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3.Un beau-frère malchanceux (3e partie et fin)

11 juin 2009

1.Contes

Un beau-frère malchanceux (3e partie et fin)

Résumé de la 2e partie : Le sort s’acharne sur Foudhala qui continue à commettre des bévues, grossissant ainsi le flot des plaignants qui vont chez le cadi. Comment ce dernier va-t-il trancher ?

Le frère aîné parla en premier lieu.
Lorsqu’il eut fini, le cadi lui dit :
«Je retiens votre offre de racheter ce jardin puisque le travail de votre frère en a évidemment changé la valeur. Conclusions : vous reprendrez le jardin et paierez 4 millions de frais.»
Le frère aîné refusa. Et le cadi prescrit, puisqu’il succombait, qu’il verserait cinq cents dinars à la mahakma et 500 dinars à l’adversaire.
Puis il donna la parole aux nomades. Le père raconta comment son bébé avait été tué par ce maladroit. Le cadi conclut :
«C’est bon. Vous allez prêter votre femme à cet homme et je le condamne à ne pas vous la rendre sans vous avoir fait un autre enfant.»
L’homme se désista. Il paya 500 dinars à la mahakma, et 500 dinars à l’autre partie.
Les deux fils du vieillard expliquèrent comment leur père fut tué par ce prétendu candidat au suicide. Le cadi demanda :
«Est-il certain que la mort de votre père qui sortait d’une noyade soit due à ce choc ? Il y aurait lieu à reconstitution. Nous nous transporterons, à la falaise. L’un de vous, messieurs, prendra la place du père et l’autre se jettera du haut de la falaise.»
Les fils se dérobèrent et préférèrent payer 500 dinars à la mahakma et 500 dinars à l’adversaire.
Enfin, le maître de l’âne amena son bourricot près du banc du magistrat avec force démonstration de scandale pour montrer comment sa bête avait été amputée de son plus bel ornement. Et le cadi lui dit :
«Tu n’as qu’à prêter ton âne à cet homme et il ne te le rendra, je l’ordonne, que lorsque la queue lui sera repoussée.»
Les uns après les autres, les plaignants se retirèrent assez déconfits. Foudhala resta seul dans le prétoire, confondu, debout devant le Cadi qui, cette fois, l’apostropha :
«J’espère que c’est fini ?…».

Tiré des Contes mystérieux d’Afrique du Nord de Jeanne Scelles-Millie

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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