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Concentration : apprendre à se concentrer

6 février 2009

Non classé

Concentration : apprendre à se concentrer

Vendredi 6 Février 2009 20h30mn 45s



Comment apprendre à se concentrer ? Pourquoi la concentration est un exercice si difficile ? Finalement la concentration c’est comme le sommeil : ça se prépare. Voici quelques conseils à suivre pour améliorer sa concentration
L’exemple du sommeil



Pour dormir, nous devons nous préparer. Une fois dans le sommeil profond, nous ne nous rendons pas compte que nous nous sommes endormis. C’est au réveil que nous regardons nos montres et que nous nous disons : « Ah ! Je viens de dormir X temps ».
De même pour se concentrer, il faut se préparer. Lorsque nous sommes en pleine concentration, nous sommes conscients de rien à part la tâche sur laquelle nous travaillons. Une fois quelque chose nous perturbe, notre concentration est interrompue, nous découvrons alors que nous étions pris par ce que nous faisions. C’est comme ci nous venons de nous réveiller. Et comme pour le sommeil, nous n’avons pas forcément senti le temps passer.

Nous sommes incapables de définir à quel moment nous rentrons dans le sommeil profond. Tout ce que nous saisissons, c’est le moment où nous nous sommes allongés pour dormir. Une fois endormi, personne ne peut être conscient de son état. Autrement dit, nous ne pouvons pas nous dire : « maintenant je suis profondément endormi ». C’est exactement la même chose avec la concentration. Nous ne sommes pas censés savoir à quel moment nous sommes rentrés dans la concentration. C’est qu’après avoir arrêté de nous concentrer que nous nous rendons compte que nous étions absents par rapport à tout ce qui se passaient autour.

;;;;;• Comment rentrer en concentration totale

Nous allons continuer avec la même analogie du sommeil. Pour se concentrer, comme pour dormir, il y a trois phases : la préparation, la concentration et le maintien.

;;;;;• La préparation

Je ne vais pas vous donner des astuces pour ne pas limiter vos choix. Mais je vais plutôt illustrer le principe de base. Une fois saisi, chacun va avoir ses propres astuces.

Pour dormir, chacun à sa façon de se préparer. Certains sont incapables de dormir en dehors de leur chambre à coucher.

D’autres, ont besoin impérativement de leur pyjama. Pour la majorité, se brosser les dents et éteindre la lumière facilite l’accès au sommeil. Au contraire, d’autres ont besoin d’un peu de lumière pour y arriver. Certains sont capables de dormir avec leur Jean en plein milieu d’une fête alors que d’autres ont besoin d’avoir un silence total. En résumé, le point commun entre nous tous, est que nous avons pu développer des habitudes qui nous aident à dormir. Nous les avons développées avec le temps selon nos affinités et nos contraintes.

;;;;;• Nous ne pouvons pas nous concentrer à n’importe quel moment

Appliquez maintenant ce même principe à la concentration. Nous devons prendre conscience que nous ne pouvons pas nous concentrer à n’importe quel moment par simple demande. Je veux me concentrer ne veut pas dire que je peux le faire de suite. C’est comme si je vous surprends en vous demandant de dormir sur place ! Vous allez peut être me dire que vous avez besoin de rentrer chez vous, de baisser les rideaux et de créer votre ambiance habituelle pour être certain de pouvoir dormir. Quels sont donc votre ambiance et votre rituel qui favoriseront votre concentration ?

Au lycée, je ne révisais qu’à ma chambre. Pour me concentrer, je rangeais le bureau, je me lavais les mains et j’éteignais les lumières en laissant une petite lampe. J’avais du mal à me concentrer avec la lumière du jour ou le bruit du quartier. A l’université, c’est plutôt à la bibliothèque que j’arrivais à mieux me concentrer. J’avais un endroit où je préférais travailler seul ; j’adorais les coins cachés. Aujourd’hui, c’est dans mon bureau et dans ma chambre que je me concentre. Il me faut prendre une douche, une bouteille d’eau et un bureau rangé pour que je me lance. C’est difficile de passer d’un rituel à l’autre mais c’est à nous de nous adapter à chaque nouveau contexte.

