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11.Mariages à l’algérienne (11e partie)

27 juin 2009

Non classé

Mariages à l’algérienne (11e partie)
Par K. Noubi

Résumé de la 10e partie n Le cadenas, nécessaire au désenvoûtement de Amina, est introuvable. On ne sait pas où sa défunte grand-mère l’a placé.

Amina regarde tour à tour sa mère et ses tantes.
— Comment faire ?
La tante Fadhéla sourit.
— tu crois que c’est un drame ?
— bien sûr, dit Amina, grand-mère a insisté sur le fait de me délier !
— ta grand-mère est de l’ancienne école !
La tante Aïcha tente de la rassurer.
— Ecoute, moi, je n’ai pas lié mes filles !
— d’ailleurs, dit la troisième tante, Mériem, presque plus personne n’observe ce rite ! c’est maintenant démodé !
Mais Amina insiste.
— il faut retrouver le cadenas, sinon, il va m’arriver malheur !
— il ne t’arrivera rien !
Sa mère aussi tente de la rassurer.
— de toute façon, même ta grand-mère n’y croyait pas !
— elle te l’a dit ? demande Amina
— oui, dit Zahia, mentant pieusement.
Amina secoue la tête.
— eh bien, ce n’est pas ce qu’elle m’a dit à moi !
— elle a voulu t’impressionner, c’est tout !
— non, elle était sincère, elle croyait en tout ce qu’elle disait !
Ainsi, Amina était loin d’être rassurée. Et toutes les explications fournies ne lui servirent à rien.
Elle passe la nuit, crispée, se rappelant les propos de sa grand-mère. Le cadenas la protège de tous les hommes, elle ne sera déliée que le jour où on l’ouvrira. Elle pourra alors se livrer à son mari…
Le lendemain, elle se réveille avec un visage crispé.
— qu’est-ce qui se passe ? demande sa mère
— je me sens mal…
— tu as mal dormi ? C’est l’émotion…
— non, dit Amina, le cadenas !
— Quoi, s’écrie Zahia, encore ce maudit cadenas !
— je voudrais tant qu’on procède au rite du «déliement» !
Zahia est prête à se mettre en colère.
— tu ne vas pas nous empoisonner la vie avec ce cadenas !
Amina soupire.
— de toute façon, je n’ai pas le choix !
— voilà qui est bien dit ! Pense à ton mariage qui va être une grande fête. Pense à être la plus belle qui soit ! (à suivre…)

K. N.

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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