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1.De la littérature algérienne pluraliste moderne

11 juin 2009

Non classé

De la littérature algérienne pluraliste moderne

par Mohamed Ghriss


1re partie


Après les années post-indépendance de la prééminence de la tendance idéologique des thématiques politisées et conceptualismes didactiques, à peine voilés, qui prenaient le pas sur l’esthétique et la poétique d’art réaliste authentique n’excluant nullement l’apport de l’imagination créatrice, et après la phase d’ébullition de la littérature dite de l’urgence caractérisant la sombre décennie rouge, voilà que la littérature algérienne d’expression plurielle, loin de connaître un essoufflement, assiste au contraire, aujourd’hui, au

surgissement progressif de nouveaux penchants esthético- artistiques langagiers, tendant au renouvellement de ses formes coutumières rompant, notamment, avec les anciens styles, structurations spatio-temporelles, conceptions littéraires classiques consacrées, etc. Cette métamorphose graduelle incluant, notamment, la prise de distance nette vis-à-vis du monolinguisme réducteur d’hier, tout à fait inopérant, par les temps qui courent du plurilinguisme actuel, des métissages littéraires, multiculturalismes, intertextualités inter-fécondantes, etc.

Ces paramètres induits par les mutations transculturelles dans le champ esthético-artistico-littéraire, tant au niveau national que mondial, ont, non seulement entraîné des bouleversements sensibles à divers niveaux des thématiques, formes et structures textuelles de la littérature nationale plurielle, mais également au plan de la redéfinition de la notion d’identité culturelle, désormais dégagée des aléas conformistes contraignants de son champ classique. La raison pour laquelle les nouvelles textures de la littérature algérienne plurielle font de plus en plus état de thèmes tournant désormais autour de l’univers des préoccupations intimes, comme par exemple le discours sur le couple moderne, ou les préoccupations des jeunes à travers le choix de profils psychologiques d’une jeune fille ou jeune homme en butte aux contradictions d’un milieu conservateur et la problématique d’insertion dans la post-modernité et la mondialisation multiculturelle en général, ou autrement dit cette nécessité citoyenne d’un choix d’idéal de vie personnel, indépendamment des impositions de la collectivité, etc.

En d’autres termes, à côté de l’idéologie classique du collectivisme politique ou autre de l’idéologie diffuse, héritée du passé tribal ancestral, la voix au chapitre est dorénavant de plus en plus donnée à l’identité individuelle. C’est désormais, pour le dire de façon plus claire, le passage amorcé – pour la littérature algérienne plurielle – de la quête identitaire nationale collective complexe d’hier, à celle de l’affirmation, tout autant légitime, de l’identité individuelle citoyenne, autonome – libre, d’aujourd’hui, hissée au diapason de la modernité et mondialisation polycentrique, transculturelle et multilingue ambiante de nos jours. Et il était temps que la littérature algérienne amorce ce virage important, synonyme de passage à une nouvelle étape qui se dessine, quoique difficilement, à l’image des pénibles événements influents ornant sa toile de fond sociale environnementale.

Ainsi, longtemps après avoir tourné autour du cercle du Même et de l’Autre, l’essence de la littérature algérienne a su commencer à casser, au détour du parcours de maturation, la dialectique circulaire du Même et de l’Autre, pour dire, comme l’observe Abdelkader Djeghloul, « une autre violence, d’autres violences internes qui font littéralement imploser le Même et induisent une nouvelle dialectique, celle du dévoilement de l’envers du décor de la modernisation accélérée de l’Algérie» (in ouvrage «De Hamdane Khodja à Kateb Yacine», chapitre Pour un regard national !, Editions Dar El Gharb, Oran – Algérie 2004).