Une fois je sais qu’est ce qui peut me faciliter la concentration, je ne vais plus me blâmer par ce que je n’arrive pas à me concentrer dans certains endroits ou sous quelques conditions. Je m’organise de sorte à faire le travail qui demande le plus de concentration dans les endroits appropriés. Ceci dit, je peux toujours me concentrer dans le train par exemple si je ne suis pas trop épuisé ou dans certains cafés que je trouve agréables.

Pour savoir quelle est votre ambiance de concentration, commencez par analyser les moments où vous avez pu avoir une bonne concentration auparavant. Qu’est ce qu’il y avait comme ambiance, luminosité, décor, etc. ? Comment étiez-vous ? Qu’est ce qui vous a encouragé à vous concentrer ? Comment étiez-vous habillé ? Et encore une fois, comme à chacun ses besoins pour dormir : pyjama, lumière, silence, musique…, à chacun ses besoins pour se concentrer : calme, bureau, bruit, fauteuil, chaleur …

Maintenant que vous savez comment vous préparer pour vous concentrer. Concrètement, comment rentrer en concentration ?

Dossier : Fayssal Hafid

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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2 Réponses à “Concentration : apprendre à se concentrer”

  1. Stéphanie Dit :

    Bonjour,
    Je suis une étudiante universitaire et je suis en train de faire une étude sur l’influence de l’intensité de la lumière sur la concentration chez l’espèce humaine (c’est-à-dire qu’avec quelle intensité de lumière est-ce que l’on peut se concentrer le mieux) et je voudrais savoir s’il existe des documents sur le sujet.
    Merci

  2. aliamostefaoui Dit :

    Antiquité [modifier]
    Aristote (Les Politiques, Livre VII, chap. VII), Poseidonios d’Apamée et Hippocrate ont relevé l’influence des éléments climatiques sur les comportements humains[1].

    Bonjour
    j’espere que j’ai repondu a votre question

    XIVe siècle [modifier]
    Ibn Khaldoun, dans la première section « Sur la civilisation en général » des Muqaddima (ou Prolégomènes de l’histoire universelle), écrites en 1377, consacre son troisième discours préliminaire entre autres à l’influence exercée par l’atmosphère sur le teint des hommes et sur leur état en général en plus de dédier le quatrième à l’influence exercée par l’air sur le caractère des êtres humains.

    XVIe siècle [modifier]
    Dans un chapitre intitulé « Du reiglement qu’il faut tenir pour accommoder la forme de Republique à la diversité des hommes, et le moyen de cognoistre le naturel des peuples » au sein de ses Six Livres de la République (publiés à Paris en 1576), Jean Bodin mentionne l’influence du climat sur la vigueur des habitants (livre V, chap. I).

    XVIIe siècle [modifier]
    Nicolas Boileau, Fénelon, Jean de La Bruyère admettent la théorie des climats[1].

    « Des siècles, des pays, étudiez les moeurs
    Les climats font souvent les diverses humeurs »
    — Nicolas Boileau, Art poétique, III, v. 113-114

    XVIIIe siècle [modifier]
    Henri de Boulainvilliers discute de la théorie des climats dans ses ouvrages astrologiques[1].

    Du point de vue de l’esthétique, les Réflexions critiques sur la poésie et sur la peinture de l’abbé Jean-Baptiste Dubos, publiées à Paris en 1719, soutiennent que certains peuples, nominalement les Français, les Grecs et les Italiens, démontrent un meilleur goût, produisent un plus grand nombre d’artistes dont les créations sont de qualité supérieure. Bien que l’ouvrage pourrait s’avérer un prolongement tardif de la querelle des Anciens et des Modernes, il fait montre d’un penchant pour la théorie des climats.

    En médecine, en Angleterre principalement, les propriétés de l’air sont mises en corrélation avec la propagation des épidémies. À cet effet, l’Écossais John Arbuthnot, proche d’Alexander Pope et de Jonathan Swift, publie à Londres en 1733 An Essay Concerning the Effects of Air on Human Bodies (Essai des effets de l’air sur le corps humain).

