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12 juin 2009

Non classé

  • Jack London
    L’écrivain de tous les exploits

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Il est toujours agréable de voyager à travers les mots, de repartir au large grâce aux oeuvres impérissables comme celle de ce magicien et aventurier qu’est l’auteur de l’Appel de la forêt.

C’est un auteur extraordinaire qui a eu une vie pleine. Il a été pauvre, il a été riche. Il a été hors la loi, il a été célèbre. Il a choisi de mourir à 40 ans. Dix-huit romans, plus de vingt recueils de nouvelles, des reportages, des articles, des pièces de théâtre :

la vie littéraire de Jack London n’a pourtant duré que seize ans, entre 1900 et sa mort en 1916, à l’âge de 40 ans. Sa littérature est inséparable de son existence. Il n’a cessé de puiser dans ses souvenirs, leur empruntant des anecdotes, des personnages. Ce n’est pas un écrivain de laboratoire ni un inventeur d’histoires, mais avant tout un formidable conteur.

Tout commence à San Francisco en 1876. Jack, enfant illégitime, reçoit le nom de son beau-père, John London. Les temps sont durs, la crise règne. Le gamin fait cent boulots de misère : maçon, menuisier, épicier, éleveur de poulets, vendeur de journaux. Il aime les livres et la mer. Il achète un petit bateau pour naviguer sur la baie. Un temps cheminot, il devient pilleur de parcs à huîtres et fréquente les saloons du port, où il découvre la convivialité de l’alcool. Il le raconte dans les meilleurs passages de son autobiographie, John Barleycorn  (autrefois traduit sous le titre, aimé par Mac Orlan, de Cabaret de la dernière chance). Puis son bateau prend feu, et il passe alors du côté de la loi, surveille ses anciens collègues, les pêcheurs frauduleux. Ce qui donnera Patrouille de pêche (ancien titre français : Les pirates de San Francisco).

A 16 ans, il part sur le « Sophie Sutherland » pour une campagne de chasse au phoque sur les côtes du Japon (aventure qui inspirera plusieurs nouvelles, publiées par Phébus à la suite de Patrouille de pêche, et surtout fournira la toile de fond de son plus grand roman, Le loup des mers). Au retour, il devient ouvrier, comprend qu’il est victime du cynisme capitaliste John Barleycorn , à nouveau, marche sur Washington avec une armée de chômeurs, vagabonde au Canada, fait de la prison, étudie Marx, reprend ses études, devient militant socialiste.

En 1897, on apprend la découverte d’or au Klondike. Jack participe à la ruée. Sa vie va basculer. Car si du Klondike il revient malade et aussi pauvre qu’à son départ, il n’a pas tout perdu : il a trouvé un des filons essentiels de son oeuvre, l’odyssée des chercheurs d’or, la saga des Indiens de la neige. Les années de galère sont presque finies. En 1900, Le fils du loup, son premier livre, est publié. L’auteur est salué comme le « Kipling du froid ». Il écrit fiévreusement (mille mots par jour, quoi qu’il arrive). Il se marie, il milite. Il explore les bas-fonds de Londres et en ramène un brûlot, Le peuple de l’abîme. Il divorce, part comme reporter en Corée lors de la guerre sino-japonaise, fait des conférences, se remarie, achète le ranch de la vallée de la Lune. En 1906, il prêche le socialisme dans les universités, se fait construire un bateau, le « Snark », écrit son plus célèbre récit du Klondike, Croc-Blanc et Le talon de fer, roman socialiste. Puis il prend la mer pour un tour du monde où il découvre les îles Marquises, Tahiti, les Fidji, écrit Martin Eden, son grand roman autobiographique. Malade, il doit s’arrêter en Australie. De retour en Californie, il fait bâtir une folie ruineuse, la Maison du Loup. Les paysages des îles ont donné à son oeuvre un nouveau souffle : au cycle du Klondike succède le cycle des mers du Sud.

Il est fatigué, il a tant écrit. Au soir du 21 novembre 1916, il avale une dose mortelle de morphine. On peut imaginer que, comme son héros Martin Eden, il a choisi sa manière de partir.  Les auteurs favoris de London étaient, rapporte le magazine le Point, Melville, Stevenson et Kipling. De nombreux titres de London existent dans certaines librairies d’Algérie ou encore chez les revendeurs de livres dans la rue. Ces textes donnent du bonheur à leur lecteur.

 

Farid Ait Mansour

 http://www.depechedekabylie.com/popread.php?id=32284&ed=1381

 

 

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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