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ENTERTEIN AVEC L’ECRIVAIN ALGERIEN YOUCEF DRIS

11 juin 2009

Non classé

ENTERTEIN AVEC L’ECRIVAIN ALGERIEN YOUCEF DRISBrève biogtraphie

Il y a ceux qui sont nés avec l’écriture, moi je suis entré dans l’écriture non par effraction mais grâce à une clé, celle de la lecture. L’écriture a été mon premier outil : elle a été présente dès l’adolescence. C’était le temps des poèmes que l’on faisait à l’âge de 14 ans pour épater et séduire les filles du lycée. J’aimais bien m’essayer à l’acrostiche, avec les prénoms des filles. J’en avais fait de très beaux. Et j’ai eu quelques succès en ces temps là.


Mais ce que j’adorais le plus, c’est la lecture, et la littérature a ce pouvoir fabuleux de permettre au lecteur d’imaginer et de fantasmer les personnages d’un livre.
A l’âge de 18 ans, j’avais collaboré à l’écriture de sketches et de comédies avec mes chefs scouts à Tizi-ouzou, et nous les interprétions la veille du 27ème jour de Ramadan dans la salle des fêtes devant un parterre de familles pour lesquelles, c’était la seule fois où elles pouvaient aller voir un spectacle.
Mes vrais premiers pas dans l’écriture je les ai faits en 1972. J’avais écrits des nouvelles qui ont été publiées dans les pages culturelles d’El-Moudjahid, alors seul journal d’expression française.
C’était pour moi quelque chose d’extraordinaire, puisque les gens lisaient mes écrits.
En 1975, j’avais tenté d’écrire un roman. J’y ai passé de longs mois. Une fois terminé, j’ai proposé le manuscrit à la SNED, seule maison d’édition de l’époque. Hélas, il est resté bien enfoui dans un de leurs tiroirs, et n’a jamais vu le jour. Je passais le plus clair de mon temps à lire, cela me permettait de m’évader de la réalité de mon quotidien. Puis, sur conseil d’amis qui ont lu mes essais épistolaires , je me suis remis à écrire. Je partais d’impressions, de sensations, d’intuitions, d’images qui me travaillaient l’inconscient et que j’essayais de mettre en mots. Cette occupation me permettait d’évacuer mes angoisses. Et comme pour écrire, il faut lire, je continuais à lire beaucoup. Ne dit-on pas que la lecture est la nourriture de l’imaginaire. C’est en 1993 que j’ai réuni dans un recueil, quelques poèmes écrits pendant les années de noires. Publié chez un éditeur (Fennec) de Aïn Temouchent, ce recueil est intitulé GRISAILLE (Ramadiate). J’en avais cédé les droits à une association caritative. Ensuite, j’ai du, pour des raisons personnelles quitter Alger pour m’établir à Oran. Là, j’ai renoué avec le monde de la presse. En tant que correcteur d’abord dans un quotidien régional, puis on m’a confié la direction de la rédaction d’un hebdomadaire culturel et artistique (Côte Ouest). Je m’en suis donné à cœur joie. J’ai écrit des nouvelles, des histoires vraies, tirées de faits divers, des dossiers de société, et beaucoup de poèmes. J’ai également collaboré avec d’autres journaux, des quotidiens et des hebdomadaires.
Et je me suis mis sérieusement à l’écriture. d’abord un premier roman intitulé « Les amants de Padovani » qui contient un léger fond autobiographique.
C’est les souvenirs du temps passé, visions d’un enfant indigène d’alors, dont les écrits aujourd’hui tentent de comprendre les comportements inexpliqués des français d’Algérie à l’encontre des autochtones durant la colonisation.
J’ai aimé le parcours initiatique de ces jeunes adolescents qui s’éveillent à la sexualité, à la vie, à l’autre, tout en sachant que leurs conditions sociales respectives étaient diamétralement opposées. Cela m’a inspiré. L’histoire de Dahman et d’Amélie est née de souvenirs ou de projections d’émotions liées à l’enfance, à partir desquelles une histoire s’est dessinée. Il y a d’abord l’environnement, la proximité affective des personnages comme le montrent les photos : les parents, les amis, les lieux, puis les épisodes qui les font sortir de l’enfance.
Cette histoire d’amour fou, j’avais très envie de l’écrire.