    L’abbé François Ignace d’Espiard de La Borde publie à Bruxelles en 1743 ses Essais sur le génie et le caractère des nations, réimprimés sous le titre L’Esprit des nations, où il postule que « Le climat est, de toutes les causes, la plus universelle, la plus puissante »[2]. Cette affirmation s’inscrit dans le débat sur les origines de l’homme (monogénisme ou polygénisme) et sur l’opposition entre la civilisation et l’état sauvage.

    Montesquieu [modifier]
    Montesquieu dote la théorie des climats d’une force retentissante en l’appliquant au seul domaine politique. Il l’esquisse d’abord dans les Lettres persanes, puis lui donne une place considérable dans De l’esprit des lois :

    « Ce sont les différents besoins dans les différents climats, qui ont formé les différentes manières de vivre ; et ces différentes manières de vivre ont formé les diverses sortes de lois »
    — Montesquieu, L’Esprit des lois, 3e partie, Livre XIV, chap. X.

    Ainsi, la théorie des climats permet de résoudre le problème à la base de l’anthropologie : comment rendre compte de la diversité culturelle tout en maintenant l’unicité humaine. Elle offre une solution rationnelle à l’apparemment chaotique distribution des caractéristiques politico-sociales à travers les peuples, dont les mœurs et coutumes sont relevées et présentées par et pour les Européens dans les abondants récits de voyage[1].

    « la notion d’un déterminisme géographique s’accorde avec deux tendances majeures de la philosophie des Lumières : d’une part, elle fournit au « spinozisme » latent ou avoué de l’époque un contenu concret et l’esquisse d’une confirmation expérimentale; d’autre part, en supposant les hommes individuellement ou collectivement passifs à l’action du milieu naturel, elle rejoint l’hypothèse sensualiste, et surtout l’interprétation matérialiste qu’en donnent fréquemment les disciples français de Locke »
    — Jean Ehrard, L’idée de nature en France dans la première moitié du XVIIIe siècle, Albin Michel, coll. « Bibliothèque de « L’Évolution de l’humanité » », Paris, 1994, p. 691

    Il affirme que certains climats sont supérieurs à d’autres, le climat tempéré de France étant l’idéal. Il soutient que les peuples vivant dans les pays chauds ont tendance à s’énerver alors que ceux dans les pays du nord sont rigides. Montesquieu fut là influencé par La Germanie de Tacite, un de ses auteurs favoris.

    Montesquieu a été influencé par les thèses médicales contemporaines, puisqu’il ouvre son exposition des rapports des lois avec le climat par une explication physiologique des effets du froid et du chaud sur les activités humaines, tout à fait banale pour l’époque :

    « On ne sauroit contester l’influence du climat sur le physique des passions, des goûts, des mœurs. Les plus anciens medecins avoient observé cette influence ; & les considérations de cette classe sont des objets si familiers aux Medecins, que-si l’auteur de l’esprit des lois avoit pû supposer que leur doctrine sur cette matiere fût assez répandue, il auroit pû se contenter d’assûrer que les lois, les usages, le genre de gouvernement de chaque peuple, avoient un rapport nécessaire avec ses passions, ses goûts, ses mœurs, sans se donner la peine de déterminer le rapport de ces passions, de ces goûts, de ces mœurs, avec sa constitution corporelle dominante, & l’influence du climat. Les lumieres supérieures de l’auteur l’ont pourtant sauvé de l’écueil presque inévitable, pour les talens même les plus distingués qui s’exercent sur des sujets qui leur sont étrangers. La partie médicinale des observations de l’auteur de ce livre sur les climats, mérite l’éloge des Medecins. Voyez le XIV. livre de l’esprit des lois. »
    — « Climat, (Med) », Encyclopédie, vol. III, p. 534.

    Références littéraires [modifier]
    À la fin du XVIIIe siècle et au début du XIXe siècle, les références à la théorie des climats pullulent dans les oeuvres littéraires. Le corrupteur, Gaudet, dans Le Paysan perverti (1775) de Nicolas Edme Restif de La Bretonne, y prend son appui pour relativiser la chasteté[3]. Lord Byron ironise dans son Don Juan (1819) :

    «

    ‘T is a sad thing, I cannot choose but say,
    And all the fault of that indecent sun,
    Who cannot leave alone our helpless clay,
    But will keep baking, broiling, burning on,
    That howsoever people fast and pray,
    The flesh is frail, and so the soul undone:
    What men call gallantry, and gods adultery,
    Is much more common where the climate’s sultry.

