre 1552, Kazan, capitale des Tatars, devient russe après d’âpres combats. Pour célébrer cette victoire, Ivan fit bâtir à Moscou la cathédrale Saint-Basile. La construction de celle-ci dura 6 ans et suivant la légende, les yeux de son architecte, Barma Iakovlev, auraient été crevés afin que celui-ci ne puisse en rebâtir une autre aussi belle.

      Il repousse les Tatars et ouvre aux Anglais la mer Blanche et le port d’Arkhangelsk. En 1558, il s’engage dans la guerre russo-livonienne, longue guerre qui, après lui avoir assuré un débouché sur la mer Baltique, se termine en 1583 par une défaite contre une coalition réunissant la Pologne, la Suède, la Lituanie et les Chevaliers teutoniques de Livonie.

      1567, 1568, 1569 sont les années de la mauvaise récolte et l’épidémie de peste, qui provoquent la mortalité immense de la population [3].

      Le khanat de Crimée ruine constamment les terres frontalières de la Russie au règne d’Ivan IV (voir aussi Invasions des Tatars de Crimée en Russie). En 1571 le khan de Crimée brûle Moscou, mais l’année suivante les Tatars de Crimée sont vaincus non loin de Moscou (la bataille de Molodi).

      En 1570 les détachements polonais et suédois ruinent les territoires du nord et occidentaux de la Russie, l’armée du roi polonais Stefan Batory supprime les garnisons et la population de quelques villes russes.

      À la fin du règne d’Ivan IV, la Russie se retrouve saignée par une guerre de 25 ans. En 1581, il tue son fils aîné Ivan Ivanovich, probablement dans un accès de colère.

      Les circontances de sa mort, le 18 mars 1584, lors d’une partie d’échecs, restent un mystère non élucidé à ce jour. Cependant les travaux de rénovation de son tombeau dans les années 1960, ont permis un examen de ses restes. Celui-ci a révélé la présence dans les ossements de fortes doses de mercure, laissant à penser qu’il aurait été volontairement empoisonné. Notons également qu’il était très courant, à cette époque, que les médecins prescrivent aussi du mercure en poudre à des fins médicales, comme principe actif d’onguent (notamment dans le traitement de la syphilis), ignorant alors que l’absorption régulière d’une telle substance puisse porter atteinte au système nerveux central. Une telle intoxication prolongée au mercure expliqueraient ainsi, selon certains historiens et scientifiques, les crises de folie du tsar.

      Ivan IV laisse deux fils, Fédor et Dimitri, à qui il lègue une Russie en crise, à la fois économiquement, socialement et politiquement, crise qui ne se termine que par l’accession au trône du premier des Romanov en 1613.

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