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1.Les époux de la baignoire fatale (1re partie)

6 juin 2009

Non classé

Cela s’est passe un jour/ Aventures, drames et passions célèbres


Les époux de la baignoire fatale (1re partie)

Par K. Noubi

Le couple veut louer une chambre. L’homme veut voir la salle de bains, avant de s’engager.

Le 17 décembre 1914, Madame Blatch, propriétaire de la pension située au 14 de la Bismarck-Road, à Londres, vaque à ses occupations quand elle entend frapper à la porte. elle va ouvrir et se retrouve nez à nez avec un couple. La femme est plutôt fluette, l’homme, à peine plus grand qu’elle, porte un haut de forme.
— Bonjour, dit la femme
— Bonjour, dit madame Blatch
— C’est ici qu’il y a des chambres à louer ? demande l’homme
— Oui, dit madame Blatch, il m’en reste encore deux ou trois. Vous en voulez une,
— Oui, dit la femme
— Je dois d’abord savoir s’il y a une salle de bains…
— Une salle de bains ? interroge la propriétaire, surprise. Bien sûr qu’il y a une salle de bains dans la maison.
L’homme hoche la tête.
— Nous pouvons visiter, s’il vous plaît ?
— La chambre ? elle se trouve au premier… C’est une chambre très confortable, vous savez, je suis sûre que cela vous plaira…
— Je veux d’abord voir la salle de bains, dit l’homme
Madame Blatch le regarde avec curiosité.
— Ah bon, vous voulez commencer par la salle de bains ?
— Oui, madame…
— Alors, suivez-moi… elle se trouve à l’entresol ! ensuite, nous monterons à l’étage pour voir la chambre.
Elle les fait monter à l’entresol et ouvre une porte.
— Voilà la salle de bains, monsieur !
L’homme regarde autour de lui, touche la baignoire en fonte émaillée.
— C’est petit, mais ça conviendra… Ma femme et moi, nous ne sommes pas des personnes de grande taille ! Je redoutais que ce soit une douche !
— Nous avons aussi de l’eau chaude, monsieur.
— Parfait ! voyez-vous, madame, dit l’homme, comme pour s’expliquer, ma femme et moi sommes des maniaques de l’hygiène : il faut que nous prenions notre bain tous les soirs et tous les matins !
— Je comprends, monsieur…
Et elle se retourne vers la femme qui n’a pas prononcé un seul mot ;
— Et à vous, madame, la salle de bains convient ?
— Bien sûr, dit la femme, de sa voix fluette
— Alors, si vous voulez bien voir votre chambre…
L’homme a un geste d’impatience.
— La chambre nous convient !
— Vous ne voulez pas visiter d’abord ?
— Non, donnez-nous les clés… Nous allons nous changer et nous descendrons vous régler le prix de la chambre. Nous devons sortir, nous avons à faire ! (à suivre…)

K. N.

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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