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2.Mariages à l’algérienne (2e partie)

11 juin 2009

Non classé

Mariages à l’algérienne (2e partie)
Par K. Noubi

Résumé de la 1re partie : Les belles-mères d’autrefois sont, aujourd’hui, rares, mais il en reste encore et certaines sont même criminelles !

La belle-mère occupait une place importante dans la société traditionnelle. Opprimée comme toutes les femmes, elle est d’abord elle-même mise sous la botte de sa belle-mère, mais une fois ses enfants mariés, elle acquiert plus d’autorité et devient souvent un tyran.
Les belles-mères d’autrefois sont, aujourd’hui, rares, mais il en reste encore et certaines sont même criminelles ! Voici un récit vécu il y a à peine une cinquantaine d’années.
C’est Larbi, fils unique, qui a vu, pour la première fois, au cours d’un mariage, Zahia.
la jeune femme lui a plu et il a aussitôt dit à sa mère, Meriem, de la demander en mariage.
Meriem n’est pas du tout contente que son fils choisisse, lui-même, son épouse. Dans les familles bien pensantes de l’époque, c’est la mère, et elle seule qui choisit sa bru.
— que lui trouves-tu à ce sac à os ? demande-t-elle méprisante. Elle ne te donnera pas d’enfants solides et tu n’auras guère une bonne ménagère !
— C’est elle que je veux, mère !
— il y a mieux que cela !
— et moi, je te dis que c’est elle que je veux !
Comme elle veut tergiverser, Larbi se montre tranchant.
— ou c’est elle, ou je ne me marierai jamais !
Meriem crie à la sorcellerie. Dès qu’elle voit ses amies, elle se confie à elles.
— cette femme a ensorcelé mon fils, il n’y a pas d’autres explications à cela !
— tu devrais agir, dit l’une des amies : désenvoûte-le !
Et ce sera une longue période de potions, d’herbes magiques que l’on fait brûler, le soir, au coucher. Parfois, Larbi trouve à son plat un drôle de goût.
— qu’est-ce qu’il a ton plat ? Il a un goût amer !
— c’est le poivre, dit Meriem.
Larbi repousse le plat et refuse de manger.
— si tu continues à cuisiner avec ce poivre, j’irai manger dehors !
Meriem promet de changer de poivre. Un jour, elle se demande si toutes les opérations qu’elle a faites ont réussies. Timidement, elle demande à son fils.
— dis-moi, j’ai vu une belle jeune fille…
Larbi tend l’oreille.
— c’est ta cousine maternelle…
Larbi se rebiffe aussitôt.
— je ne veux d’aucune jeune fille !
— mais ta tante et son mari sont prêts à te la donner…
— Je te dis : je ne veux d’aucune jeune fille !
Et il ajoute.
— Tu sais, qui je veux…
Et il finit sur ce ton de menace :
— Hormis Zahia, ne me parle pas de mariage ! (à suivre…)

K. N.

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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