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1.La tombe (1re partie)

31 mai 2009

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La tombe (1re partie)

Un riche fermier était un jour devant sa porte, considérant ses champs et ses jardins ; la plaine était couverte de ses moissons et ses arbres étaient chargés de fruits. Le blé des années précédentes encombrait tellement ses greniers que les poutres des planchers cédaient sous le poids.

Ses étables étaient pleines de bœufs à l’engrais, de vaches grasses et de chevaux reluisants de santé. Il entra dans sa chambre et jeta les yeux sur le coffre-fort dans lequel il enfermait son argent. Mais, comme il était absorbé dans la contemplation de ses richesses, il crut entendre une voix qui lui disait : «Avec tout cet or, as-tu rendu heureux ceux qui t’entouraient ! as-tu songé à la misère des pauvres ! as-tu partagé ton pain avec ceux qui avaient faim ? T’es-tu contenté de ce que tu possédais, et n’en as-tu jamais envié davantage ?»
Son cœur n’hésita pas à répondre : «j’ai toujours été dur et inexorable ; je n’ai jamais rien fait pour mes parents ni pour mes amis. Je n’ai jamais songé à Dieu, mais uniquement à augmenter mes richesses. J’aurais possédé le monde entier, que je n’en aurais pas encore eu assez.»
Cette pensée l’effraya, et les genoux lui tremblaient si fort qu’il fui contraint de s’asseoir. En même temps on frappa à la porte. C’était un de ses voisins, un pauvre homme, chargé d’enfants qu’il ne pouvait plus nourrir. «Je sais bien, pensait-il, que mon voisin est encore plus dur qu’il n’est riche ; sans doute il me repoussera, mais mes enfants me demandent du pain, je vais essayer.»
Il dit au riche : «Vous n’aimez pas à donner, je ne l’ignore pas ; mais je m’adresse à vous en désespoir de cause, comme un homme qui va se noyer saisit toutes les branches : mes enfants ont faim, prêtez-moi quatre boisseaux de blé.»
Un rayon de pitié fondit pour la première fois les glaces de ce cœur avare : «Je ne t’en prêterai pas quatre boisseaux, répondit-il, je t’en donnerai huit, mais à une condition….
— Laquelle ! demanda le pauvre.
— C’est que tu passeras les trois premières nuits après ma mort à veiller sur ma tombe.»
La commission ne souriait guère au pauvre homme ; mais, dans le besoin où il était, il aurait consenti à tout. Il promit donc, et emporta le blé chez lui.
Il semblait que le fermier eût prévu l’avenir ; car trois jours après, il mourut. (à Suivre…)

Contes choisis des frères Grimm. Contes fantastiques et contes facétieux

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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