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ALI-MAACHI ART ET COMBAT

6 avril 2009

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ALI-MAACHI ART ET COMBAT

1927-1958

Un ouvrage qui se veut un hommage à un artiste de talent et un devoir de mémoire envers un symbole d’une culture algérienne trop tôt disparu.

 Dans un ouvrage sorti aux éditions du ministère de la Culture, Amar Belkhodja, auteur, historien, chercheur et artiste, a voulu à travers cet écrit rappeler un nom, revisiter une mémoire, retracer un parcours et rendre hommage à un artiste de talent disparu trop jeune, lâchement assassiné par des sauvages qui ont voulu par ce geste signifier non seulement l’exécution d’un militant de la résistance algérienne mais l’anéantissement d’un grand symbole qui incarne l’art musical, c’est-à-dire un symbole qui incarne l’un des aspects de la personnalité algérienne».

 

Ali Maâchi est donc ce jeune marin, fougueux et bourré de talent, né à Tiaret en 1927 qui a, en peu de temps, beaucoup donné à son pays, pour sa liberté et la prospérité de son art et de sa culture. Son amour de la musique lui a été inspiré par les océans et il étudia les différents modes de cette discipline artistique à laquelle il se donna corps et âme, au même titre qu’à sa patrie qu’il a défendue de sa vie. Dès son retour à Tiaret, après des années passées à la marine, il fonde en 1953 une nouvelle troupe musico-théâtrale qu’il nomme Saffir Ettarab et qu’il dirigera avec brio. Cette troupe comprend des éléments de l’orchestre El Andaloussia qui lui aussi a eu de belles années de gloire à cette époque. La troupe de Maâchi chantera très souvent et à diverses occasions l’amour de la patrie, le sacrifice, l’amour, l’éloignement et célèbrera en présence de Ferhat Abbas en mars 1954, le XIe anniversaire du manifeste algérien. On reconnaît alors à Ali Maâchi de nombreux talents de parolier, compositeur, instrumentiste et interprète et sa troupe atteint une célébrité nationale de renom notamment avec des chants patriotiques et du terroir dont Angham El Djazaïr fut l’apogée. Son répertoire, partiellement enregistré à la radio algérienne comprend entre autres: Ziaret Sidi Khaled, Hadhak el youm fel achia, Y.chabba el hillal, Ouassit el goumri, Nedjma oua hlal, El oulef esseib, Terk ouahran, Ramdhan ya babour, et autres morceaux. Ali Maâchi chante la patrie avec amour et passion et enrichit le patrimoine musical algérien d’un répertoire empreint d’une originalité qui a fait sa singularité dans les années cinquante. Au déclenchement de la guerre de libération, les musiciens de la troupe Saffir Ettarab rangent leurs instruments pour prendre les armes. Les uns militant au sein des cellules urbaines du FLN, les autres rejoignant le maquis, certains devenus martyrs et tous guidés par l’amour de la patrie. Ces musiciens ont marqué l’histoire par un parcours brillant et courageux qui aura le mérite d’avoir marqué des générations entières. En rendant hommage à Ali Maâchi, lâchement assassiné un certain 8 juin 1958, en compagnie de Mohamed Djahlane et Djilali Benmasotra, tous trois sauvagement et inhumainement pendus par les pieds en pleine place publique Carnot à Tiaret, Amar Belkhodja ne fait qu’un «devoir éminent de mémoire pour les générations montantes. Afin que nul n’oublie que des hommes et des femmes ont fait le sacrifice suprême pour nous libérer».

 Ce n’est donc que justice que d’attribuer cette journée mémorable à l’artiste algérien qui mérite attention, reconnaissance et dignité…

O gens, quel est mon meilleur amour

 O gens, quel est mon grand amour.

 Si vous me le demandez

 De joie je vous répondrai

C’est mon pays l’Algérie.

Resource: L’expression

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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3 Réponses à “ALI-MAACHI ART ET COMBAT”

  1. Belfedhal Tahar Dit :

    RAPPEL
    Comme je vous ai dit auparavant, Mohamed ne meurt jamais, je vois qu’il est parmi nous sur ce blog, je vous remercie beaucoup pour ce travail génial que vous faites régulièrement, tu es entrain de nous faire voyager le monde de la culture par la diversité de vos articles, Grand merci ma cousine, je consulte toujours vos articles qui m’ont rappelé a notre frère Mohamed » ellah yarehmou »

    Belfedhal tahar

  2. aliamostefaoui Dit :

    Quand je paye une dette c’est un devoir que je remplis ; quand je fais un don c’est un plaisir que je me donne.
    [Jean-Jacques Rousseau]

    merci

  3. ADDA Adda Dit :

    La meilleure facon de respecter le memoire de Feu Ali MAACHI est de l’immortaliser par l’impression de toutes ses
    chansons sur un CD;la RTA disposant de toutes les bandes magnetiques qu’il a enregistre pourquoi ne rend-elle pas
    un grande service a tous ceux qui aiment Ali MAACHI et vulgariser ainsi ses chansons qui ont toutes un style different mais qui rappelle l’ouest algerien sauf ANGHAM EL DJAZAIR qui nous fait voyager dans notre beau pays evec
    toute sa diversite.
    Cordialement
    Adda

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