Considérations auxquelles il convient d’ajouter les éclaircissements de Pierre Halen, précisant qu’aujourd’hui «Nous sommes entrés cependant dans une autre phase, dite post-moderne, ou le Sujet de l’Histoire et l’Histoire elle-même, mais aussi les rapports du Sujet aux langages et aux genres, aux univers culturels et aux territoires, en somme à ses identités, ne peuvent plus s’appréhender qu’au pluriel, soit que chacun puisse endosser tour à tour plusieurs identités, soit qu’il puisse en invoquer plusieurs à la fois, sous la forme des métissages. A la logique binaire du Même et de l’Autre se substitue l’idée d’un Sujet pluriel, siège de plusieurs «Mêmes» à la fois, ou, pour le dire autrement, lieu d’accueil de l’Autre dans le Même» (Cf. Pierre Halen, «Reprendre la notion d’identité culturelle avec deux essayistes francophones», in ouvrage collectif «Interférences culturelles et écriture littéraire», Actes du colloque de Tunis du 7 au 9 janvier 2002, éditions Beit El Hikma Carthage).

Dans la pratique, cette mutation qui se dessine, d’une manière générale, dans le champ d’expression esthético- artistique de la littérature algérienne, qui rompt, à maints égards, avec les codages du moule usité de l’esthétique ordinaire jusqu’ici, est en train, vraisemblablement, de l’avis de spécialistes – littérateurs aguerris, de rejoindre le giron international des oeuvres transfrontières, «translinguistiques» et «trans-identitaires», pluri-communicationnelles de la République Universelle des Arts et des Lettres de l’Humanité. A l’image de la romancière Assia Djebar, désormais immortelle Académicienne, de Mohamed Dib, Mouloud Maameri, Fares, Djamel Edine Bencheikh, Kateb Yacine et leurs continuateurs, entre autres le talentueux Rachid Boudjedra à l’oeuvre mondialement connue et traduite dans diverses langues, Boualem Sansal, au verbe extraordinairement séducteur et rebelle, Yasmina Khadra l’auteur dont l’étoile monte au firmament, et déjà assez prolifique, l’un de ses romans primés, L’attentat, attend d’être réalisé par la prestigieuse Hollywood, ou encore l’auteur – universitaire Amine Zaoui, qui se distingue par son oeuvre prolifique bilingue (de graphie arabe et française) caractérisée par une richesse thématique et composition particulière de recherches esthético-langagières au souffle remarquable très prometteur. Ceci sans oublier les regrettés Rachid Mimouni et Tahar Djaout qui ont signé des oeuvres mémorables. Il en est tout autant pour certains ouvrages d’autres auteurs nationaux assez connus, tels Habib Tenguour, Abdelkader Djemai, Mohamed Maganni, Dillali Khellas, Noureddine Saadi, etc., alors que d’autres nouveaux talents sont apparus sur la scène littéraire nationale aux horizons de 2000-2005; comme, par exemple, Mohamed Badawi (Neuf mois), Djamel Mati (Fada? Cyber café, Aigre doux), Kamel Daoud (O Pharaon), Mohamed Larbi (Le piano d’Esther), Mustapha Benfodil (Le bavardage du seuil, Archéologie du chaos), Hamid Grine, signataire de nombre d’ouvrages, Adlène Meddi, Azzi Djamel, etc.

De même que parallèlement s’imposent les plumes d’écrivaines talentueuses, telles les Maissa Bey, Hawa Djabbali, Ghania Hamadou, Leila Aslaoui, Salima Ghezali, Hafsa Zinai Koudil, Latifa Benmansour, Malika Mokadem, Malika Ryane, etc. au verbe explorateur et révélateur, en des formes coulantes, souples, traquant tabous et conditionnements institutionnels sociopolitiques et culturels, qu’abordent nettement avec plus d’audace les jeunes plumes montantes, telles Djoudet Guessouma (Zorna), Touzi Nassima (Lettre à Kahina), Sebkhi Nadia (Un amour silencieux), Djouher Aftiss (Taassasth la gardienne), Hassein – Daouadji Dalila (Naufrage d’une destinée), Fatima Bekhai, etc. Ecrivaines et écrivains nouveaux, qui sont en train, de l’avis partagé des spécialistes, d’impulser d’autres contours à la littérature algérienne qui quitte progressivement les conditionnements esthético-idéologiques des normes coutumières… Ainsi, à la préoccupation sociale ou socioculturelle en prise avec les contradictions individu – société d’auparavant, c’est la préoccupation éminemment individuelle, ou intimiste, qui tend à s’affirmer le plus aujourd’hui, bravant les tabous des sacro-saints principes du triangle intouchable de la religion, la politique, et le sexe… et le plus souvent en des formes spatio-temporelles non linéaires, éclatées, non dénuées d’attraits esthético-artistiques prometteurs…

