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4.Récits sapientiaux (4e partie)

11 juillet 2009

Non classé

Récits sapientiaux (4e partie)
Par K. Noubi

Dévouement n Une veuve, sans ressources, a décidé de ne pas se remarier pour pouvoir garder son fils. Elle ne veut pas lui donner un beau-père qui le maltraiterait.

On raconte qu’une femme, mère d’un enfant, perd son mari. Sa famille voulait la remarier, mais elle a refusé.
— Tu es jeune, tu dois te remarier !
— Non, je ne veux pas que mon fils tombe entre les mains d’un beau-père qui le maltraitera et l’humiliera !
— Si cela se passe ainsi, nous le prendrons en charge !
— Je ne veux pas que mon fils soit privé de l’affection d’une mère !
— Comment feras-tu pour l’élever ?
— Je travaillerai dans les champs, je gaulerai les olives, je tisserai… Je ferai tout pour que mon fils ne manque de rien, y compris d’affection !
Ses parents insistent et comme elle s’obstine à refuser, ils veulent la punir, en lui refusant toute aide.
— Alors, tu n’as qu’à te débrouiller, personne ne te secourra !
La pauvre femme prend son destin en main. Comme elle l’a annoncé, elle va se mettre au service des autres.
Le jour, elle fabrique des paniers, des couffins et des chapeaux en raphia, elle se loue quand il y a des travaux agricoles et, le soir, elle se place derrière son métier à tisser pour confectionner des burnous et des couvertures de laine.
Il lui arrive, quand la nourriture manque, de ne pas manger, mais son fils a toujours l’assiette pleine. Quand il y a de quoi manger, les meilleurs morceaux sont toujours pour lui qui a besoin d’une alimentation de qualité pour grandir.
— Mange, cela renforce les os et les muscles !
Le petit grandit, en force et en beauté. Il prend conscience des difficultés de sa mère et des sacrifices qu’elle consent à son égard.
— Maman, quand je serai grand, tu ne travailleras plus !
— Grandis, mon fils, grandis… J’ai juré de t’élever et de faire de toi un homme ! Personne ne m’a jamais accordé d’assistance, à l’exception de Dieu !
Dès que le jeune garçon peut se débrouiller, il garde les troupeaux. Mais le salaire qu’il gagne est insuffisant et la mère doit toujours travailler.
Le métier à tisser trône dans l’unique pièce de la maison et, le soir, la mère s’y consacre, jusqu’à une heure tardive. Souvent, le fils la trouve endormie, recroquevillée sur les battants. Il la réveille.
— Lève-toi, il est temps d’aller te coucher !
— Non, non, je dois me remettre au travail !
Et elle explique :
— Un tel va se marier dans deux jours, il a besoin que je finisse son burnous !
— Tu es épuisée !
— Je dois finir mon travail, sinon, on ne me prendra pas mon burnous !
Et le jeune garçon, le cœur plein de tristesse, retourne au lit et pleure doucement. Jamais, il n’oubliera ce que sa mère fait pour lui ! (à suivre…)

K. N.

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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