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Complainte de la bonne défunte

20 mai 2009

1.POESIE

Complainte de la bonne défunte

Auteur : Jules Laforgue

Elle fuyait par l’avenue,
Je la suivais illuminé,
Ses yeux disaient :  » J’ai deviné
Hélas! que tu m’as reconnue ! « 



Je la suivis illuminé !
Yeux désolés, bouche ingénue,
Pourquoi l’avais-je reconnue,
Elle, loyal rêve mort-né ?

Yeux trop mûrs, mais bouche ingénue ;
Oeillet blanc, d’azur trop veiné ;
Oh ! oui, rien qu’un rêve mort-né,
Car, défunte elle est devenue.

Gis, oeillet, d’azur trop veiné,
La vie humaine continue
Sans toi, défunte devenue.
- Oh ! je rentrerai sans dîner !

Vrai, je ne l’ai jamais connue.

Recueil : Les complaintes 

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