    Happy the nations of the moral North!
    Where all is virtue, and the winter season
    Sends sin, without a rag on, shivering forth

    »
    — Chant I, strophes 63-64
    « C’est fâcheux, je l’avoue; la faute en est à ce soleil indécent qui ne peut laisser en repos notre argile chétive, mais qui la chauffe, la cuit, la brûle, si bien que, nonobstant jeûnes et prières, la chair est fragile et l’âme se perd : ce que les hommes appellent galanterie, et les dieux adultère, est beaucoup plus commun dans les pays chauds.

    Heureux les peuples du moral septentrion, où tout est vertu, où l’hiver envoie le péché grelotter tout nu »

    Notes [modifier]
    ↑ a  b  c  d  Nicole Hafid-Martin, « Évolution et critique de la théorie des climats à travers le XVIIIe siècle en France : Du déterminisme géographique à la liberté politique [archive] » sur Sito Web Italiano per la Filosofia, 2001. Consulté le 25 juillet 2008
    ↑ François Ignace d’Espiard de La Borde, Essais sur le génie et le caractère des nations, Bruxelles, 1743, partie III, p. 5
    ↑ Nicolas Edme Restif de La Bretonne, Le Paysan perverti : ou Les dangers de la ville, histoire récente mise à jour d’après les véritables lettres des personnages [archive], Amsterdam, p. 84-93
    Le passage précis sur la chasteté n’apparaît pas dans cette édition. Il faut se référer au texte de 1782.

    Ressources [modifier]
    Roger Mercier, « La théorie des climats des Réflexions critiques à L’Esprit des lois », dans Revue d’histoire littéraire de la France, vol. 58, janvier – mars 1953, p. 17-37
    Roger Mercier, « La théorie des climats des Réflexions critiques à L’Esprit des lois », dans Revue d’histoire littéraire de la France, vol. 58, avril – juin 1953, p. 159-175

    XVIIIe siècle [modifier]
    Henri de Boulainvilliers discute de la théorie des climats dans ses ouvrages astrologiques[1].

    Du point de vue de l’esthétique, les Réflexions critiques sur la poésie et sur la peinture de l’abbé Jean-Baptiste Dubos, publiées à Paris en 1719, soutiennent que certains peuples, nominalement les Français, les Grecs et les Italiens, démontrent un meilleur goût, produisent un plus grand nombre d’artistes dont les créations sont de qualité supérieure. Bien que l’ouvrage pourrait s’avérer un prolongement tardif de la querelle des Anciens et des Modernes, il fait montre d’un penchant pour la théorie des climats.

    En médecine, en Angleterre principalement, les propriétés de l’air sont mises en corrélation avec la propagation des épidémies. À cet effet, l’Écossais John Arbuthnot, proche d’Alexander Pope et de Jonathan Swift, publie à Londres en 1733 An Essay Concerning the Effects of Air on Human Bodies (Essai des effets de l’air sur le corps humain).

    L’abbé François Ignace d’Espiard de La Borde publie à Bruxelles en 1743 ses Essais sur le génie et le caractère des nations, réimprimés sous le titre L’Esprit des nations, où il postule que « Le climat est, de toutes les causes, la plus universelle, la plus puissante »[2]. Cette affirmation s’inscrit dans le débat sur les origines de l’homme (monogénisme ou polygénisme) et sur l’opposition entre la civilisation et l’état sauvage.

    Montesquieu [modifier]
    Montesquieu dote la théorie des climats d’une force retentissante en l’appliquant au seul domaine politique. Il l’esquisse d’abord dans les Lettres persanes, puis lui donne une place considérable dans De l’esprit des lois :

    « Ce sont les différents besoins dans les différents climats, qui ont formé les différentes manières de vivre ; et ces différentes manières de vivre ont formé les diverses sortes de lois »
    — Montesquieu, L’Esprit des lois, 3e partie, Livre XIV, chap. X.