Dans le contexte de la littérature algérienne de graphie arabe, il y a lieu de signaler l’oeuvre méritoire de l’écrivain – universitaire Wacinny Laredj au style si dépouillé et raffiné qu’il semble, aujourd’hui par son aptitude remarquable au renouvellement et créativité, incarner le style novateur de sa génération ! Tout comme les talentueux Merzak Bagtache, Hamida Layachi, ou les plumes des auteurs percutants de la new-generation, tels Bachir Mefti, surprenant à plus d’un titre par l’alchimie de son verbe et ses compositions alinéaires, ou encore l’étonnant Abdelkader Hamid au style alerte mi-journalistique, mi-littéraire, sans omettre d’autres auteurs qui montent au firmament, comme El Kheir Chouar, Abdelkader Amiche, etc.

Côté écrivaines algériennes de graphie arabe, s’affirment en plus des talentueuses écrivaines connues Zineb Laouedj, Zahra Dik, Rabia Djalti, etc., d’autres jeunes plumes, telles Yasmina Salah, Rachida Khouazem, Sara Heider, etc., au style assez particulier, démarqué, aux antipodes de l’orthodoxie thématique et formaliste des pionniers fondateurs Benhadouga, Ouettar et Zhor Ounissi, Zoulikha Saoudi, alors qu’ailleurs, au Machrek, d’autres plumes algériennes se distinguent…

Au chapitre de la littérature algérienne d’expression amazighe, si les contes, récits, poésies populaires, etc., datent depuis la nuit des temps, par contre le roman amazigh est récent. Selon le chercheur Amar Améziane, c’est des années quarante, du siècle passé, que daterait la naissance du premier texte littéraire berbère, en l’occurrence «L wali n Wedrar » signé Belaïd At-Ali (1909-1950, de son vrai nom Belaïd Izarar, originaire de Azru Uqellal, région de Aïn El-Hammam), premier texte littéraire berbère qu’on peut véritablement qualifier de roman, au sens moderne du terme (Cf. interview in Le Jeune Indépendant du 07/11/2006). Après la disparition du père du roman kabyle, il a fallu attendre jusqu’aux années 1980 pour voir la publication du roman «Asfel» de Rachid Alliche qui marque un début de floraison du genre. Soit l’essor de l’«Ungal» (roman kabyle), après des débuts difficiles, sur tous les plans. Bien entendu, l’esthétique de la nouvelle forme littéraire diffère des caractéristiques de la structure traditionnelle des textes fondateurs s’inspirant des mythes et légendes, et s’inscrit désormais, progressivement, dans la mouvance du roman réaliste: à l’image, entre autres, des textes d’auteurs émergents tels Zenia, Nekkar, Uhemza, et tout particulièrement les Rachid Aliche, Amar Mezdad : deux romanciers qui se distinguent par leur structure du récit éclaté, fragmentaire, avec les références au mythe chez le premier et l’aspiration au renouvellement des formes chez le second (Cf. «Tughalin» et «Ass – Nii», Amar Mezdad). Tout comme l’auteur Brahim Tazaghart qui considère tradition et renouveau sous un rapport de complémentarité dans le projet d’une oeuvre littéraire amazighe, à la fois rattaché aux sources patrimoniales et ouvert sur la modernité universelle.

