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18.L’affaire Marie Besnard (18e partie)

9 juillet 2009

Non classé

L’affaire Marie Besnard (18e partie)
Par K. Noubi

Résumé de la 17e partie n Les nouvelles expertises ne sont pas aussi claires que celles de 1949, mais elles laissent subsister le doute.

Un troisième expert comparaît à la barre. C’est le professeur Griffon. Maître Gautrat l’attaque.
— les cadavres que vous avez expertisés sont morts depuis quelques années et enterrés dans la terre de Loudun… Or, dans cette terre, il y a des végétaux, des minéraux mais aussi de l’arsenic, soit entre 2 à 6 mg par kilogramme de terre.
— oui, dit l’expert.
— la terre qui entoure une tombe peut-être importante ?
— oui.
— peut-elle imprégner les cadavres ?
— je le suppose !
— vous avez fait des analyses avec de l’eau distillée, puis de l’eau de pluie… Mais les résultats ne semblent pas probants.
— des expériences ont été faites à Nancy, en 1887…
— vous ne pensez pas que c’est un peu dépassé ? Des expériences ont été faites par M. Demolon sur la dynamique du sol, en 1952. Pourquoi n’en avez-vous pas tenu compte ?
— Je reconnais qu’on n’a pas tenu compte de ces précisions…
L’avocat de la défense, Maître Gautrat parle de la solubilité de l’arsenic : il doit, pour arriver à imprégner les cadavres, être véhiculé par l’eau de pluie et l’humidité souterraine.
— or, reproche l’avocat aux experts, vous avez soutenu que l’arsenic n’était pas soluble !
— je le maintiens !
— vous avez réalisé vos expériences avec de l’eau distillée !
— je l’ai déjà dit…
— justement et nous avons démontré que ce procédé est inefficace…
On fait venir le professeur, le Peintre et l’ingénieur hydrologue, qui affirme l’avis contraire.
— l’arsenic est complètement soluble !
— vos calculs, dit-il au professeur, sont faux !
On écoute ensuite le professeur Ollivier.
— les analyses des experts sont stériles, dit-il.
Et il explique :
— un tube contenant de la terre relevée dans un sol normal ne peut être comparable à un tube de terre relevée dans un cimetière, parce que dans un cimetière, il y a plein de larves, de vers et de microbes… et en grandes quantités ! Et de conclure : «la toxicologie doit reconnaître ses limites, c’est pour cette raison que ces analyses doivent être interprétées avec prudence !
Mais un autre expert, le professeur Truffert demande à prendre la parole : il a des révélations importantes à faire. (à suivre…)

K. N

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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