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Léon l’Africain

5 juillet 2009

1.Lu pour vous

Titre : Léon l’Africain
Auteur : Amin MAALOUF

Editeur : Jean-Claude Lattès, 1986
ISBN : 2253041939
Moi, Hassan fils de Mohamed le peseur, moi, Jean-Léon de Médicis, circoncis de la main d’un barbier et baptisé de la main d’un pape, on me nomme aujourd’hui l’Africain, mais d’Afrique ne suis, ni d’Europe, ni d’Arabie. On m’appelle aussi le Grenadin, le
Fassi, le Zayyati, mais je ne viens d’aucun pays, d’aucune cité, d’aucune tribu. Je suis fils de la route, ma patrie est caravane, et ma vie la plus inattendue des traversées.


Ces premières lignes d’un roman d’une rare densité résument à elles seules le personnage qui donne par ailleurs son titre au livre : Léon l’Africain.
La vie d’Hassan-Léon est un livre d’Histoire, jalonné de chutes et de naissances d’empires. Il faut dire qu’en la matière l’époque (fin du XVe et début du XVIe siècles) a été particulièrement riche.
Hassan al Wazzan, Maure de Grenade, vit d’abord le désastre de la Reconquista, la reddition humiliante de Boabdil, puis l’exil au Maghreb, la période trouble des attaques portugaises et castillanes contre sa nouvelle patrie, les guerres intestines auxquelles est mêlé le sultan de Fès… L’énumération des événements historiques auxquels il est mêlé, dont il est parfois partie prenante et souvent victime, serait trop longue, égrenée de Grenade à Rome en passant par Fès, Sijilmassa, Tombouctou, Tefza, Gao, Assouan, Alger, Tunis, Le Caire, Constantinople…
Hassan connaît tour à tour toutes les conditions : bourgeois de Grenade, sujet des derniers rois maures puis d’Isabelle et de Ferdinand, émigré pauvre à Fès, conseiller du sultan Mohamed, riche négociant, poète de cour, ambassadeur, proscrit, banni, esclave, protégé du pape Léon de Médicis…
Hassan aime toutes les femmes, sa demi-sœur Mariam la chrétienne, Hiba, l’esclave qui lui est offerte par le pacha de Ouarzazate, sa cousine Fatima, Nour la Circassienne, Maddalena la Maure convertie…
Hassan est musulman, puis chrétien catholique, combattant contre les Luthériens.
Hassan est l’historien vivant l’Histoire, la subissant et l’écrivant, et, parfois, la faisant.
Hassan est tout à la fois Jehan Froissart, Marco Polo, Machiavel et Ibn Batouta.
Hassan vit en une vie ce que 40 vies ne couvriraient pas.
Le roman est construit de 40 chapitres, représentant chacun une année de la vie du héros, chacun dédié, par son titre, à un événement ou à un personnage marquants.
Œuvre magistrale, Léon l’Africain doit se lire 40 fois.
Magnifique !
Patryck Froissart, le 3 juillet 2006 

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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2 Réponses à “Léon l’Africain”

  1. ami sougri Dit :

    Biographie d’Amin Maalouf

    Issu de la minorité chrétienne melkite du Liban, Amin Maalouf, rédacteur au quotidien An-Nahar, est contraint de s’exiler en France en 1976, alors que son pays est ravagé par la guerre civile. Journaliste puis rédacteur en chef de la revue Jeune Afrique, le reporter parcourt alors de nombreux pays afin de couvrir l’actualité. Sa première publication, ‘Les Croisades vues par les Arabes’, est un ouvrage historique, mais c’est son roman ‘Léon l’Africain’ qui le révèle au grand public en 1986. Lauréat du prix Goncourt en 1993 pour ‘Le Rocher de Tanios’, sorte de conte à l’oriental, Maalouf rédige le livret de l’opéra ‘Adriana Mater’, dont la première a lieu en mars 2006. L’auteur y explore les thèmes du pardon, de la guerre, de l’avenir. L’ensemble de son oeuvre interroge les rapports politiques et religieux qu’entretiennent l’Orient et l’Occident, mais aussi les thèmes de l’exil et de l’identité, des sujets traités dans ses différents essais parmi lesquels ‘Les Identités meurtrières’ paru en 1989 ou ‘Le Dérèglement du monde’, publié en 2009. Observateur et interprète de l’histoire et de son temps, Amin Maalouf parvient, par le biais de sa littérature érudite, à bâtir des ponts entre les hommes et les cultures.

  2. ami sougri Dit :

    Résumé du livre

    Rendu célèbre par la plume romanesque d’Amin Maalouf, ‘Léon l’Africain’ est avant tout un personnage de chair et de sang qui, au tournant des XVe et XVIe siècles, connut un destin hors du commun. Chassé de Grenade avec sa famille par la reconquête catholique en 1492, devenu diplomate au service du sultan de Fès, il voyagea aux confins de l’Afrique noire et de l’Egypte jusqu’à la cour du Grand Turc Selim à Constantinople. Capturé en mer par des pirates et jeté dans une geôle romaine, il en fut libéré par le pape Léon X en échange de sa conversion au christianisme. D’Hassan al-Wazzân, le voyageur musulman, il devint Léon l’Africain, l’érudit et géographe chrétien qui, aux plus belles heures de la Renaissance, ouvrit les portes de la langue et de la civilisation arabes à des humanistes italiens avides de savoir. Natalie Zemon Davis s’est lancée à la poursuite de ce passeur de frontières entre Orient et Occident qui aimait à brouiller les pistes. En habile conteuse, elle nous entraîne sans peine dans les méandres de cette aventure fascinante. Établissant d’audacieux parallèles des deux côtés de la Méditerranée entre Rabelais et al-Idrîsî, Machiavel et Ibn Battûta, Castiglione et Ibn Khaldûn, elle jette surtout des passerelles entre des cultures et des traditions dont elle préfère souligner les emprunts plutôt que les différences, ‘témoignant qu’il est possible de communiquer et de faire preuve de curiosité dans un monde divisé par la violence’. Une belle leçon de tolérance et d’espoir, toujours d’actualité.

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