L’histoire s’est imposée d’elle même dès que j’ai pris connaissance de vieux documents photographiques découverts dans une malle laissée par ma regrettée Grand-mère. Le récit est donc tiré d’une histoire est vraie. C’est en quelque sorte un patchwork de faits réels que j’ai réunis et que j’ai habillés de fiction. C’est un roman rédigé comme je le vivais dans ma tête. Mes premiers lecteurs, c’est à dire mon entourage, ont été soit enthousiasmés par l’histoire, et ils m’ont poussé à envoyer mon manuscrit à des éditeurs.
Il fut publié immédiatement.
Mon deuxième ouvrage est un conte pour enfants intitulé Awthul le lapin bleu, puis lui succéda un livre de cinq contes « LES DOUCES NUITS DE MALAK », récits du terroir en hommage à ma Grand-mère qui me racontait ce genre de contes pour m’endormir lorsque j’étais enfant.
Ayant été administrateur d’une association de mères célibataires et d’enfants abandonnés pendant plusieurs années, j’ai recueilli les confidences de ces jeunes mères en détresse et j’ai publié à l’ENAG un livre de faits divers intitulé AFFAIRES CRIMINELLES qui a paru en 2005.
J’ai également écrit plusieurs contes pour enfants qui seront publiés et commercialisés bientôt dans le cadre de l’événement ALGER CAPITALE DE LA CULTURE ARABE
Mes projets ?
Continuer d’écrire, bien sûr, des nouvelles, et d’autres romans. J’aimerais assez que le roman LES AMANTS DE PADOVANI soit adapté à l’écran.
J’ai écrit le scénario et je l’ai présenté à une maison de production cinématographique qui espère le produire bientôt. Tout comme j’ai écrit des scénarios de films d’animation pour enfants (dessins animés) adaptés de mes contes et qui verront probablement le jour dans un proche avenir IN CHA ALLAH
Auteurs préférés –
C’est difficile… Aujourd’hui, je suis un lecteur moyen (un livre par mois) et je suis influencée par beaucoup d’auteurs et de genres. Je n’ai pas vraiment d’auteurs préférés mais plutôt un auteur pour lequel j’ai une vraie tendresse : Patrick Raynal, auteur de polars. J’ai adoré  » Né de fils inconnu  » et  » Nice, 42ème rue « . Et tant pis si je me trompe de numéro de rue. En ce moment, mon livre de chevet est « L’oiseau du Tonner » d’ Anne-Mariel publié par les éditions Casterman. Je lis aussi quelques auteurs algériens et maghrébins.
Le titre du roman ?
-Choisir un titre ce n’est pas simple. Je voulais « Brûlures » mais mon entourage n’a pas aimé. Alors on m’a proposé des titres, et c’est spontanément que j’ai opté pour « Les amants de Padovani » personnages principaux du roman.
Quelle est la philosophie de ce roman ?
Un message initiatique, à savoir: dans la vie, on n’a pas tout de suite ce que l’on désire. La deuxième leçon que l’on peut retenir est que : les différences sont très enrichissantes.
Si j’écris des contes pour enfants, c’est parce que je suis incapable d’écrire des romans pour les enfants. Le conte offre une grande possibilité d’imagination. Dans le conte, tout est permis. Mes contes sont des contes pour enfants mais sans enfants. Au départ, je les écris pour moi, je m’amuse beaucoup en faisant des contes. Mais quand parfois je ne trouve pas la suite, je rigole moins.
J’ai eu envie d’écrire à partir de contes traditionnels car les personnages sont familiers : un ogre, un prince, une princesse, tout le monde connais ça. J’aime bien jouer avec les personnages. La plus grande chance que j’ai eu lorsque j’étais enfant, c’est d’avoir eu une grand-mère qui excellait dans l’art de conter.
Dans un conte, le but est généralement de nous faire oublier la réalité quotidienne, d’ouvrir une fenêtre par laquelle nous puissions nous évader, partir, fuir vers une contrée lointaine. A l’âge de douze ans, lorsque j’étais au collège, j’ai reçu en fin d’année scolaire un livre en récompense à mes bonnes notes. Ce livre avait pour titre « Contes et légendes du Liban ». Les histoires qu’il contenait m’ont emporté dans cet Orient où vivaient des héros extraordinaires. Et je crois que c’est à ce moment là que l’envie d’écrire des contes semblable à ceux-là a dû naître dans mon subconscient, et rester enfouie ainsi de longues années pour réapparaître aujourd’hui et se concrétiser. Et ce Sindbad le marin ou cet Aladin et sa lampe merveilleuse qui me transportèrent vers un autre temps, vers un monde d’il y a plusieurs siècles où le rêve était permis et s’intégrait même dans mon quotidien.

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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