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La littérature maghrébine en française

9 juin 2009

LITTERATURE

La littérature maghrébine en française


par Hafsa Benmchich

La littérature, c’est raconter la vie, ses faiblesses, forces, événements, troubles et pulsions.
L’âme humaine a toujours besoin de faire éblouir les mots, de faire bouger et rendre vivants les différentes formes de littératures : prose , poésie ,essais , théâtre , nouvelles …en définissant l’humanité en toutes ses extrémités .


Ecrire, c’est parler de soi, ou des autres, par le biais du style, des mots ; c’est une façon de penser. Certes, écrire c’est aussi traverser une foule de principes, de règles, d’usages et de coutumes.
Ecrire, c’est d’abord affronter un mode d’expression normatif, faire revivre les premières contraintes de l’ordre, celles de la grammaire, du plan et de l’orthographe.
Ecrire, c’est laisser un relief de sa propre culture.
Ecrire, c’est se retrouver seul avec soi même, avec ce que l’on veut transmettre à d’autres, mais qui impose d’abord une confrontation silencieuse, en double communication : avec soi même et avec autrui.

La littérature englobe souvent plusieurs cultures, en un seul style d’écriture, comme c’est le cas de la littérature maghrébine en langue française.
Dans la littérature maghrébine, le pluriel s’impose toujours. Il existe en effet un vaste ensemble de textes qui ont en commun de procéder du Maghreb, mais selon des principes de filiation très divers comme le lieu de naissance des écrivains, le lieu de dissémination des traditions orales, la participation à un imaginaire spécial de l’Afrique du Nord , l’insertion dans une production et une circulation littéraire centrées au fond du Maghreb etc.
·    Cette pluralité est bien manifestée par le large espace d’études et d’anthologies parues en français sur la littérature du Maghreb .
On remarque, certes, que cette littérature se compose de  » Maghreb  » et de  » langue française « , deux univers culturels qui se rencontrent, se confrontent et s’enrichissent.
C’est le lieu des ouvertures, des mentalités, et des métissages culturels, le lieu des ouvertures et accès offerts par la langue étrangère : le français .
D’un point de vue historique général, on constate qu’il existe des littératures maghrébines depuis 1945, on voit aussi une séparation nette entre trois ensembles de textes, et en même temps leur perméabilité aux frontières littéraires. C’est à partir des relations politiques et diplomatiques avec la France que l’on peut distinguer ces trois types de mouvements littéraires :
·    les littératures enracinées dans les cultures nationales qui, par le choix de la langue d’écriture (arabe classique , ou dialectale, et berbère ) , échappent fortement à l’influence française.
·    les textes écrits ayant le Maghreb comme sujet fondamental, s’inscrivant dans une logique coloniale, écrits par des français, pour un public français .
·    la littérature maghrébine d’expression française : produite par des écrivains se réclamant d’ une identité maghrébine., Cette littérature a d’abord – au moment des combats pour l’indépendance visé un public plutôt français, dont il fallait gagner la confiance, pour la bonne cause de la libération du Maghreb. Aujourd’hui, elle est devenue classique par sa participation aux programmes scolaires maghrébins, elle a survécue a l’arabisation des trois principaux Etats du Maghreb : Maroc ; Algérie, Tunisie, et s’adresse maintenant vers un public maghrébin plutôt que français, installant un nouveau dialogue intellectuel et culturel entre les deux rives de la Méditerranée .

Les auteurs se servent du français en tant que Maghrébins, parce que l’histoire de leurs pays l’a voulu ainsi.
Le français est la deuxième langue officielle dans tout le Maghreb, elle s’apprend à l’école, au lycée, à l’université. Les gens parlent le français, l’entendent à la télévision à la radio, bref, le français est partout, même dans les administrations.
Par ailleurs, il existe des auteurs nouveaux, qui connaissent l’arabe et écrivent aussi bien en arabe qu’en français. D’autres, dominent mieux le français que l’arabe et préfèrent donc s’exprimer en français .
Du reste, la langue française leur ouvre une audience plus large que l’arabe, surtout pour les écrivains publiés par de grands éditeurs parisiens.


À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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