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3.Malédiction (3e partie et fin)

1 juillet 2009

Non classé

Histoires vraies
Malédiction (3e partie et fin)

Résumé de la 2e partie n Les autorités judiciaires confirment que Mme Dumfries est possédée par le diable. Bénéficiera-t-elle des circonstances atténuantes lors de son procès ?

Maître Dumfries semble hésiter, réfléchir. Il dit :
— Ah ! si, pourtant, il y a cinq ans, mon épouse a fait la connaissance d’un homme, lors d’une fête de charité. Elle l’a invité à prendre le thé. C’était un étranger, un Roumain, je crois. Un homme intelligent, fascinant. Il avait des yeux verts très brillants. Ils me faisaient penser à ceux d’un serpent. Mais il possédait une conversation des plus intéressantes. Mon épouse lui a offert de se loger chez nous, dans un petit pavillon au fond du parc, derrière notre demeure. Ils passaient tous les deux de longues heures à bavarder. Et parfois tard dans la nuit. Quand il nous a quittés, il y a un an et demi, j’a éprouvé une sorte de soulagement inexplicable. Pour nous remercier de notre hospitalité, il a laissé à mon épouse en cadeau, une pleine malle de vieux livres et depuis nous n’avons plus jamais entendu parler de lui.
C’est peu après ces confidences que la ville est secouée par une nouvelle catastrophe : une épidémie de rubéole fait des ravages parmi les femmes enceintes. Une fois encore, les nouveau-nés de Cardiff paient un lourd tribut à la Grande Faucheuse.
La justice suit son cours et Clarissa Dumfries, faute d’avoir d’autres arguments pour sa défense que l’emprise du diable, se voit condamnée, après un procès retentissant, à la peine de mort. Les juges doivent avoir quelque inquiétude, car ils décident non seulement de la mort de la sorcière, mais ils prévoient également une mesure post mortem :
— Après l’exécution de Clarissa Dumfries, le corps de celle-ci devra être immédiatement enfermé dans un cercueil de plomb !
Que craignent-ils ? Ils l’ignorent eux-mêmes.
Clarissa Dumfries accueille le verdict avec un calme surprenant. Elle regagne sa cellule et ne se livre à aucune contorsion démoniaque. Le matin prévu pour l’exécution la trouve d’une tranquillité impressionnante. L’aumônier vient, à tout hasard, lui proposer les secours de la religion, mais Clarissa Dumfries se contente de le regarder sans rien dire et de lui cracher au visage. Puis elle murmure :
— Peu m’importe. Mon maître Satan m’attend. Je vais mourir et je resterai en terre pendant quatre-vingts ans. Puis je reviendrai me venger de cette ville et des descendants de ceux qui me font mourir aujourd’hui !
Quand maître Dumfries, qui n’est plus que l’ombre de lui-même, entreprend les démarches pour faire ensevelir la condamnée dans le caveau de famille, il se heurte à un refus formel de la municipalité. Il ne lui reste plus qu’à entreposer le cercueil de plomb de son épouse dans la cave où tous les nouveau-nés furent égorgés.
Au bout de quelques années, maître Dumfries vend tous ses biens et décide de partir pour l’Amérique du Sud, en compagnie de ses enfants. Et il emporte dans ses bagages le corps de sa chère Clarissa qui fut toujours pour lui une parfaite épouse. C’est pourquoi l’on retrouve quelques mois après une tombe de marbre noir portant le nom de la «sorcière» au milieu du cimetière de Quito, capitale de l’Equateur…
Les années passent, maître Dumfries part lui aussi pour l’au-delà. Est-il aujourd’hui informé des raisons réelles de ses malheurs ? Nul ne le sait.
A Quito cependant, la sinistre réputation de Clarissa Dumfries a traversé l’Atlantique. Les habitants de la ville ont vu d’un mauvais œil cette inhumation de sorcière chez eux :
— Dans quatre-vingts ans, a-t-elle dit. Elle a été exécutée en 1913. En 1993, si c’est vraiment une sorcière, il devrait se passer quelque chose. Précisément le 28 juin, jour anniversaire de son exécution !
Le 28 juin 1993, la télévision de Quito dépêche à tout hasard une équipe pour monter la garde autour de la tombe de Clarissa Dumfries. Et soudain, à six heures du matin, on voit le marbre noir de la tombe se fendiller et se soulever légèrement. Comme si Clarissa Dumfries cherchait à rejoindre le monde des vivants. Pour mettre à exécution sa menace…
Peut-être est-elle en route pour rejoindre Cardiff ?

D’après Pierre Bellemare

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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