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1.Un mariage en or (1re partie)

4 juin 2009

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Un mariage en or (1re partie)
Par K. Noubi

Préparatifs : Un trousseau de mariée, c’est toute une affaire : la moindre chose coûte les yeux de la tête et Djahida est insatiable !

L’été, à Alger comme dans les autres villes et contrées du pays, c’est la saison des mariages. On dit que les légumes et les fruits y coûtent moins cher, mais en réalité si on choisit l’été pour les fêtes, c’est parce que c’est la période de l’année où la plupart des gens sont en vacances.
L’été, c’est la saison choisie par Djahida et Kamal pour fêter leur mariage. Ils ont même fixé la date depuis… janvier, question de réserver une salle des fêtes et Djahida peut ainsi préparer tranquillement son trousseau.
Le trousseau… Un véritable casse-tête pour la jeune femme et sa famille. Son fiancé lui a donné depuis plusieurs mois son mahr, sa compensation matrimoniale, soit plusieurs millions de centimes, mais l’argent a été vite englouti. Une seule robe de soirée coûte jusqu’à 20 000 et 30 000 DA, quant à l’or, il est hors de prix. Et il n’y a pas que les robes et l’or : il y a aussi la literie à acheter : matelas de laine, couvre-lits, draps brodés, il y a le tissu d’ameublement, les chaussures, les produits de maquillage…
— tu vas nous ruiner ! ne cesse de protester Yamina, la mère de la jeune femme, c’est à croire que tu es la première à te marier !
— je ne peux pas aller chez les gens sans rien ! répond la jeune femme.
— ton père est fonctionnaire, il ne gagne pas des millions !
— Il y a des femmes encore plus pauvres que moi qui ont fait de somptueux mariages !
— tu aurais dû travailler avant de te lancer dans cette aventure… Ou alors, reporte à l’année prochaine le mariage !
Djahida proteste :
— Reporter le mariage alors que la salle des fêtes a été louée et que Kamal a déjà fait les invitations… Et puis, tu ne voudrais pas qu’il me quitte pour une autre !
— alors, dit la pauvre mère, mets un frein à ta passion dépensière !
— Je n’achète que le minimum.
Parfois aussi, elle se met à pleurer.
— J’ai un père et trois frères et ils ne sont pas capables de me payer un mariage digne de ce nom !
— ton père est fonctionnaire et tes frères n’ont pas de travail fixe, et puis, il faut qu’ils songent, eux également, à se marier !
— qu’ils me marient d’abord et ils penseront ensuite à eux !
— tu n’es qu’une égoïste.
Mais Djahida n’a cure des reproches de ce genre : dès qu’elle veut acheter quelque chose, elle fait tout pour obtenir de l’argent de sa famille.
— tu oublies qu’il y a aussi la fête, dit la mère, le couscous, la viande, les gâteaux… Les amandes coûtent les yeux de la tête !
— Moi, répond la jeune femme, il n’y a que mon trousseau qui m’intéresse !(à suivre…)

K. N.

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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