RSS

1.Mariages à l’algérienne (1re partie)

11 juin 2009

Non classé

Mariages à l’algérienne (1re partie)
Par K. Noubi

Condition n Tout ce que l’on exigeait autrefois, c’est que le futur époux puisse gagner sa vie dans la dignité. Tout le reste est superflu !

Autrefois, quand un jeune homme, au sortir de l’adolescence, commençait à faire le difficile, on disait aussitôt :
«Il veut se marier !»
On lui envoyait un garçon de son âge pour lui demander si c’est vraiment le mariage qu’il cherche.
— Oui, dit-il, il est temps !
Ou alors, il garde le silence.
— Tu ne veux pas me dire ce que tu veux ?
— Tu sais ce que je veux !
Ce qui est, dans la tradition d’autrefois, une façon de dire oui, mais sans avoir à le dire.
Les femmes de la maison cherchent alors à lui trouver une fille. Parfois, on demandait au jeune homme s’il avait quelqu’un en vue, mais en général, on s’abstenait de lui faire cette demande, parce que la femme a déjà été choisie, dès le début, au berceau même !
Généralement, c’est la cousine germaine. Ainsi, on réglait, une fois pour toutes, la question de l’héritage, les biens restant dans la famille.
Il n’y avait à l’époque ni problème de logement ni problème de chômage. La maison paternelle contenait suffisamment de pièces pour loger tous les fils qui se marient. Et comme tout le monde travaille, dès l’enfance, dans les champs, il n’y avait pas de problème de chômage ! Et quand un des fils voulaient voler de ses propres ailes, on construisait à chacun sa maison.
Le jeune homme connaît généralement la jeune fille, puisque, jusqu’à la puberté au moins, ils sont élevés ensemble, mais quand il ne connaît pas la jeune fille, il ne la voit que le jour de ses noces !
Quant à la pauvre jeune fille, elle n’est même pas au courant de ce qui se décide. Parfois, c’est par mégarde que sa mère l’en informe.
— A propos, ton cousin Youcef a demandé ta main !
La jeune rougit, signe qu’elle est pudique.
— Le mariage a été arrangé…
La jeune fille ne trouve rien à dire.
— C’est une aubaine qu’il ait songé à toi et non à ta cousine Fatiha !
De toute façon, que cela lui plaise ou non, elle n’a rien à dire : on ne refuse pas son cousin paternel !
Parfois, le cousin est moche, voire infirme. Elle est tentée de dire non, mais elle n’y parvient pas.
— C’est ton destin dit sa mère !
Tout ce que l’on exigera, c’est que le futur époux puisse gagner sa vie dans la dignité. Tout le reste est superflu !
Aujourd’hui, le mariage n’est plus ce qu’il était. Les conditions de vie ont changé, les liens familiaux se sont distendus, les ménages ont éclaté et les intérêts sont autres. Nous allons vous convier, tout au long de cette série, à connaître les aléas du mariage avec ses grandeurs et ses décadences. (à suivre…)

K. N.

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

Voir tous les articles de Artisan de l'ombre

S'abonner

Abonnez-vous à notre newsletter pour recevoir les mises à jour par e-mail.

Les commentaires sont fermés.

Académie Renée Vivien |
faffoo |
little voice |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | alacroiseedesarts
| Sud
| éditer livre, agent littéra...