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La dame blanche

11 juin 2009

1.Contes

La dame blanche

Toute l’oasis connaissait Mourad comme un bon garçon, malheureusement toujours en émoi au passage d’une femme et passant sa vie à s’éprendre de l’une ou de l’autre.
C’était un perpétuel insatisfait, un chasseur aux abois.


Il ne rentrait jamais chez lui le soir. Pour être plus sûr d’être toujours prêt à une nouvelle aventure, il couchait dehors, à la lisière de l’oasis, au pied d’un palmier que l’on se montre encore.
Cet endroit était assez désert car, au-delà, le chemin avait été frayé entre deux cimetières et comportait donc une longue étendue de parcours sans maisons ni passants autres que les cortèges de femmes en visites pieuses des tombes le vendredi. Il était donc assez hasardeux de s’y aventurer la nuit, surtout seul.
L’unique construction existante entre ces deux cimetières était la kobba du ouali de l’oasis située à peu près à mi-chemin de ce passage, étendant sa protection sur les deux rives de cette cité des morts.
Adossé à la kobba se trouvait un minuscule enclos non couvert où l’on rangeait après les enterrements le brancard qui avait servi à transporter les défunts (naâche).
L’oasis ne comportait qu’une population entièrement noire où les agressions de ce fameux coureur se passaient sans complications judiciaires ni policières, mais au milieu de la réprobation générale.
Or, ce soir-là, dès la tombée de la nuit, notre homme était étendu comme de coutume au pied de son palmier épiant quelque passante attardée, femme de ménage retenue par son travail, jeune fille ayant bavardé outre mesure chez une amie, pour les poursuivre de ses assiduités.
Chose étrange, une passante arriva, enveloppée dans un haïk blanc, qui était d’une beauté éblouissante, le teint laiteux, la physionomie fine, la démarche noble. Jamais Mourad n’avait vu créature aussi belle.
Un peu intimidé, mais plus que jamais attiré par cette femme, Mourad se prit à la suivre, à lui parler, à lui dire son admiration et à préciser ses avances.
Cette femme, serrée dans son voile blanc, le débouta avec fermeté. Finalement, arrivée au milieu du passage du cimetière, dans le lieu le plus dangereux, la passante ne sachant comment échapper à notre homme, essaya de se réfugier dans la kobba du ouali et, trouvant l’oratoire fermé, elle entra dans l’enclos où l’on rangeait le naâche.
Fou de désir, Mourad l’y suivit et se jeta sur elle, la prit dans ses bras, essaya de la maîtriser.
Mais, ô stupeur ! La femme s’évanouit à ses yeux…
Il resta seul, dans l’enclos du brancard des morts. Son intelligence vacillait. Il se traîna jusqu’à sa maison. Il raconta son aventure à des amis et mourut peu après.
D’après notre rapporteur qui a connu le personnage de ce conte, il se serait passé dans la même oasis, une trentaine d’années auparavant, un fait à peu près analogue concernant un Noir que son père a connu.
Une Dame Blanche est apparue à ce Noir. Mais elle a traversé le cimetière entièrement et l’a amené à l’oued qui est situé au-delà. Elle a commencé à y entrer. Son poursuivant y est entré derrière elle. Comme il allait la rejoindre, la Dame Blanche s’est évanouie en laissant place à une immense gerbe de feu jaillie des eaux. L’homme est devenu fou.

Tiré des Contes mystérieux d’Afrique du Nord de Jeanne Scelles-Millie

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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Une réponse à “La dame blanche”

  1. naruto720 Dit :

    moi dans ma ville la dam blanche sais pas les même légendela légende de ma vile sais que (un soir des gens samuser dehor est buver l’un de étais bouré il est parti sais lui avec sa voitur et puis il à vus la dam blanche est il la écraser expré est maintenant si vous abiter dans ville qui est hanter pas des famtomme tuer est que la dam blanche est devant toi elle te mordra est si elle la fait tes sa sible pour tous la vie jusqua quelle te tue est moi elle ma mordu est sui sa sible mes elle ma pas eu

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