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Mamoun 2

26 janvier 2009

LITTERATURE

      Texte :       MAMOUN

                 Lorsque Monsieur Rodomski et Mamoun montent en automobile, il est huit heures à l’horloge

du minaret de la  mosquée de la Place du Gouvernement.

                 Déjà la foule cosmopolite et bariolée grouille, des badauds circulent, des employés dévorent le journal, en marchant, d’autres  s’accoudent sur la balustrade au bas de laquelle serpentent les rampes allant aux quais, à la gare et aux pontons des bateaux, qui périodiquement, s’en vont couper les flots de l’onde azurée. Des arabes en burnous font planer leur paresse au-dessus des centres d’activité qui fourmillent en bas,à la marine ; d’autres autochtones se vautrent, sur le trottoir, en un farniente puisé dans l’apathie ancestrale. Des officiers de Marine plastronnent, des marins chantent à tue-tête des airs bretons. 

       Tous ces éléments hétérogènes quintuplent le cachet pittoresque de la ville d’Alger.

 De sinueuses  nuances bleuâtres alternent dans la mer.

                 Et en s’éloignant d’Alger, dans l’automobile qui va à toute allure, Mamoun a l’impression qu’il

         n’y  reviendra  plus.

                 L’automobile dépose Mamoun et Monsieur Rodomski au seuil même de la maison paternelle.

                 En apercevant l’ombre frêle de son fils, le Caïd Bouderbala est pris de remords, il ne croyait pas que son fils serait parvenu en peu de temps à cet état lamentable. Il réprime à peine ses pleurs, Monsieur Rodomski est introduit dans Bit Eddief (la chambre des invités), où un lit propret lui a été préparé.

                 Le Caïd Bouderbala, qui, en présence de Mamoun, s’était contenu pour ne pas pleurer, sanglote  maintenant, sans pouvoir se maîtriser. Il remercie avec difficulté Monsieur Rodomski d’avoir bien voulu  accompagner son fils.

                - Ne si pas moi, comment remerci toi, toi Bono bezzaf, el Bon Dio y ti donnera beaucoup lis enfants et  l’argent bezzaf.   

       Puis Bouderbala continue en ce langage sabir une longue tirade, qu’il termine ainsi :

               - Ji vouli mon fils fire l’homme, louf ranci , y’a na pas réussi, Mamoun choisir deux trig bossiss,  bon exemple comme li camarades bien tous aujourd’hui, des hommes valour, mauvais exemple, la honte comme il a fit.  Je si pas même si va mourir musulman ou non.Il a voulu  sombre, tant bire pour loui.

              - Tranquillisez-vous, Caïd, français il le fut de tout son cœur, de toute son âme, mais homme il le fut hélas !  très peu.          .

              Après avoir savouré les tranches d’un excellent méchoui… ce croustillant agneau rôti, arrosé de champagne et de vins fins, Monsieur Rodomski , les larmes aux yeux, prit congé de Mamoun et du vieux Caïd Bouderbala.

             Deux jours après son arrivée, Mamoun était à l’agonie. Son père s’approcha de lui et, après lui         avoir fait lever les deux index vers le ciel, il lui dit:

             - Mamoun,tout est fini, il s’agit d’être courageux et de mourir en bon musulman . Répète avec moi :

        «  Ech’Hadou en la ilaha illa ellah oua ech’hadou Enna Mohamed rassoul Ellah ».

            Mamoun prononça alors péniblement le Crédo de l’Islam

                           Quelques secondes s’écoulèrent et il ferma les yeux pour toujours.                                                       

 

 

 

 

 

 

 

Questionnaire :

 

 

 

       1 - La ville décrite dans le premier paragraphe possède un cachet particulier. lequel ?

 

 

       2 - Quels clichés utilise le narrateur à propos des autochtones ?

 

 

       3 - Quel type de société est décrit dans ce texte –justifiez votre réponse  par des exemples précis ?

 

 

      4 - Après avoir lu le début et la fin du roman, imaginez –en la trame (en 10 lignes maximum).

 

(n‘oubliez pas de mentionner les références du roman )

                 

Université Ibn-Khaldoun – Tiaret –

Faculté des Sciences humaines et sociales

Département des langues : Division de Français.

 

Epreuve de Moyenne Durée n° 01.

