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Abécédaire de la poèsie

17 janvier 2009

1.POESIE

L'abécédaire de la poésie

A

Alexandrin – Vers dodécasyllabique (de douze syllabes). Son nom lui vient d’un poème en vers de douze syllabes sur Alexandre le Grand datant du XIIème siècle. L’alexandrin classique est divisé en deux groupes de six syllabes : les hémistiches, séparées par une césure, les rimes masculines alternant obligatoirement avec les rimes féminines.

Acrostiche – pièce de vers composée de telle sorte que les premières lettres de chaque vers mises bout à bout forment un mot, un nom ou une expression. Si une série de lettres finales ou intermédiaires forme également une entité, on parle d’acrostiche double. L’usage de l’acrostiche est ancien. Il a souvent constitué une signature dissimulée, comme dans la fin du poème de François Villon, la Ballade pour prier Notre-Dame.

B

Ballade – Poème formé de trois strophes et d’un envoi composés sur les mêmes rimes. Le dernier vers de la première strophe est repris comme dernier vers des autres strophes ainsi que de l’envoi. 

C

Chiasme – Figure de construction utilisant deux procédés : la répétition et l’inversion. Il existe différentes sortes de chiasme : chiasme phonétique, chiasme rythmique, chiasme sémantique, chiasme grammatical (le plus usité).(exemple)

D

Décasyllabe – Vers de dix syllabes. Dès le XIIIème  siècle, il devient le grand vers lyrique. L’alexandrin le concurrence fortement au XVIème siècle et il ne retrouve la grande poésie qu’au XIXème  siècle. Sous sa forme classique, il est souvent césuré après la quatrième syllabe ; le rythme est alors 4 + 6 mais on peut aussi le rencontrer sous la forme 6 + 4. Le rythme 5 + 5 existe aussi.

Diérèse – Lorsque plusieurs voyelles se suivent dans un mot et forment ou non diphtongue, il est essentiel de savoir si elles forment une ou deux syllabes, car la régularité et la diction du poème en dépend.
La prononciation en deux syllabes de deux voyelles contiguës s’appelle diérèse ; la prononciation en une syllabe de deux voyelles contiguës s’appelle synérèse.
Cette distinction peut être justifiée par l’étymologie latine. Mais c’est ici le versificateur qui décide en dernière instance -non les règles de la prononciation et non l’étymologie.

E

Envoi – partie d’un poème dans laquelle l’auteur s’adresse aux personnes à qui le poème est dédié. Épigramme – (du grec épigramme – inscription) est une courte pièce généralement de quatre vers et dont le dernier, appelé la pointe, est destiné à égratigner ou à blesser l’amour-propre de l’adversaire. La plus célèbre est celle de Voltaire qui « assassina » le critique Fréron :
L’autre jour au fond d’un vallon
Un serpent piqua Jean Fréron.
Que pensez-vous qu’il arriva ?
Ce fut le serpent qui creva.

F

G

H

Hiatus – Choc de deux voyelles, l’une finale, l’autre initiale. Ce choc est surtout désagréable lorsqu’une voyelle se rencontre avec elle-même, comme dans « il alla à Amiens » ; on l’évite, pour cette raison, en poésie et même dans la prose. L’hiatus n’est formellement proscrit que depuis Malherbe; tous les poètes l’admettaient avant lui, et le plus souvent fort heureusement.

I

Iambe – Pied de vers composé composé d’une brève et d’une longue accentuée.

J

Jeu-parti – Genre médiéval. Dialogue strophique entre deux poètes.

K

Kyrielle – Une rime est dite kyrielle lorsqu’elle consiste dans la répétition d’un même vers à la fin de chaque couplet ou de chaque strophe.

L

M

Mètre – type de vers déterminé par le nombre de syllabes.

N

O

Octosyllabe – Vers de huit syllabes qui ne comporte pas obligatoirement de césure mais qui possède toujours une syllabe plus accentuée. C’est le vers le plus ancien de la poésie française.

P

Pantoum – Originaire de Malaisie, il fut cité par Victor Hugo dans les notes des Orientales, et a été en faveur chez les romantiques. Il est écrit en strophes de quatre vers. Deux thèmes y sont traités parallèlement, l’un dans les deux premiers vers, l’autre dans les deux derniers de chaque strophe. Les vers 2 et 4 de chaque strophe reviennent comme vers 1 et 3 de la suivante.

Poème à forme fixe – poèmes possédant une structure rigide et un nombre de vers imposé par la structure même de la forme poétique choisie.

Q

Quatrain – Strophe composée de quatre vers. On en trouve à rimes embrassées ou croisées.

R

Rime – Homophonie (répétition d’un son) entre deux ou plusieurs mots, à la fin des vers. Les 3 caractères des rimes sont : la disposition, le genre et la qualité.

Rondeau – Il existe différents types de rondeaux. Sous sa forme classique, le rondeau est un poème de treize vers composés sur deux rimes seulement et un refrain de deux vers au moins répété plusieurs fois (A), l’autre huit fois (B) ou vice versa.

Rondel – Il comprend trois couplets, dont le second et le troisième se terminent, en guise de refrain, par la répétition du premier ou des deux premiers vers de la pièce : le premier couplet compte toujours quatre vers, le second trois ou quatre, le troisième cinq ou six.

S

Scansion : Action de scander, c’est-à-dire de faire ressortir les syllabes d’un vers (le e final à la rime est muet ; un e final à l’intérieur d’un vers n’est muet que devant un son vocalique.

Sonnet – Poème de quatorze vers composé de deux quatrains et de deux tercets formant un sizain. Chaque quatrain forme un tout sur le plan de la rime comme du sens. Les deux tercets sont inséparables. Chacun comprend deux vers rimant ensemble ; ces deux vers sont embrassés avec un troisième vers rimant avec le premier et le troisième vers du tercet suivant (CCD).

T

Tautogramme – Phrase ou proposition ou vers dont tous les mots commencent par la même consonne.

Tercet – Strophe de trois vers.

V

Vers – assemblage de mots réunis à l’écrit sur une ligne et régis par certaines règles rythmiques.

Vers impair – comptent un nombre de syllabes impair – Ils sont utilisés afin de produire des effets exceptionnels ou par contraste ou recherche.

Z

Zeugme – nom masc. Procédé qui consiste, par souci du raccourci ou pour produire un effet comique, à omettre un terme déjà présent dans un membre de phrase, dont la répétition serait nécessaire au point de vue du sens et de la syntaxe mais que le lecteur pourra rétablir de lui-même. Figure par laquelle on associe deux ou plusieurs éléments qui ne sont pas sur le même plan syntaxique ou sémantique. On parle alors de zeugme syntaxique ou de zeugme sémantique.
ETYM.: du grec zeugma=  » lien ».
Le zeugme (ou zeugma) est souvent utilisé à des fins comiques, en faisant de telle sorte que le même mot se rapporte à des choses très différentes:
« J’avais la tête et les poches vides », « Il posa son chapeau et une question « .
Mais ce n’est pas toujours le cas. Ainsi quand Victor Hugo parle des veuves remuant la cendre de leur foyer et de leur cœur ou quand il écrit dans Booz endormi: « Vêtu de probité candide et de lin blanc.

 

 http://membres.lycos.fr/clo7/expression/abecedaire.htm

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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