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La révolte

2 janvier 2009

Fares El Ahlam

Vendredi 2 Janvier 2009 22h37mn 59s

Auteur     : fares el ahlam (IP: 41.201.66.103 , 41.201.66.103)
E-mail     : faridafares@yahoo.fr
LA REVOLTE

Vers une ville au loin d’émeute et de tocsin,
Où luisent les chars et les missiles,
En tout-à-coup de fou désir, s’en va mon coeur.



Les sourds tambours de tant de jours
De rage tue et de tempête,
Battent la charge dans les têtes.

Le cadran vieux d’un beffroi noir
Darde son disque au fond du soir,
Contre un ciel d’étoiles rouges.

Des glas de pas sont entendus
Et de grands feux de toits tordus
Echêvellent les capitales.Ceux qui ne peuvent plus avoir

D’espoir que dans leur désespoirSont descendus de leur silence.

Dites, quoi donc s’entend venir
Sur les chemins de l’avenir,
De si tranquillement terrible ?

La haine du monde est dans l’air
Et des poings pour saisir l’éclair
Sont tendus vers les nuées.

C’est l’heure où les hallucinés
Les gueux et les déracinés
Dressent leur orgueil dans la vie.

C’est l’heure – et c’est là-bas que sonne le tocsin ;
Des crosses de fusils battent ma porte ;
Tuer, être tué! – Qu’importe!

C’est l’heure.

 Par Thierry Maricourt*

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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2 Réponses à “La révolte”

  1. kadda Dit :

    palestine dans nos coeurs
    Terre sainte que tu es
    Le mot banal qui est tuer
    Ton sol plein de sang
    Le mal reside dans nos rang
    Compatir n’est en vain,suffisant
    Aux pleurs des femmes et des enfants
    Leurs souffrances et soucis sont énormes
    Sur lesquels vibreront les sentiments de tous les hommes
    Oh dieu nous vous implorons d’ailleur
    pour nos fréres un sort meilleur
    Au sionistes tous les malheurs
    Aux paléstiniens que du bonheur
    Et Gaza sera embellie que de fleurs
    Leurs martyres seront au paradis avec les honneurs

  2. tonamie Dit :

    (Recueil : Les villages illusoires)
    Un Soir

    Vers une ville au loin d’émeute et de tocsin,
    Où luit le couteau nu des guillotines,
    En tout à coup de fou désir, s’en va mon coeur.

    Les sourds tambours de tant de jours
    De rage tue et de tempête,
    Battent la charge dans les têtes.

    Le cadran vieux d’un beffroi noir
    Darde son disque au fond du soir,
    Contre un ciel d’étoiles rouges.

    Des glas de pas sont entendus
    Et de grands feux de toits tordus
    Echevèlent les capitales.

    Ceux qui ne peuvent plus avoir
    D’espoir que dans leur désespoir
    Sont descendus de leur silence.

    Dites, quoi donc s’entend venir
    Sur les chemins de l’avenir,
    De si tranquillement terrible ?

    La haine du monde est dans l’air
    Et des poings pour saisir l’éclair
    Sont tendus vers les nuées.

    C’est l’heure où les hallucinés
    Les gueux et les déracinés
    Dressent leur orgueil dans la vie.

    C’est l’heure – et c’est là-bas que sonne le tocsin ;
    Des crosses de fusils battent ma porte ;
    Tuer, être tué! – qu’importe!

    UN SOIR

    Sur des marais de gangrène et de fiel
    Des coeurs d’astres troués saignent du fond du ciel.

    Horizon noir et grand bois noir
    Et nuages de désespoir
    Qui circulent en longs voyages
    Du Nord au Sud de ces parages.

    Pays de toits baissés et de chaumes marins
    Où sont allés mes yeux en pèlerins,
    Mes yeux vaincus, mes yeux sans glaives,
    Comme escortes, devant leurs rêves.

    Pays de plomb – et longs égouts
    Et lavasses d’arrière-goûts
    Et chante-pleure de nausées,
    Sur des cadavres de pensées.

    Pays de mémoire chue en de la vase,
    Où de la haine se transvase,
    Pays de la carie et de la lèpre,
    Où c’est la mort qui sonne à vêpre;

    Où c’est la mort qui sonne à mort,
    Obscurément, du fond d’un port,
    Au bas d’un clocher qui s’exhume
    Comme un grand mort parmi la brume;

    Où c’est mon coeur qui saigne aussi,
    Mon coeur morne, mon coeur transi,
    Mon coeur de gangrène et de fiel,
    Astre cassé, au fond du ciel.

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