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LE PRINCE de Machiavel Nicholas

14 février 2009

1.Lu pour vous

leprince.jpegLE PRINCE

L’auteur et son œuvre :

 

   Nicolas Machiavel est né en 1469 d’une famille florentine de moyenne bourgeoisie ; cette naissance médiocre l’empêchera toute sa vie de jouer un rôle politique de premier rang. Cependant, son engagement en faveur du régime républicain (1498-1512) lui permet d’occuper d’importantes fonctions administratives, telles celle d’émissaire spécial de Florence auprès des autres Etats. Le retour des Médicis et la fin de la République constituent un tournant dans la vie de

Machiavel, torturé puis exilé. Machiavel tente dès lors de rentrer en grâce par l’écriture, en 1513 du De principatibus, dédié à Laurent de Médicis et traduit improprement par Le prince, qui ne paraîtra qu’après sa mort, en 1532. Discours sur la première décade de Tite-Live, écrit en 1519, La mandragore, en 1520 et finalement L’art de la guerre, en 1521 lui permettront finalement de regagner les faveurs des Médicis et de revenir dans « sa patrie » pour y finir ses jours.

 

Résumé :

 

   Quatre grandes parties peuvent être distinguées dans cette œuvre s’inscrivant dans un genre littéraire classique qui consiste à donner des conseils aux princes tout en louant leur conduite vertueuse.

Les chapitres I à XI décrivent les typologies des différentes sortes de principautés, les moyens de les conquérir et de les conserver. C’est la fondation de la principauté qui, selon Machiavel, est le critère déterminant du type de régime ; la question de la légitimité du régime est donc totalement accessoire. Les principautés acquises par la force ou la valeur personnelle sont les plus remarquables car elles illustrent la capacité du prince à se mettre au niveau des événements politiques et de l’imprévu.

Les chapitres XII à XIV sont pour l’auteur l’occasion de démontrer que la conservation du pouvoir ne peut se faire que par les armes, notamment dans le contexte historique d’une Italie morcelée et en lutte. Les bonnes armes et les bonnes lois constituent le fondement principal de l’Etat. Le peuple est cependant indispensable à l’efficacité de la politique guerrière du prince et c’est de la force du lien qui les unit que dépend la stabilité de l’Etat.

Machiavel révèle au grand jour la fausseté de la ressemblance entre son ouvrage et le genre littéraire auquel il est censé appartenir, le « miroir des princes », lors des chapitres XV à XXIII. Il rejette en effet l’idée selon laquelle le prince doit gouverner de manière vertueuse ; seul le pragmatisme permet de se maintenir au pouvoir. La grande qualité du prince est donc de savoir s’adapter aux circonstances ; il doit pour cela se cantonner à l’univers du paraître et montrer qu’il dispose des qualités pour exercer le pouvoir sans pour autant les avoir. Machiavel rompt ainsi avec la tradition aristotélicienne qui voyait la valeur dans la morale, l’éthique, le juste. Sans être immoral, le prince se doit d’être amoral, la morale devant s’effacer face à la violence et la tromperie si ces dernières sont, dans les circonstances du moment, plus aptes à assurer la stabilité de l’Etat. Il s’agit là de la vraie « vertu » que doit posséder le prince.

Les chapitres XXIV à XXVI sont pour l’auteur l’occasion de brosser son idéal d’unité italienne ; le prince doit chasser l’étranger et réaliser l’union des principautés afin de restaurer la République. Machiavel critique ainsi les princes italiens de l’époque, réfugiés dans leur histoire et impuissants à affronter le présent.

Critiques et actualité :

 

   A travers cet ouvrage, il est donné lieu de découvrir les conceptions de Machiavel sur le bien et le mal. Pour l’auteur, la lutte contre le mal peut passer par le mal qui peut ainsi devenir un instrument du bien. La pensée de Machiavel n’est cependant pas une apologie de la transgression des principes moraux qui doivent seulement être « suspendus » lorsque les circonstances l’exigent.

Le livre de Machiavel a fait l’objet de nombreuses interprétations divergentes : texte antimonarchique décrivant les dangers de confier le pouvoir à un seul homme pour Spinoza, ou offrant un corps de doctrine au régime nazi selon E. Bloch. Si cette variété d’interprétations n’est pas choquante, il n’en demeure pas moins que les comportements « machiavéliques » qui privilégient la fin aux moyens sont paradoxalement assez peu conformes à la philosophie machiavélienne, davantage fondée sur le pragmatisme. Voltaire écrira l’anti-Machiavel (1740).

 

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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