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55.Mariages à l’algérienne (55e partie)

8 juillet 2009

Non classé

Mariages à l’algérienne (55e partie)
Par K. Noubi

Résumé de la 54e partie n Revenant à pied de chez la couturière, Souhila se fait agresser. Elle n’arrive pas à se défendre.

Quand elle revient à elle, elle se rappelle ce qui s’est passé. Elle se regarde. En découvrant sa robe repliée sur ses genoux, elle la baisse.
«Mon Dieu !»
Elle se redresse et jette des regards effrayés autour d’elle.
«Mon Dieu !»
Mais il n’y a personne. L’agresseur a fui.
Elle se relève et se met à pleurer.
— Mon Dieu, qu’est-il arrivé ?
Elle se rappelle, l’homme la poursuivant, se faufilant entre les arbres, cherchant à l’agresser comme un loup guettant sa proie…
Elle arrange ses vêtements, remet ses chaussures et tente d’avancer. Mais elle s’arrête et s’affaisse sur le sol.
— Je veux mourir !
Elle se met à pleurer, pensant à son mari, à ses enfants et à sa famille.
— Je vous ai souillés ! s’écrie-t-elle.
Elle pense, un moment, se suicider. Mais elle n’en a pas la force pour ses enfants, mais aussi pour l’honneur de la famille.
On découvrirait alors ce qu’elle a subi et elle ne pourrait plus cacher sa honte… Tandis que si personne n’est au courant de rien, elle pourra cacher sa honte, même si elle sait pertinemment qu’elle ne retrouvera plus la paix !
Elle aperçoit un fourgon qui arrive de loin : c’est le fourgon qu’elle aurait dû prendre. Elle s’arrange vite les cheveux et l’arrête.
Le véhicule stoppe devant elle. Elle hésite, comme si elle avait peur.
— Tu montes, oui ou non ? demande le chauffeur.
Comme elle a peur de rencontrer son agresseur, elle monte. Elle s’assoit à côté d’une vieille femme.
— Qu’est-ce qui t’arrive ? dit la vieille.
— Moi ? dit Souhila. Rien !
— Mais tu es très pâle !
— Ah… dit Souhila, j’ai couru pour rattraper le fourgon !
— Tu aurais dû t’arrêter, le chauffeur t’aurait prise où tu étais…
— Je n’y ai pas pensé…
— Tu t’es fatiguée pour rien…
La vieille la regarde.
— Ta robe est sale…
Souhila rougit.
— Je suis tombée en courant.
— Il ne fallait pas courir ma fille, tu aurais pu te casser une jambe !
— Cela s’est bien passé (à suivre…)

K. Na

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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