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4.Mariages à l’algérienne (4e partie)

27 juin 2009

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Mariages à l’algérienne (4e partie)
Par K. Noubi

Résumé de la 3e partie n Mériem et sa belle-fille ne s’entendent pas. Mériem reproche surtout à son fils d’avoir choisi sa femme.

Voilà que Mériem trouve un nouveau sujet pour faire du mal à sa bru. Comme, après presque une année de mariage, la jeune femme n’est toujours pas enceinte, Mériem l’accuse de stérilité !
— Renvoie-là, dit-elle à son fils, elle ne fera jamais de toi un père !
Larbi croit encore à une méchanceté de sa mère.
— C’est encore trop tôt pour parler de stérilité !
— Les femmes saines tombent enceintes le premier mois de leur mariage !
— Les femmes ne sont pas toutes les mêmes ! Certaines sont promptes à enfanter immédiatement, d’autres mettent du temps !
— Et si elle est réellement stérile ?
— Nous verrons cela plus tard !
Larbi est inquiet : si réellement Zahia est stérile, il ne pourra pas la garder, même s’il l’aime sincèrement. Si un homme se marie, c’est avant tout pour être père et avoir des enfants. Bien sûr, les hommes ne se posaient même pas la question de savoir qui est stérile dans le couple : pour eux, c’est toujours la femme.
— Alors, demande Larbi, quand vas-tu être enceinte ?
— Je ne sais pas, dit le jeune femme.
— Tu ne crois pas qu’il est temps ?
Zahia a bien sûr compris que c’est sa belle-mère qui pousse son mari à l’interroger. Elle a compris aussi que son sort ne tient plus qu’à un fil…
Chaque fin de mois, elle s’empresse de regarder si elle a ses menstrues. Sa belle-mère la surveille également et se réjouit quand elle la voit laver ses sous-vêtements.
— Bientôt, tu partiras de chez moi !
Zahia ne dit rien, mais un jour, elle n’eut pas ses menstrues. Elle ne se réjouit pas tout de suite, mais attendit encore quelques jours. Elle finit par avoir des étourdissements et des vomissements et, après avoir consulté sa mère, elle peut enfin annoncer à son mari qu’elle est enceinte !
— Quoi ! s’écrie Larbi.
Il est si content qu’il ne sait quoi dire.
— Il faut l’annoncer à ma mère !
— Elle était si contente que je sois stérile pour me renvoyer !
— Je crois qu’elle sera contente de savoir que j’aurai un enfant ! Va, je vais me cacher, ainsi, je saurai ce qu’elle va te dire !
Zahia va retrouver sa belle-mère.
— Je crois que je suis enceinte !
— Toi ? dit Mériem, je ne le crois pas… Tu dis cela pour gagner du temps… Ton ventre est stérile, stérile !
Zahia se retire.
— Voilà ce que pense de moi, ta mère, dit-elle amère. (à suivre…)

K. N.

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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