C’est ainsi que le roman amazigh amorça son tournant historique dans la forme moderne. Tazghart, qui a lui-même commencé son parcours littéraire avec des récits s’inspirant du mythe, du conte et de la poésie du monument populaire Si M’Hand U M’Hand, a dû s’orienter vers d’autres horizons pour pouvoir se dégager du carcan classique et traditionnel. A l’instar de Brahim Tazaghart, d’autres écrivains amazighs, comme Saïd Chemakh, Laifa Aït Boudaoud, Yazid Oulansi, Mohand Aït, ou encore Tahar Ould Amar, pour ne citer qu’eux, ne tardent pas à accoucher d’oeuvres littéraires amazighes nouvelles, témoignant ainsi de ce renouvellement des styles et structures narratives classiques tant clamé. Ces jeunes auteurs du roman amazigh moderne se sont notamment distingués avec, entre autres, les oeuvres romanesques de «Le chant des cigales» (Laifa Aït Boudaoud) ; «Didida» (Yazid Oulansi) ; «Bururu» (Tahar Ould Amar) ; «Tafrara» et «Ighil d wefru» (Salem Zenia) ; «Adfel Urghu» (Amar Mezdal), ou le recueil de nouvelles et traductions en tamazight de l’écrivain Mohand Aït Igil qui traduisit, entre autres, le dernier roman de Tahar Djaout… Ces premières tentatives de roman amazigh abordent, en général, dans un style tamazight des plus simples et sans fioritures, selon ses auteurs, une thématique par contre assez complexe, se situant entre l’inévitable quête identitaire et le conditionnement des contradictions sociales de la société algérienne. Ainsi, ce souci de spécificité identitaire, pris entre le marteau et l’enclume, de l’idéologie dominante du conformisme des constantes nationalistes exclusives d’un pouvoir hésitant, en retard sur les acquis démocratiques d’Octobre 88 consacrant le plurilinguisme et multiculturalisme, d’une part, et la violence des extrémistes islamistes radicalement négateurs, d’autre part.

Ceci dit, la littérature amazighe moderne, et tout particulièrement la jeune littérature romanesque moderne, relève tant bien que mal le défi de son affirmation progressive, et ce malgré le discrédit qu’ont tenté de jeter sur elle, et sur le roman kabyle notamment, certains «spécialistes», ceux-là mêmes parmi qui se comptaient les «dépréciateurs» de la littérature algérienne dite de «l’urgence», avant qu’ils n’aient été amenés à reconsidérer leur jugement expéditif

Bref, ce rapide tour d’horizon sur la littérature algérienne plurielle ne peut l’être correctement sans évoquer également l’autre littérature nationale, vernaculaire ou dialectale populaire, d’expression essentiellement orale, telle que les poésies berbères, Kabyles, Chaouias, Targui, ou du Melhoun (ce dernier comptant des transcriptions non négligeables, il ne faut pas l’omettre), etc. On ne connaît pas assez les poètes populaires actuels représentatifs du riche terroir traditionnel, dérivant des fameux Mostefa Ben Khlouf, Sidi Benyoucef, Belkheir, Takarra, Si M’Hand U M’Hand, Cheikh Hamada, Aïssa El Djarmouni, ou encore héritiers des pièces maîtresses de la tradition soufie des zaouiates, et leurs illustres Sidi Boumediène, At-Thaalibi, Cheikh Adda Bentounès, etc. Traditions orales, fort diversifiées, dont le relais est assuré aujourd’hui, surtout par les chanteurs – interprètes des paroliers des mouachahat, chaabi, melhoun, bedoui, jusqu’au raï moderne et autres rap, en passant par la chanson moderne rénovée du k’bayli, chaoui, s’tayfi, gnaoui, wahrani – rilizani (fief de la défunte cheikha Rimiti), etc.

