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Djaffar Benmesbah

6 septembre 2008

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Djaffar Benmesbah

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Djaffar Benmesbah est artiste-peintre et journaliste kabyle. Ses parents sont de Ouacifs (Grande Kabylie). Il est l’auteur de plusieurs nouvelles et d’un livre sur l’affaire Matoub Lounes intitulé Assassinat de Matoub, vérités, anathèmes et dérives. Journaliste à Alger républicain puis rédacteur en chef de l’Indépendant. Il avait collaboré auparavant aux journaux Algérie-Actualité, Horizons, et plus tard, à La Tribune, L’Hebdo-Libéré, L’Opinion et Le Quotidien d’Algérie.

Biographie

Il est né en 1959 à Sougueur wilaya de Tiaret , d’un père instituteur (à l’école de Meguisba) qui avait refusé l’offre du FLN de diriger la commune de Sougueur (Tiaret) au lendemain de l’indépendance. Le père, devenu tailleur à la Casbah, s’installera avec sa famille à la rue Tanger en plein centre d‘Alger.

Après le lycée El Idrissy, Djaffar Benmesbah est admis sur concours à l’école des Beaux-Arts d’Alger. Il s’inscrit à l’école des Beaux-Arts de Madrid en 1979 sans pouvoir y étudier, il sera emprisonné pendant deux mois au centre pénitencier de Jovenes, près de Madrid après avoir participé à une manifestation d’anarchistes. Il est renvoyé en Algérie en février 1980.

En 1980, il prend conscience de la dimension berbère. Arrêté pour distribution de tracts, il passera deux jours dans les cachots du commissariat central d’Alger. Il sera appelé sous les drapeaux sur ordre de mise en route. En mai 1981, en permission, il est arrêté à la fac centrale d’Alger avec d’autres militants berbéristes. Détenu pendant trois jours dans les locaux de la gendarmerie Ali Khodja de Bab Djedid, (Alger), il sera muté dans l’extrême sud par mesure disciplinaire.

En 1982, il rejoint le groupe Dedza, troupe de théâtre appuyée par Kateb Yacine. Il est décorateur à la Société des Galeries algérienne.

Responsable du centre culturel Théâtre et Culture d’Alger (ancien Théâtre les trois baudets) à partir de mars 1983, il permettra l’émergence de tous les groupes contestataires en particulier, le groupe Debza, la troupe Amzal de H’mida Ayachi et le groupe Tarwa. La même année, il crée avec le collectif Imedyazen de l’université de Bab Ezzouar, avec Samir Bouakouir (plus tard membre de l’exécutif du FFS) et quelques militants du Pags (Parti communiste) la première troupe de théâtre d’expression berbère. Les divergences au sein de la troupe et l’animosité du Pags envers la culture berbère démettront l’initiative.

Animateur de la journée de l’étudiant, à la coupole du stade olympique de Cherraga, sous l’égide de l’UNJA,en mai 1983, il programme uniquement les troupes kabyles ainsi que le groupe Ideflawen déclaré interdit de scène. Il est renvoyé du Théâtre et Culture d’Alger pour activités subversives.

La veille du 1er novembre 1983, à la salle ONAMO, il participe à la fois en tant que peintre et poète à une manifestation culturelle inimitée par les groupes de l’opposition à laquelle étaient conviés, le colonel Ouamran (adjoint de Krim Belkacem), Ali Zamoum (rédacteur de la déclaration de 1er novembre), l’écrivain Kateb Yacine, le peintre Issiakhem, la troupe DEBZA, les chanteurs Ferhat, Menad et Tagrawla, les poètes Mohamed Benhanafi, Benmohamed, Dawia, Abderahmane Lounès et Hadjira Ould Bachir.

En septembre 1984, il signe une pièce de théâtre, Mon fils, interprétée au centre culturel d’Alger par le comédien Aziz Boukerrouni dans laquelle est posée la question identitaire et la condition de la femme. La pièce sera interdite suite à un rapport du directeur de centre, Makhlouf Boukrouh (ce dernier sera promu pour ses activités anti-berbéristes, directeur du Théâtre national). Aït Abderahim, le Wali d’Alger lui interdit l’accès à tous les centres culturels de la wilaya d’Alger.

Les membres fondateurs de la ligue des droits de l’homme arrêtés, il s’investit dans la rédaction de pétitions en faveurs des détenus.

En décembre 1985, alors que se déroulait le procès des fondateurs de ligue des droits de l’homme, il est arrêté et isolé dans une cellule du sinistre commissariat « Cavaignac » pendant 8 jours.

Il organise en septembre 1988 le premier comité des quartiers populaires d’Alger.

Arrêté le 4 octobre 1988, la veille du déclenchement des émeutes qui ont ébranlé le pouvoir algérien, il est relâché le lendemain et sommé de ne pas quitter son quartier.

En février 1989, Saïd Sadi le charge de préparer les militants démocrates d’Alger aux assises du MCB (mouvement culturel berbère). Les assises du MCB auront lieu le 8 et 9 février 1989 et donneront naissance au RCD (Rassemblement pour la culture et la démocratie, parti laïc). Djaffar Benmesbah y figurera en tant que membre du conseil national.

Il retrouve son indépendance politique, refusant de se mêler à l’arrêt du processus électoral et de participer à la création du CNSA (comité national pour la sauvegarde de l’Algérie). Il sera par contre parmi les premiers signataires de « l’appel à la résistance ».

Invité par le parti l’UDL (union pour la démocratie et les libertés) à siéger en son nom au CNT, conseil national de transition,(assemblée cooptée) il refuse.

En 1995, Djaffar Benmesbah et sa femme échappent à un attentat terroriste.

Il dénonce la fraude et la complicité de la commission nationale de la surveillance des élections législative dont il était membre. Appelé en 1996 à participer aux commissions mixtes initiées par le président Liamine Zéroual, il est membre de la commission chargée de la rédaction de la constitution. Il défend corps et âme l’officialisation de la langue Tamazight.

Il se lance en 2000 dans la réalisation d’un long métrage cinématographique sur le mouvement berbère depuis Massinissa. Les luttes intestines entre politiques kabyles et les défauts de financements auront raison de son projet après 4 mois de tournage.

En 2001, le professeur Mohand Issad l’invite à participer à la commission chargée de faire la lumière sur les événements de Kabylie. Il sera l’un des rares enquêteurs dans la région et participera à la rédaction du rapport de la commission. C’est d’ailleurs lui qui l’avait rendu public alors que le Président Bouteflika le voulait secret.

En mai 2002, il est séquestré chez lui et torturé par des éléments du DRS.

En 2004, il s’exile en France, où il vit actuellement en qualité de réfugié politique.

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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