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10.Mariages à l’algérienne (10e partie)

27 juin 2009

Non classé

Mariages à l’algérienne (10e partie)
Par K. Noubi

Résumé de la 9e partie n Le jour du rituel du bain, on oublie le cadenas avec lequel on a lié Amina à sa naissance. Le désenvoûtement est nécessaire, avant le mariage.

Dès qu’elle arrive à la maison, Amina demande qu’on procède au rite.
— patience, dit sa mère, les affaires de ta grand-mère sont dans son coffre ! Nous allons l’ouvrir et retrouver sûrement le cadenas !
Un peu plus tard, Zahia emmène sa fille et vont s’enfermer dans le débarras où on garde les vieux objets.
— voici le coffre de ta grand-mère !
C’est un vieux coffre en bois, de facture ancienne où la vieille rangeait ses objets les plus précieux. Elle n’a jamais révélé la cachette du cadenas, avec lequel elle a lié sa petite fille, mais on sait qu’il est certainement dans son coffre.
Zahia ouvre le coffre.
— pauvre grand-mère, dit Amina, ce sont ses affaires !
— il sera difficile de trouver le cadenas, dit Zahia, mais il doit être quelque part.
Elle enlève les robes, fouille, va jusqu’au fond du coffre.
— il n’y a rien, dit Amina.
— patience, il a dû nous échapper… mais on va encore fouiller !
On fouille encore.
— il n’y a rien ! dit Amina, avec désespoir.
— ce n’est pas la peine de t’affoler, on va le retrouver !
Mais c’est Zahia qui commence à s’affoler.
— il doit être quelque part !
— il y a des robes cousues… Regarde dans une poche !
On vide toutes les poches, mais rien n’y fit.
— grand-mère a perdu le cadenas !
— Non, elle a dû le placer quelque part !
— Mais où ?
Zahia ne sait que répondre.
— tous les objets de grand-mère sont dans ce coffre ! Tu le sais bien !
Zahia a une idée.
— elle a dû le confier à une de ses filles !
— Mes tantes ? Elles sont toutes les trois ici, dit Amina, on peut le leur demander…
On appelle les tantes.
— tantes Fadhéla, tante Mériem, tante Aïcha… grand-mère a dû vous remettre un cadenas !
— un cadenas ?
— oui, le cadenas avec lequel ma grand-mère m’a liée à la naissance !
Les tantes se regardent.
— non, elle ne m’a rien remis!
— moi non plus !
— moi non plus ! (à suivre…)

K. N

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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