RSS

“La trilogie Algérie” de Mohammed Dib

13 juin 2009

Non classé

  • Le livre contient trois romans et une nouvelle
    “La trilogie Algérie” de Mohammed Dib

Il a fallu des décennies plus tard pour que les trois premiers romans de l’un des plus grands écrivains algériens, Mohamed Dib, soient enfin publiés en Algérie et par une maison d’édition algérienne : les éditions Barzakh

Tout écrivain algérien ou maghrébin rêve d’être édité par une grande maison d’édition française. La plus convoitée est “Gallimard” mais être publié par  “le Seuil” est aussi un prestige que peu d’auteurs ont le mérite d’atteindre. Parmi les précurseurs de la littérature francophone algérienne, deux romanciers algériens ont pu y avoir accès en dépit du contexte très difficile de l’époque. Il y avait aussi Kateb Yacine avec son roman Nedjma mais aussi la majorité de ses pièces de théâtre. Etre édité par ce genre de maison pose toutefois un problème, celui de ne pas pouvoir être imprimé en Algérie donc bénéficier d’un prix d’achat accessible au public. Mais il y a aussi la symbolique car, un écrivain de grande envergure doit pouvoir être édité par une maison d’édition de son pays.

Il a fallu des décennies plus tard pour que les trois premiers romans de l’un des plus grands écrivains algériens, Mohamed Dib, soient enfin publiés en Algérie et par une maison d’édition algérienne : les éditions Barzakh, que dirigent deux jeunes amoureux du livre, Selina Hellal et Sofiane Hadjadj, qui sont derrière cette louable initiative. Un demi-siècle après sa parution, voici enfin réunie, pour la première fois, en  un seul volume et dans une édition algérienne, cette trilogie. Il s’agit de la Grande Maison (1952), l’Incendie (1954), le Métier à tisser (1957). ouvrage se termine avec une nouvelle écrite par Mohammed Dib en 1947.

Dans sa présentation de cette nouvelle publication, l’éditeur écrit : “œuvre majeure de la littérature algérienne, paru entre 1952 et 1957 à Paris, œuvre prémonitoire aussi, elle permettait, à l’orée de la guerre d’Indépendance, de rendre enfin justice au peuple algérien, montrant dans sa vie quotidienne, dans son humilité et sa dignité”.

Mais la fresque de Mohammed Dib n’est pas seulement empreinte d’un souci de justice, elle est aussi poétique et sait, comme l’écrit Nadjet Khadda, creuser le sillon d’un cheminement où la nudité de l’âme dévoile un esprit douloureusement lucide qui pose encore et toujours les grandes et éternelles questions de la condition humaine. D’après l’éditeur, cette édition de La trilogie Algérie propose aussi la première nouvelle publiée par Dib et Nadjet Khadda ainsi que d’une poste-face du romancier Mourad Djebel.

Elle offre également des photographies inédites de l’auteur cédées gracieusement par Colette Dib, sa veuve. Mohamed Dib est né le 21 juillet 1920 à Tlemcen dans une famille bourgeoise ruinée. Le père a exercé plusieurs métiers dont ceux de menuisier, de commerçant et d’homme d’affaires. Dib effectue ses études primaires et secondaires à Tlemcen puis fait son entrée à l’Ecole normale d’Oran d’où il sort sans diplôme.  Instituteur puis comptable, Dib devint interprète anglais-français. Il travaille ensuite dans la corporation des tisserands comme dessinateur de maquettes de tapis. Il peint et hésite pendant un temps entre la peinture et l’écriture. En 1948, il voyage en France. Dès son retour il écrit à Alger Républicain. En 1951, il épouse Colette Bellissant et envoie son premier roman, La Grande maison aux éditions du Seuil. Le livre est édité en 1952 et réédité un mois plus tard. A la parution de son roman Un été africain, Dib est expulsé d’Algérie. Il s’installe à Mongins, dans les Alpes maritimes (France), chez ses beaux-parents. Il voyage beaucoup, surtout dans les pays de l’Est. En 1964, Dib s’installe dans la région parisienne à Meudon-la-Forêt puis à la Celle Saint Cloud (Versailles). Il y écrira une nouvelle trilogie : Dieu en barbarie (1970) et la Dame du roi (1968). Les trois romans : “Les terrasses d’Orsol”, “Le Sommeil d’Eve” et “Neige de marbre” constituent sa troisième trilogie dite nordique.  En 1994 : Dib reçoit le Grand prix de la francophonie, la plus haute distinction de l’Académie française.

 

Aomar Mohellebi

 http://www.depechedekabylie.com/popread.php?id=35152&ed=1426

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

Voir tous les articles de Artisan de l'ombre

S'abonner

Abonnez-vous à notre newsletter pour recevoir les mises à jour par e-mail.

Les commentaires sont fermés.

Académie Renée Vivien |
faffoo |
little voice |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | alacroiseedesarts
| Sud
| éditer livre, agent littéra...