La littérature orale concerne également l’expression théâtrale, dont l’esthétique représentationnelle recourt, en plus de l’éloquence de la parole clamée, à celle, intensément émotionnelle, de la parole chantée, naturelle ou stylisée, en fonction des exigences dramaturgiques scéniques allant en harmonie avec l’ensemble. Le répertoire théâtral algérien, assez riche en soi, compte nombre de réalisations honorables, avant et après l’indépendance nationale : ainsi, à titre illustratif, les pièces mémorables des précurseurs Allalou, Ksentini, Bachtarzi, des successeurs Mustapha Kateb, Kaki, Mohamed Boudia, Hocine Bouzaher, Kateb Yacine, Hassan El Hassani, Rouiched, Abdelhalim Raïs, etc., comme l’on compte de remarquables textures théâtrales d’auteurs, adaptateurs surtout, de la génération post-indépendance, tels les Ziani Cherif Ayad, Mohamed Benguettaf, Slimane Benaïssa, Fellag, Sid Ahmed Agoumi, Fouzia Aït El Hadj, etc., sans omettre les tôt disparus Hadj Omar, Abdelmalek Bouguermouh, Azzeddine, etc.

Par ailleurs, il y a lieu de faire part de l’autre littérature-monde de la diaspora algérienne, celle des écrivains algériens résidant à l’étranger, en Occident (France, Belgique, Italie, Canada…), comme en Orient (Liban, Egypte, Syrie…), etc. Parmi la « littérature-monde » de nombre d’écrivaines et d’écrivains « de part et d’autre des rives de la Méditerranée » apparentés à la littérature algérienne d’expression plurielle, il y a :

- en Orient, par exemple, les plumes assez connues des Algériennes Ahlam Mosteghanemi et sa compatriote Fadhila El-Farouk, qui s’illustrent fort bien, surtout la première.

En effet, Ahlam Mosteghanemi s’est imposée par son style tonitruant bousculant tout sur son passage, sans gratuité aucune, ce qui lui a valu une notoriété dans le monde arabo-musulman, et jusqu’en Europe et aux USA où elle est souvent sollicitée par les universités et médias.

- en Occident, l’activité littéraire d’Algériens immigrés y est nettement plus intense : ainsi en est-il, surtout, de la mouvance artistico-esthético-littéraire issue des enfants d’émigrés désignés par le vocable Beur, comptant, entre autres, les écrivains, en quête d’une identité littéraire et s’inscrivant comme des marginaux dans l’espace culturel français tels les Mehdi Charef, Ahmed Kalouaz, Sid Ahmed Zitouni, Farida Belghoul, Leila Azzoug, Fatiha Berezak, Leila Houari, Mehdi Lallaoui, Leila Sebar, Nina Bouraoui, Akli Tadjer…

Ce qualificatif Beur, qui est refusé en fait, daterait du dernier quart des années soixante-dix du siècle écoulé, avec notamment la mise en avant des théâtres de banlieues, des poésies spontanées criant la malvie, et qui connut avec le roman de Mehdi Charef « Le thé au harem d’Archi Ahmed » (éditions Mercure de France, 1983) le coup d’envoi, d’une formidable aventure éditoriale. C’est ainsi qu’en l’espace de quatre ans, de 1984 à 1988, pas moins de onze romans, deux recueils de nouvelles, deux recueils de poèmes, trois essais et un journal sont publiés, et ce, parallèlement aux initiatives des éditions Arcantère, d’Actualité de l’émigration et d’une station Radio Beur qui encouragèrent la création théâtrale, poétique, etc.

D’une manière générale, ces jeunes plumes se prononcent contre les politiques racistes et sécuritaires de la France dont ils adhérent aux atouts modernes et voient l’Algérie avec les yeux et la sensibilité de leur terroir français, à la fois désirée et repoussée, ouvrant ainsi « un espace équivoque où les repères se brouillent dans le moment où ils sont affirmés». L’Algérie représente, pour un Nacer Ketane, Akli Tadjer et autre plumes des pionniers de ce mouvement littéraire, non pas un itinéraire initiatique menant à la fusion dans un même originel, mais à une démystification du pays rêvé au contact du pays réel. C’est un voyage qui «commence comme un pèlerinage vers des sources idéalisées et se termine par un retour effectif au terroir de la cité de banlieue» (dixit Abdelkader Djeghloul).

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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