 

                                                           Module : Littérature et Société.


      Texte :       MAMOUN

 

 

                 Lorsque Monsieur Rodomski et Mamoun montent en automobile, il est huit heures à l’horloge

du minaret de la  mosquée de la Place du Gouvernement.

                 Déjà la foule cosmopolite et bariolée grouille, des badauds circulent, des employés dévorent le journal, en marchant, d’autres  s’accoudent sur la balustrade au bas de laquelle serpentent les rampes allant aux quais, à la gare et aux pontons des bateaux, qui périodiquement, s’en vont couper les flots de l’onde azurée. Des arabes en burnous font planer leur paresse au-dessus des centres d’activité qui fourmillent en bas,à la marine ; d’autres autochtones se vautrent, sur le trottoir, en un farniente puisé dans l’apathie ancestrale. Des officiers de Marine plastronnent, des marins chantent à tue-tête des airs bretons. 

       Tous ces éléments hétérogènes quintuplent le cachet pittoresque de la ville d’Alger.

 De sinueuses  nuances bleuâtres alternent dans la mer.

                 Et en s’éloignant d’Alger, dans l’automobile qui va à toute allure, Mamoun a l’impression qu’il

         n’y  reviendra  plus.

                 L’automobile dépose Mamoun et Monsieur Rodomski au seuil même de la maison paternelle.

                 En apercevant l’ombre frêle de son fils, le Caïd Bouderbala est pris de remords, il ne croyait pas que son fils serait parvenu en peu de temps à cet état lamentable. Il réprime à peine ses pleurs, Monsieur Rodomski est introduit dans Bit Eddief (la chambre des invités), où un lit propret lui a été préparé.

                 Le Caïd Bouderbala, qui, en présence de Mamoun, s’était contenu pour ne pas pleurer, sanglote  maintenant, sans pouvoir se maîtriser. Il remercie avec difficulté Monsieur Rodomski d’avoir bien voulu  accompagner son fils.

                - Ne si pas moi, comment remerci toi, toi Bono bezzaf, el Bon Dio y ti donnera beaucoup lis enfants et  l’argent bezzaf.   

       Puis Bouderbala continue en ce langage sabir une longue tirade, qu’il termine ainsi :

               - Ji vouli mon fils fire l’homme, louf ranci , y’a na pas réussi, Mamoun choisir deux trig bossiss,  bon exemple comme li camarades bien tous aujourd’hui, des hommes valour, mauvais exemple, la honte comme il a fit.  Je si pas même si va mourir musulman ou non.Il a voulu  sombre, tant bire pour loui.

              - Tranquillisez-vous, Caïd, français il le fut de tout son cœur, de toute son âme, mais homme il le fut hélas !  très peu.          .

              Après avoir savouré les tranches d’un excellent méchoui… ce croustillant agneau rôti, arrosé de champagne et de vins fins, Monsieur Rodomski , les larmes aux yeux, prit congé de Mamoun et du vieux Caïd Bouderbala.

             Deux jours après son arrivée, Mamoun était à l’agonie. Son père s’approcha de lui et, après lui         avoir fait lever les deux index vers le ciel, il lui dit:

             - Mamoun,tout est fini, il s’agit d’être courageux et de mourir en bon musulman . Répète avec moi :

        «  Ech’Hadou en la ilaha illa ellah oua ech’hadou Enna Mohamed rassoul Ellah ».

            Mamoun prononça alors péniblement le Crédo de l’Islam

                           Quelques secondes s’écoulèrent et il ferma les yeux pour toujours.                                                       

Questionnaire :

 

       1 - La ville décrite dans le premier paragraphe possède un cachet particulier. lequel ?

 

       2 - Quels clichés utilise le narrateur à propos des autochtones ?

 

       3 - Quel type de société est décrit dans ce texte –justifiez votre réponse  par des exemples précis ?

 

      4 - Après avoir lu le début et la fin du roman, imaginez –en la trame (en 10 lignes maximum).

 

(n‘oubliez pas de mentionner les références du roman )

                 

Université Ibn-Khaldoun – Tiaret –

Faculté des Sciences humaines et sociales

Département des langues : Division de Français.

 

Epreuve de Moyenne Durée n° 01.

 

                                                           Module : Littérature et Société.

Proposé par B.Ali

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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