    Ainsi, la théorie des climats permet de résoudre le problème à la base de l’anthropologie : comment rendre compte de la diversité culturelle tout en maintenant l’unicité humaine. Elle offre une solution rationnelle à l’apparemment chaotique distribution des caractéristiques politico-sociales à travers les peuples, dont les mœurs et coutumes sont relevées et présentées par et pour les Européens dans les abondants récits de voyage[1].

    « la notion d’un déterminisme géographique s’accorde avec deux tendances majeures de la philosophie des Lumières : d’une part, elle fournit au « spinozisme » latent ou avoué de l’époque un contenu concret et l’esquisse d’une confirmation expérimentale; d’autre part, en supposant les hommes individuellement ou collectivement passifs à l’action du milieu naturel, elle rejoint l’hypothèse sensualiste, et surtout l’interprétation matérialiste qu’en donnent fréquemment les disciples français de Locke »
    — Jean Ehrard, L’idée de nature en France dans la première moitié du XVIIIe siècle, Albin Michel, coll. « Bibliothèque de « L’Évolution de l’humanité » », Paris, 1994, p. 691

    Il affirme que certains climats sont supérieurs à d’autres, le climat tempéré de France étant l’idéal. Il soutient que les peuples vivant dans les pays chauds ont tendance à s’énerver alors que ceux dans les pays du nord sont rigides. Montesquieu fut là influencé par La Germanie de Tacite, un de ses auteurs favoris.

    Montesquieu a été influencé par les thèses médicales contemporaines, puisqu’il ouvre son exposition des rapports des lois avec le climat par une explication physiologique des effets du froid et du chaud sur les activités humaines, tout à fait banale pour l’époque :

    « On ne sauroit contester l’influence du climat sur le physique des passions, des goûts, des mœurs. Les plus anciens medecins avoient observé cette influence ; & les considérations de cette classe sont des objets si familiers aux Medecins, que-si l’auteur de l’esprit des lois avoit pû supposer que leur doctrine sur cette matiere fût assez répandue, il auroit pû se contenter d’assûrer que les lois, les usages, le genre de gouvernement de chaque peuple, avoient un rapport nécessaire avec ses passions, ses goûts, ses mœurs, sans se donner la peine de déterminer le rapport de ces passions, de ces goûts, de ces mœurs, avec sa constitution corporelle dominante, & l’influence du climat. Les lumieres supérieures de l’auteur l’ont pourtant sauvé de l’écueil presque inévitable, pour les talens même les plus distingués qui s’exercent sur des sujets qui leur sont étrangers. La partie médicinale des observations de l’auteur de ce livre sur les climats, mérite l’éloge des Medecins. Voyez le XIV. livre de l’esprit des lois. »
    — « Climat, (Med) », Encyclopédie, vol. III, p. 534.

    Références littéraires [modifier]
    À la fin du XVIIIe siècle et au début du XIXe siècle, les références à la théorie des climats pullulent dans les oeuvres littéraires. Le corrupteur, Gaudet, dans Le Paysan perverti (1775) de Nicolas Edme Restif de La Bretonne, y prend son appui pour relativiser la chasteté[3]. Lord Byron ironise dans son Don Juan (1819) :

    «

    ‘T is a sad thing, I cannot choose but say,
    And all the fault of that indecent sun,
    Who cannot leave alone our helpless clay,
    But will keep baking, broiling, burning on,
    That howsoever people fast and pray,
    The flesh is frail, and so the soul undone:
    What men call gallantry, and gods adultery,
    Is much more common where the climate’s sultry.

    Happy the nations of the moral North!
    Where all is virtue, and the winter season
    Sends sin, without a rag on, shivering forth

    »
    — Chant I, strophes 63-64
    « C’est fâcheux, je l’avoue; la faute en est à ce soleil indécent qui ne peut laisser en repos notre argile chétive, mais qui la chauffe, la cuit, la brûle, si bien que, nonobstant jeûnes et prières, la chair est fragile et l’âme se perd : ce que les hommes appellent galanterie, et les dieux adultère, est beaucoup plus commun dans les pays chauds.

    Heureux les peuples du moral septentrion, où tout est vertu, où l’hiver envoie le péché grelotter tout nu »

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