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Christiane Chaulet-Achour en marraine de romancières

9 juin 2009

Non classé

L’Authentique du 21 Avril 2002

Christiane Chaulet-Achour en marraine de romancières

«Les causeries blidéennes» à la librairie Mauguin ont reçu l’onde de choc avec la présence de l’universitaire algérienne Christiane Chaulet-Achour vivant presque l’exil après avoir porté à bout de bras et à la force des convictions, avec une poignée d’autres collègues, l’enseignement de la littérature à la faculté d’Alger.

«Abécédaires en devenir», «Convergences critiques» avec Simone Rezzoug, «Anthologie de la littérature algérienne d’expression française», «Un étranger si familier» qui est une lecture du récit de Camus l’algérien, et la coordination d’une collection de «Algérie-littérature-action» qui fait découvrir, entre autres préoccupations, de nouveaux auteurs. Justement, cet après-midi du jeudi fut l’occasion pour le public présent de redécouvrir des écrivains, des auteurs qui revendiquent finalement leur place dans cette littérature nationale -aussi- d’expression française et qui ne trouve pas encore, malheureusement, son public. Un constat, sur lequel tout le monde est d’accord, est asséné par celle qui est le mieux placée pour le dire : «L:Algérie est le seul pays dans le monde qui produit depuis vingt ans des bacheliers sans connaissance de la littérature algérienne !» Que dire alors de l’histoire littéraire, de sa chronologie ?

Une question qui reste posée, avec une autre, tout aussi dramatique : «Pourquoi y a-t-il tant d’Algériens qui écrivent et très peu qui lisent ?» Les raisons sont multiples et chacun à la librairie Mauguin, parmi ces fidèles des Causeries, élucidait le problème selon son expérience, sa vision de l’école algérienne, le procès fait à l’éducation parentale, à la politique du livre, le désir d’évasion du vécu algérien vers d’autres cieux : c’était le foisonnement qui justifiait la raison d’être de ces après-midis consacrés par tant d’autres au sport, au farniente, à la sieste rédemptrice, aux fêtes; c’est cela aussi l’Algérie individuelle. Fériel Assima, Maïssa Bey, Malika Allel, Ghania Hammadou sont la nouvelle vague déferlante d’une littérature quasiment de combat, le combat émancipateur si ce terme veut bien être approprié par ces auteurs qui se considèrent comme meurtries par le cours de l’histoire.
Christiane Achour contribue à faire connaître la littérature algérienne d’expression française de l’autre côté de la Méditerranée par la loi d’une conjoncture. Passionnée, elle sait transmettre ce  »vice » pour aussi ne plus ressasser les anciens noms. «La littérature algérienne doit entrer dans le concert des nations» est le leitmotiv de C. Achour et A. Bekkat; cette dernière qui a présenté la première, constate l’absence de critique littéraire, de revue -mais il semble qu’un projet dans ce sens verra bientôt le jour. «Voir le réel autrement» à travers la littérature, découvrir l’Algérie plurielle, l’entrée fracassante dans l’imaginaire collectif à travers des oeuvres qui manquent tellement de «p(m)arrainage» : cela devient une nécessité salvatrice à plus d’un titre. L’éducation à la lecture s’avère primordiale, quel que soit le véhicule linguistique.

Avec ces femmes, auxquelles il faudrait rajouter Hawa Djabali avec Glaise rouge, Yamina Mechakra avec Arris, Malika Mokedem et ses titres tel Le Siècle des sauterelles, il existe une autre entrée vers la littérature avec «des propos plus acerbes sur le quotidien parce que ces femmes le vivent dans leurs tripes». Avec les éditions Marsa et Achour Bouba Tabti, présente dans la salle, A. Bekkat et C. Lefèvre -initiatrice de ces «Causeries blidéennes»- le printemps blidéen n’a été que plus beau ce jeudi où des fleurs avaient été offertes par un auditeur.

par A. Mekfouldji

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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