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10.Kaspar Hauser, l’énigme du XIXe siècle (10e partie

31 mai 2009

Non classé

Cela s’est passe un jour /Aventures, drames et passions célèbres
Kaspar Hauser, l’énigme du XIXe siècle (10e partie
K. Noubi

Résumé de la 9e partie n Kaspar Hauser a vécu, toute sa vie, enfermé dans une petite pièce, à plafond bas, avec pour toute ouverture deux petites fenêtres. Il était nourri exclusivement de pain et d’eau.

En cette première moitié de XIXe siècle, les enfants sauvages constituent un thème fort prisé, non seulement des écrivains romantiques mais aussi du grand public. Les histoires d’enfants abandonnés à eux-mêmes, à leur naissance, ou élevés par des animaux, soulevaient des questions d’ordre philosophique sur la nature humaine, la différence qui existe entre l’animal et l’homme. Les savants, eux, se sont mis à les prendre comme des objets d’études, non seulement médicales mais aussi sociales, morales, linguistiques, suscitant des polémiques sur l’acquisition du langage, de la connaissance, des valeurs sociales ou morales.
En fait, dès l’antiquité déjà, on se posait ce genre de question. Au IIIe siècle de l’ère chrétienne, Arnobe, né en Numidie, a développé l’idée selon laquelle, l’être humain n’est pas aussi différent qu’on ne le croie de l’animal : c’est seulement l’apprentissage, à la fois lent et pénible, qui en fait un homme. Un enfant isolé, à la naissance, des autres hommes, continuerait donc à vivre comme un animal, sans langage ni sens moral. Les idées d’Arnobe seront reprises, dans une perspective matérialiste, au XVIIIe siècle par un auteur comme La Mettrie, pour montrer que l’âme dépend du corps: l’esprit ne vient pas à ceux qui ne connaissant pas le développement physique, qui sont maintenus dans un état sauvage. La Mettrie cite des cas connus à son époque : les enfants-ours, découverts en 1669 et en 1694 en Lituanie, qui grognaient et n’avaient aucun sens religieux ou moral. Mais parallèlement à ces idées, le thème de l’enfant sauvage a été également pris comme argument pour prouver le caractère inné de la foi et du sens moral : même isolé de ses congénères, même élevé sans langage ni aucun apprentissage, l’homme acquiert de lui-même, par le libre exercice de ses sens, le sentiment spirituel. Ces idées développées par Ibn toyal, dans son fameux roman philosophique, Hayy Ibn Yaqdhan, ont été reprises par les auteurs européens, dont l’anglais Daniel Defoe et l’Espagnol Baltasar Gracian. L’ouvrage de ce dernier, El Criticon ou l’homme détrompé, raconte l’histoire d’un naufragé, Critile, philosophe, donc homme de raison, sauvé par un jeune homme vivant à l’état de nature sur une île déserte. Les deux hommes vont vivre ensemble et engager de longs débats, confrontant, le jeune sauvage, son expérience matérialiste, le philosophe, sa critique de la raison pratique.
A la fin du XVIIIe siècle, quelques romans mettant en scène des enfants sauvages, ont été publiés. C’est le cas de Victor ou l’enfant de la forêt, de Ducray-Duminil, publié avant la découverte de Victor de l’Aveyron ou encore Victorine, publié en 1789, et s’inspirant de la découverte de la jeune fille sauvage de Champagne. Il s’agit d’enfants abandonnés à la naissance, vivant dans un isolement total et récupérés, au cours de chasses ou de battues : c’est alors, pour ces enfants, un long apprentissage, avec ses réussites et ses échecs, pour les intégrer dans la société des hommes. (à suivre…)

K. N.

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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